Cérémonie du 14 juillet en Tunisie : Appel au boycott

Polémique du moment en Tunisie : le boycott de la cérémonie du 14 juillet organisée par l’ambassade de France et l’organisation d’un rassemblement de protestation. C’est la déclaration de François Hollande sur le conflit israélo-palestinien, très mal reçue en Tunisie, qui a déclenchée ce mouvement.

Depuis quelques jours en Tunisie il y a eu de nombreuses réactions suite à la déclaration peu appréciée de François Hollande quant au conflit israélo-palestinien. Un appel au boycott de la cérémonie du 14 juillet a même été lancé par un journaliste ainsi qu’un appel à l’organisation d’un rassemblement en signe de protestation.

Différents politiciens, partis politiques et organisations tunisiennes ont donc décidé de boycotter la cérémonie.

Sur les réseaux sociaux les citoyens ont également manifesté leur indignation suite à la prise de position de François Hollande et déclarent boycotter la cérémonie :

Alors que d’autres relèvent le manque de logique de certaines déclarations, comme Zeineb Turki, membre du bureau politique à ‎Al Joumhouri :

Ouverture d’un centre culturel de montagne à Kasserine

Depuis des mois la région de Kasserine est victime de mauvaise presse du fait des nombreux événements qualifiés de terroristes, qui y ont eu lieu. A l’opposé du mouvement l’artiste Sadika Keskes, a inauguré à la fin du mois de mai, l’ouverture d’un centre culturel dans le mont Semama. Parce que « la société ne peut pas évoluer sans culture. »

Sadika Keskes accueille les invités. Crédit image : Sana Sbouai

Pour arriver au centre culturel de Montagne, il faut grimper un peu. Il faut quitter la route principale et s’embarquer sur une petite piste, rouler un petit moment en dehors des sentiers battus. Et ça tombe bien parce que prendre de l’altitude permet de mieux réfléchir. Ce soir de la fin du mois de juin, des habitants de la région et d’ailleurs se sont retrouvés, sous l’égide de l’artiste Sadika Keskes, pour inaugurer le premier centre culturel de montagne de Tunisie.

Sadika Keskes, artiste tunisienne, qui travaille à promouvoir l’artisanat tunisien présente le projet : « C’est une région très vivante et qui veut avancer. Le centre culturel se trouve dans une zone rurale. Or c’est une région où la population est dispersée. Ce lieu va permettre aux habitants de la région de se réunir. Ici il y aura une bibliothèque, des résidence d’artistes, il y a de l’espace pour organiser des clubs pour les enfants, pour les jeunes... »

Crédit image : Sana Sbouai

Ce soir là, en plus de rassembler les habitants de la région, des Tunisiens sont venus de partout : «  Il y a un lien qui a été crée entre les gens avec des personnes qui sont venues de Nefta, de Dwiret, de Tunis et d’ailleurs… La dictature a crée une réelle séparation entre les gens et il y a eu beaucoup de régionalisme. Aujourd’hui il y a un volet de liberté qui s’est ouvert et il faut en profiter. Il faut rapprocher les habitants. »

Sur la scène, installée au milieu de la cours du centre culturel, des musiciens ont joué quelques morceaux, des breakdanceurs, venus de Sidi Bouzid, se sont adonnés à un battle, des tableaux et des photos étaient accrochés aux murs et aux branches des arbres et les discussions sont allées bon train.

Sana Sbouai

Cinevog : « C’est ici qu’il faut intervenir sur le plan artistique. »

Moncef Dhouib, acteur, scénariste, réalisateur et producteur tunisien, inaugurait dimanche 22 juin, l’espace Cinevog, une salle de cinéma et café théâtre, au coeur du Kram, une ville populaire de la banlieue de Tunis.

Crédit image : Lilia Blaise

Tawa fi Tunis : Comment est née l’idée de cet espace ?
Moncef Dhouib : A 60 ans j’ai décidé d’avoir un théâtre. Je travaille dans le théâtre comme dans le cinéma. Je cherchais une salle pour les répétitions et une salle pour faire des projections. Il y en avait 120 en Tunisie à l’indépendance, il n’y en a plus que 12 dans le pays aujourd’hui. J’ai commencé à chercher et je suis tombé sur cette salle, fermée depuis longtemps. Au départ je voulais simplement répéter. Puis je me suis rendu compte de tout l’espace disponible. J’ai gardé le nom historique de cette salle, Cinevog, une salle montée en 1948 par une famille d’italiens, qui sont ensuite partis.

Tawa fi Tunis : Qu’allez-vous faire dans cette salle ?
Moncef Dhouib : Nous allons, tout d’abord, en faire un théâtre de quartier, de proximité. Le lieu sera aussi une salle de cinéma. Mais surtout, le plus important : ce sera un lieu de formation, pour les jeunes du quartier et du Kram.

Tawa fi Tunis : Le projet a-t-il était facile à mettre en place ?
Moncef Dhouib : Je devais lancer un chantier de 6 mois. Il a durée deux ans. Il y a un abandon de la culture et de l’art par le gouvernement. Les chiffres le montrent. De 120 salles nous sommes passés à 12 salles et jamais un seul mètre carré d’espace artistique n’a été construit pour le théâtre ou le cinéma. Pourtant on a construit de nouvelles villes. Ce n’est pas une négligence. La culture doit les déranger. Ce n’est pas leur truc apparemment !

Tawa fi Tunis : Avez-vous encore beaucoup de travaux à faire ?
Moncef Dhouib : Nous allons garder un style de maison assez brut. Nous ne voulons pas d’un théâtre de luxe. Nous ne voulons pas d’un endroit rebutant. Nous voulons un endroit pour les gens comme ils sont, comme ils se présentent. Il nous reste à installer les fauteuils, mais pour cette journée je voulais un espace ouvert et non pas installé.

Tawa fi Tunis : Etes-vous arrivé au Kram par hasard ou cherchiez vous un endroit populaire pour vous installer ?
Moncef Dhouib : Je voulais une salle de quartier et je ne voulais pas être au centre ville. Je voulais faire de la formation pour les gens qui n’ont pas d’autre chance, car je pense qu’à travers les métiers de l’art il y a un salut possible. Et le quartier convient parfaitement. Nous sommes au carrefour de quartiers huppés et de quartiers populaires. C’est ici qu’il faut intervenir sur le plan artistique.

Propos recueillis par Sana Sbouai

Résultats du Bac : Environ 36 % de réussite en première session

Ce matin on pouvait voir dans les rues des attroupements de jeunes lycéens un peu partout. Une effervescence dûe à la publication des résultats du baccalauréat.

Crédit image : Leaders.tn

Ce matin on pouvait voir dans les rues des jeunes gens se sautant dans les bras et se félicitant. Pourtant les résultats du Bac sont assez moyens. Sur plus de 137 000 candidats cette année, le ministère de l’Education a indiqué que seul 36,53% avaient obtenu leur diplôme en session principale. Prés de 40% des candidats devront repasser en session de contrôle d’ici quelques jours. Et donc plus de 20% ont échoué.

L’année dernière en session principale plus de 39% des candidats avaient obtenus leur diplôme.

Note positive : le ministère a également publié la liste des lauréats des différentes sections. Et la meilleure moyenne obtenue est de 19,76 en section Math.

Hier la Banque Européenne d’Investissement annoncé investir prés de 170 000 000 d’euros dans deux partenariats dont l’un concerne la modernisation des établissements scolaires publics sur l’ensemble du territoire et la construction de prés d’uen soixantaine d’établissements.

Une nécessite quand on sait que dans le secteur public les classes sont surchargées et que les infrastructures sont en mauvaise état. Une étude est d’ailleurs menée en Tunisie sur l’accès à l’eau dans les écoles.

Sana Sbai

Crisis Group : L’exception tunisienne : succès et limites du consensus

Crisis Group, organisation qui lutte pour éviter les conflits armés, vient de publier un nouveau rapport sur la situation en Tunisie intitulé : L’exception tunisienne : succès et limites du consensus. Il y est question de la nouvelle phase de transition par laquelle passe la Tunisie et de la question des élections à venir.

Mur d'affichage des listes à Tunis en octobre 2011- Crédit image : Sana Sbouai

Après avoir vécue une crise politique pendant plusieurs mois, dans le courant de l’année 2013, la Tunisie a réussit à éviter le scénario du conflit et à mettre en place un consensus politique. L’enjeu principale de cette période, selon le rapport, serait de faire perdurer le consensus et de s’assurer de la tenue de prochaines élections.

Dans un premier temps Crisis group invite d’ailleurs les forces politiques à « envisager les scénarios les plus inattendus, s’entendre pour limiter le pouvoir des gagnants et garantir la sérénité des perdants. » Surtout que si une alliance se fait entre les deux principaux partis Ennahdha et Nidaa Tounes, les laissés pour compte seront nombreux.

Dans une deuxième partie le rapport tire les Leçons de la sortie de crise. La peur de la violence, alors qu’en Egypte le président islamiste élu été renversé par l’armée; l’absence de force capable de prendre le dessus ; la forte présence de la société civile et le rôle joué par la communauté internationale ont permis à la Tunisie de voir sa scène politique se pacifier et trouver un terrain d’entente.

Reste maintenant à « Restaurer la confiance et préparer les élections ». Si la lutte directe entre islamistes et séculiers n’est plus visible, les luttes d’influence continuent et chaque camp prépare les prochaines élections. Il n’existe pas « d’entente solide » entre les deux camps, comme l’explique le rapport. Et l’un des points de bataille sont les nominations faites par le gouvernement nadhaoui à des postes clefs, afin de garder une main sur le système.

Ensuite le rapport s’interroge en dernière partie sur les prochaines élections : Un scrutin à risque ? Compromis entre les deux forces politiques ou risque de polarisation, les deux scénarios sont plausibles.

Le rapport se conclue en rappelant l’importance du rôle de l’ISIE pour permettre aux élections de se dérouler normalement ainsi qu’en soulignant la nécessite de voir se prolonger le consensus, pour que la période de transition puisse être menée à bien.

Tunisie : Discussion autour des dates des prochaines élections

Maintenant qu’il a été décidé que les élections législatives auront lieu avant les élections présidentielles en Tunisie il faut se mettre d’accord sur une date. La semaine dernière les partis politiques se sont mis d’accord sur un ordre. C’est maintenant au tour de l’ISIE de proposer des dates.

File d'électeurs lors des élections d'octobre 2011, à Tunis. Crédit image : Sana Sbouai

Le président de l’Instance Supérieur Indépendante des Elections a présenté aujourd’hui, 16 juin 2014, au président de l’Assemblée Nationale Constituante, les propositions de l’ISIE pour les dates d’organisation des élections, afin que l’ANC puisse promulguer une loi qui les fixe définitivement.

Il est question d’organiser, à la fin du mois d’octobre 2014, les élections législatives et entre le mois de novembre et de décembre les présidentielles. Cette proposition permet de respecter la date avancée dans la Constitution.

En fin de semaine dernière le Président de l’ANC s’était réjouit de l’accord trouvé quant à l’ordre d’organisation des élections. Un accord qui permettait de « remettre le processus démocratique » en marche selon lui.

BCE : Une bonne semaine médiatique

Beji Caid Essebsi, avocat et homme politique tunisien, plusieurs fois ministre sous Bourguiba, Président de la chambre des députés sous Ben Ali, Premier ministre par intérim après la chute du régime, leader du parti Nidaa Tounes, formé après les élections de 2011, a le vent en poupe. Cette semaine il est cité deux fois dans les médias tunisiens : il aurait été choisi pour présidé la commission d’observateurs des élections en Mauritanie et il aurait reçu Dominique Strauss-Khan en Tunisie.

Il y a quelques jours une info tournée dans les médias. Béji Caid Essebsi, BCE, aurait été choisi par l’Union Africaine, pour prendre la tête de la commission des observateurs de l’élection présidentielle en Mauritanie. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qui préside l’Union Africaine pour l’année 2014, depuis le mois de janvier dernier, se présente pour un deuxième mandat à la présidence de son pays, alors que l’opposition boycotte le scrutin qui doit avoir lieu le 21 juin prochain.

BCE ainsi que Ridha Bel Hadj, chargé des élections au Premier Ministère à l’époque des élections 2011 en Tunisie, auraient été choisis pour leur expérience.

Autre nouvelle : l’accueil de l’homme politique français Dominique Strauss-Khan, ancien directeur général du Fonds monétaire international, invité par le parti Nidaa Tounes. Des photos circulent dans les médias, sur cette rencontre dont personne ne semble parler officiellement. DSK aurait parlé économie et prodigué des conseils pour redresser la situation tunisienne. Il aurait même avancé être prêt à contribuer à sa relance, d’après les différents médias tunisiens.

Le site Oumma.com a déniché une vidéo d’un passage de DSK en Tunisie, en 2008, à l’époque de Ben Ali. Il s’agit d’un reportage du JT de la télévision nationale durant lequel DSK vante l’économie tunisienne.

Sana Sbouai

Lancement de l’Instance Vérité et Dignité

Après que ses membres aient prêté serment vendredi 6 juin, l’instance Vérité et Dignité est lancée à Tunis, aujourd’hui 9 juin 2014, lors d’une conférence sur les Droits de l’homme. Cette commission sera en charge du dossier de la justice transitionnelle.

Crédit image : Mosaique FM

Choix des membres

Comme pour la plupart des instances le choix des membres a fait débat. Sur les 291 dossiers présentés il ne fallait en retenir que 15 et la commission de tri a eu du mal à se décider. Comme souvent il a été fait état de choix partisan et de tentative d’immission de la part de partis politiques. La société civile a elle souligné le fait qu’elle n’avait pas été associée à la discussion, comme l’avait expliqué le président de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la magistrature (OTIM) Ahmed Rahmouni, ce qui entraînait un problème de transparence selon lui. Plus tôt dans l’année des associations avaient protestés, considérant que la liste des critères n’était pas satisfaisante. Des recours avaient été déposés, sans sucés. Les médias se sont également interroger sur le présence ou l’absence de certains personnes au sein de l’instance.

Finalement vendredi 6 juin les 15 membres sélectionnés ont prêté serment devant le Président de la République.

Mission

L’instance Vérité et Dignité doit recenser et d’indemniser les victimes des abus des régimes de Ben Ali et de Bourguiba pour une période allant de juillet 1955 à la date de promulgation de la loi mettant en place cette instance, en décembre 2013. Pendant quatre ans les membres de cette instance, qui doivent être neutres, impartiaux et indépendants, ne pourront occuper de postes politiques.

Sana Sbouai

Tunisie : « Les cas de torture ne sont pas une exception »

La pratique de la torture et des mauvais traitements reste courante en Tunisie. De nombreuses associations, comme des avocats et des citoyens dénoncent régulièrement ces pratiques. Les autorités semblent peiner à changer les habitudes. Le rapporteur des Nations Unies, Juan E. Méndez était présent à Tunis pour faire le suivi des recommandations faites sur cette question en 2012.

Un détenu dans la prison de Sfax. Crédit image : HRW 2013

Trois ans après sa première visite en Tunisie le rapporteur des Nations Unies sur la torture, Juan E. Méndez, était de retour à Tunis pendant 3 jours, dans le cadre du suivi des recommandations formulées en 2012 contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants. Lors d’une conférence de presse, qui a eu lieu vendredi 6 juin, il a fait par de son avis mitigé sur l’évolution de la situation.

Il a d’abord souligné les avancées qu’il a pu noter depuis sa dernière visite comme la création de mécanismes de prévention de la torture et la mise en place de la commission vérité et dignité.

Mais il a noté que même si il existe une volonté affichée de la part des autorités de lutter contre la torture et les mauvais traitements, les actes ne suivent pas assez rapidement. La justice transitionnelle et la lutte contre l’impunité ne semblent toujours pas être des priorités. Les réformes institutionnelles traînent. Il n’y a eu que très peu de procès d’auteurs de mauvais traitements, malgré les nombreuses plaintes des citoyens. Les cas de mauvais traitements restent fréquents.

Les cas de torture ne sont pas l’exception, contrairement à ce que dit le gouvernement

a expliqué M. Méndez.

Le rapporteur spécial des Nations Unies a noté que la situation actuelle pouvait permettre aux politiques comme à la société civile, qui avaient fait bonne accueil de ses recommandations en 2012, de mettre en place un réel changement.

Il est important, selon lui, d’améliorer les conditions de détention des détenus. La surpopulation carcérale, l’absence de personnel médical (1 docteur et 1 infirmière pour 1000 détenus), les conditions d’hygiène déplorables sont autant de mauvais traitement infligés aux détenus :

Ce n’est pas parce que l’on est privé de sa liberté de mouvement que l’on doit se voir retirer sa dignité humaine

a-t-il déclaré.

M. Méndez a souligné la nécessite de modifier le Code de procédure pénal ainsi que les peines de prison. Ainsi il lui semble important de réviser l’application de l’emprisonnement préventif, de la liberté conditionnelle ou de l’enfermement pour consommation de stupéfiant. Il a également expliqué qu’il est important de mettre la garde à vue en accord avec les normes internationales.

La garde à vue doit rester l’exception et ne doit pas être systématique

a-t-il ajouté.

En 2011 l’accent avait été mis sur trois points particuliers : les mauvais traitements sous le régime Ben Ali, les abus commis lors de la révolution et des premiers mois du gouvernement transitoire et les mécanismes à mettre en oeuvre pour lutter contre ces pratiques dans le futur.

Le 26 juin prochain, pour la journée mondiale de lutte contre la torture, le bureau de Tunis de l’Organisation Mondiale Contre la Torture, avec une quinzaine d’associations, organisera différents événements en Tunisie afin de sensibiliser la population à cette question. Un point de sensibilisation sera mis en place au centre ville à Tunis. Dans différentes villes du pays des marches seront organisées en direction de lieux symboliques où la torture était pratiquée, comme l’ancienne prison du 9 avril à Tunis. Enfin un film documentaire sur l’affaire Baraket Essahel sera organisé dans plusieurs centre culturels du pays.

Sana Sbouai

Vox in Box : Pousser les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales

Alors que les partis politiques continuent de parlementer sur l’organisation simultanée des élections législatives et présidentielles, la société civile s’active. Le regroupement Lam Echaml se lance dans la sensibilisation des citoyens à l’inscription sur les listes électorales avec le projet « Vox in Box ».

En 2011 Lam Echaml, regroupement d’associations qui œuvre pour une Tunisie démocratique, avait organisé des caravanes en région pour inviter les citoyens à s’inscrire sur les listes électorale. Fort de son expérience Lam Echaml se lance à nouveau dans l’aventure, mais via un projet plus vaste.

Nous avons accumulé de l’expertise en octobre 2011 avec les caravanes à l’époque. Nous avons voulu faire la même chose et plus. Nous allons reprendre la campagne de sensibilisation citoyenne. Vox in Box est une campagne de sensibilisation qui prend trois formes. Il y a d’abord la sensibilisation de proximité. On reprend comme en 2011 avec des actions dans la rue, la distribution de flyers… La deuxième étape c’est : les Conseils citoyens dans les souks ruraux. Les jeunes vont se balader dans les souks et les villages et rencontrer les personnes de référence, pour qu’elles-mêmes sensibilisent les gens et les contactent. Ce sont des relais de sensibilisation des activités. La dernière forme d’action est une plateforme web sur laquelle on trouve des informations, des illustrations pour pousser les gens à s’inscrire et une carte de la Tunisie pour trouver la liste des bureaux d’inscription.

explique le président de Lam Echaml, Moncef Ben Slimane.

Les actions de sensibilisation seront menées dans 6 régions du pays, plus d’une centaine d’éducateurs civiques seront formés et la plateforme Voxinbox.tn doit rapidement voir le jour.

Une fois l’étape des inscriptions sur les listes électorales passées, Lam Echaml passera l’autre étape : l’observation des élections.

Sana Sbouai