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apolitique, Assemblée nationale constituante, crise politique, élections, ennahdha, Ghannouchi, Jebali, Mohamed Abbou, Opposition, technocrates
Le chef du gouvernement Hamadi Jebali vient d’annoncer l’échec de son projet d’un gouvernement «apolitique» qui ne semble pas avoir remporté l’adhésion aussi bien auprès de son sparti que des autres mouvances politiques. La crise politique aura pourtant permis, en quelques jours, de révéler les débats au sein d’un parti encore maître du jeu et qui semble avoir encore plus d’une carte à jouer.
Après la consultation des partis politiques et la décision de son parti, Hamadi Jebali, a finalement annoncé lundi soir l’échec de sa proposition de former un gouvernement «apolitique». Celui qui avait promis de démissionner s’il échouait n’élimine pourtant l’option d’un nouveau gouvernement, à savoir la solution du remaniement, proposée avant la mort de Chokri Belaïd et doit se rendre chez Moncef Marzouki pour discuter d’un remaniement:
«Je dis en toute clarté que l’initiative telle que je l’ai présentée, c’est-à-dire un gouvernement composé de membres n’appartenant pas à des partis politiques (…) n’a pas recueilli un consensus,» a-t-il déclaré lundi soir selon l’AFP.
Alors que les autres partis de la troïka comme le CPR semblent bien plus se diviser comme l’ont confirmées les démissions du secrétaire général du parti, Mohamed Abbou et de sa femme, Samia Abbou, Ennahdha semble rester encore uni, à son habitude. Du côté de l’Assemblée, le président Mustapha Ben Jaafar joue sur les deux plans. Il a commencé par soutenir la décision de Hamadi Jebali mais «Mais après des discussions avec les partis, on a compris qu’elle ne fait pas l’unanimité et la situation nécessite d’élargir le soutien au gouvernement et un large consensus entre les protagonistes politiques» avait-t-il dit dimanche d’après l’AFP. Le parti Ennahdha semble avoir tiré son épingle du jeu d’une crise qui pourtant le donnait perdant au début.

Des sympathisantes d'Ennahdha manifestant leur soutien le samedi 16 février à Tunis. Crédits Photos: Amine Boufaied
Hamadi Jebali lundi 18 février annonçant son échec:
Déstabilisation et recherche de légitimité
«Nous n’organisons pas une manifestation pour montrer que nous sommes encore populaires, cette manifestation est pacifique et montre que nous savons mobiliser» déclare un sympathisant d’Ennahdha, Abou Yareeb Marzouki, député à la constituante et conseiller auprès du Premier Ministre. En effet, à Tunis samedi 16 février, près de 15 000 manifestants s’étaient réunis pour manifester leur soutien au parti. Pourtant en interne, les débats font rage et le conseil de la Choura, organe essentiel pour soutenir ou non la décision du Premier Ministre, s’est réuni tout le week-end pour délibérer. La décision prise par Hamadi Jebali de dissoudre le gouvernement pour le remplacer par un gouvernement de «technocrates» le soir de l’assassinat de Chokri Belaïd a fait mouche dans un parti, réputé pour sa discipline de fer.
«C’est inédit que quelqu’un fasse de cette manière cavalier seul» selon un jeune militant actif au parti qui a souhaité rester anonyme. En effet, depuis les élections, c’est l’unité affichée qui prévaut.
A l’assemblée, les députés d’Ennahdha restent les seuls à voter ensemble et unanimement quand d’autres partis remanient sans arrêt la composition de l’hémicycle. Le parti fonctionne ainsi: On se consulte, on débat autant que l’on veut en privé, une fois arrivée sur la scène politique ou médiatique, il faut être uni. Lors du congrès d’Ennahdha, malgré des débats houleux, la même attitude lisse et disciplinée est affichée à la sortie, alors que des questionnements importants sur l’avenir d’Ennahdha et sa mutation en réel parti de gouvernement restent en suspens.
Aujourd’hui, pour la première fois, le parti islamiste voit ses conflits internes, exposés au grand jour sur la scène publique. Hamadi Jebali a surpris tout le monde en ne consultant ni son parti ni l’assemblée Nationale constituante pour sa décision. «D’après les échos, il aurait fait part rapidement de sa décision au bureau politique mais sans prendre en compte finalement leur refus» selon le jeune militant. La réaction de Rached Ghannouchi a été sans appel, il a désavoué le Premier Ministre dès le lendemain. On pensait que celui-ci allait reculer. Bien au contraire, Hamadi Jebali persiste et signe et déclare même sur sa page Facebook, «Je t’ai choisie Ô patrie» reprenant une phrase du chanteur Marcel Khalifa.
La phase de séduction est engagée et le ministre aux quelques 72 000 fans devient l’homme de la situation. Des négociations avec la coalition sont entreprises et une réunion d’un conseil de sages constitué d’intellectuels, d’hommes politiques ou encore de juristes, entame les pourparlers. Au parti Ennahdha, les débats sont intenses même si peu d’informations filtrent. Ceux qui désapprouvent évoquent la menace d’un retour au pouvoir de technocrates «rcdistes» manquant de neutralité, le risque d’un vide politique et sécuritaire. Mais si beaucoup sont contre l’initiative, ils tentent de temporiser. Le bouc-émissaire devient les médias qui «déforment tout» selon Yusra Ghannouchi, la fille du leader historique. Elles comme une autre nahdhaouie à Londres, Shaïma Dallali, observent tous les jours à distance les discussions et voient des «divergences» plutôt que des divisions au sein d’Ennahdha. Les dissensions ne semblent qu’apparentes et le parti se ressaisit en effet bien vite.
Justification et unité
En moins de quelques jours, la situation se retourne à l’avantage d’un parti qui semblait déstabilisé par l’impasse politique. La décision de Jebali malgré son erreur dans la «forme» pour les militants, reste intéressante dans le fond et permet de «bousculer les choses».
«Avant l’assassinat de Chokri Belaïd, nous étions dans une réelle impasse politique. Ça n’avançait pas et même au sein du parti, les jeunes questionnaient la lenteur des réformes. Hamadi Jebali peinait à réunir tout le monde autour d’une table. Aujourd’hui il a finalement réussi en quelques jours ce qu’il n’avait pas réussi à faire pendant plusieurs mois.» rajoute un jeune militant d’Ennahdha.
C’est aussi le parti pris du quotidien La presse qui qualifie les réunions de «chance historique» dans son éditorial du 18 février :
«C’est une situation inédite car jamais l’histoire de la Tunisie n’a observé des dirigeants de partis politiques de différentes sensibilités se réunir autour d’une même table, malgré leurs divergences, pour essayer de trouver, ensemble, une sortie de crise susceptible, à la fois, de satisfaire toutes les parties et de préserver les intérêts suprêmes du pays. »
Même du côté des partisans d’Ennahdha, l’image de l’apaisement semble être de mise. Oubliées les démissions de Lotfi Zitoun ou la sortie de la députée Fattoum Attia sur le parti. On entend peu également ceux qui soutiennent l’initiative du Premier Ministre. Par contre Samir Dilou, le Ministre des droits de l’homme affirme son soutien au maintien du poste de Hamadi Jebali en tant que secrétaire général d’Ennahdha et Rafik Abdesselem, ministre des Affaires étrangères déclare que les «options restent ouvertes.» Du côté des députés, on tente de justifier ou du moins d’expliquer cette rébellion du Premier Ministre. Pour le député Néji Jmal, la décision de Hamadi Jebali apparaît comme une « solution d’urgence ».
«La troïka mettait du temps à prendre une décision sur le remaniement, le meurtre de Chokri Belaïd a précipité les choses, et il a du prendre une décision et bousculer tout le monde.» Pour Abou Yareeb Marzouki, présent aux côtés de Hamadi Jebali tout au long des négociations, dit que le Premier Ministre a avant tout du réagir face à «l’attentat» contre Chokri Belaïd.
Une fausse crise?
Du côté de la nouvelle rupture annoncée entre Jebali et Ghannouchi, les pots cassés sont vite réparés. Après avoir été ferme et dur avec le Premier Ministre, le leader du parti Ennahdha a déclaré que ce dernier resterait «chef du gouvernement et secrétaire général du parti» lundi 18 février sur les ondes de la radio Shems FM. Cette annonce n’est pas à prendre à la légère sachant que le chef du gouvernement vient d’annoncer son échec. Le parti qui semblait être en crise deux jours plus tôt s’est finalement vite reconstitué.
«Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’il n’y a pas eu de crise au sein d’Ennahdha, pas plus que d’habitude en tout cas. C’est un parti qui est habitué à débattre en interne très souvent. Mais il reste très centraliste et il y a peu de scissions. La seule différence c’est que leur cuisine interne a été exposée au grand jour.» déclare Michaël Ayari, chercheur à l’International Crisis Group en Tunisie.
Le seul élément «dissident», le vice-président du parti, Abdelfattah Mourou, qui a livré une interview à l’hebdomadaire Marianne, n’a pas surpris grand monde au sein de son parti. Il en avait déjà démissionné avec fracas avant les élections pour y revenir lors du congrès. Il reste connu pour son indépendance politique et son regard critique.
La déclaration de Rached Ghannouchi à la suite de l’initiative de Hamadi Jebali. Source Al MuwatassitTV
Remise en question et préparation aux élections
C’est finalement du côté des jeunes du parti, que les questions internes ont été posées. Le jeune militant interrogé admet une certaine «démotivation» au sein de certains sympathisants du à la lenteur des réformes.
«Sur le bilan du gouvernement, je pense que personne ne peut dire aujourd’hui même au sein du parti, que nous sommes satisfaits. Par exemple on s’attendait à beaucoup plus de réformes au niveau de la justice. Mais il faut aussi voir que le temps a joué contre nous. Et certains ministères peuvent être sous l’égide d’un nahdhaoui et échapper complètement au contrôle de celui-ci. Le remaniement c’était un peu la solution que beaucoup attendaient.»
Les jeunes militants du parti effectuent déjà leur mea culpa et regardent avec un oeil critique le parti.
«Cet événement a permis aussi de revenir sur les grandes problématiques d’Ennahdha, à savoir faut-il séparer le mouvement du parti? Je pense que les problèmes sont là et aujourd’hui nous ne sommes pas totalement en désaccord avec ce que Jebali proposait sur le fond. Ce serait bien que certains leaders reviennent sur le terrain, et mobilisent pour futures échéances électorales. Après les élections du 23 octobre, tout le monde au sein du parti s’est lancé dans la politique.» continue le jeune militant qui distingue au sein de l’aile dure «qui est plus dans le « mouvement » Ennahdha» et l’aile des «pragmatiques» qui ne devraient «faire que de la politique».
L’autre grande spécificité du parti est aussi son activité associative et au sein de la société civile qui lui avait permis de baliser le terrain électoral bien avant d’autres partis. Aujourd’hui, certains souhaitent refaire un équilibre entre l’aspect politique et l’aspect associatif, une sorte de retour aux sources. C’est donc ce croisement des genres entre mouvement et parti politique qui a créé la spécificité d’Enahdha mais aussi sa faiblesse. Sur certains aspects des débats, certains députés du parti présentent de front une vision plus religieuse et non politique de la Tunisie et se heurtent aux réactions de l’opposition.
«Il y aune aile réformatrice au sein d’Ennahdha qui réfléchit vraiment à la question de la religion et de sa place en politique. C’est cette école qui devrait être privilégiée.» témoigne Fabio Merone, un chercheur italien spécialiste des mouvements islamistes basé à Tunis.
Pour le jeune militant d’Ennahdha, c’est aussi le mode de fonctionnement du parti qui doit désormais être revu.
«Aujourd’hui, Hamadi Jebali manque de marge de manœuvre en tant qu’homme d’Etat parce qu’il doit rendre des comptes au bureau exécutif et au conseil de la Choura. Il faut que nous revoyions notre mode de fonctionnement et qu’il s’adapte à un parti qui est aussi au pouvoir.»
Dans son interview Abdelfattah Mourou a appelé à la tenue d’un nouveau congrès d’Ennahdha au plus vite. L’an dernier, les discussions avaient été un peu laissées en friche. La priorité avait été d’assurer les fonctions d’un parti au pouvoir, et le questionnement sur le parti en lui-même, laissé à plus tard.
«Aujourd’hui, on peut dire un peut familièrement, que c’est le grand bordel au sein du parti Ennahdha car il n’a pas de ligne politique mais il reste aussi un lieu de débat démocratique où chacun s’exprime. Politiquement, ils savent malgré tout adopter une ligne de consensus.» selon Fabio Merone.
Sur Twitter, les internautes sont déçus de l’annonce de Jebali:
Malgré l’aveu de l’échec de son secrétaire général, le parti Ennahdha pourrait sortir indemne de cette crise puisque pour la première fois, un dialogue a été instauré avec l’opposition et que le parti reste encore majoritaire au pouvoir. Pour Ahmed Bargaoui, partisan d’Ennahdha en France, l’enjeu principal d’une solution politique et non pas technocratique reste d’éviter le vide sécuritaire. Une contradiction quand on sait que l’assassinat de Chokri Belaïd est en partie du aux problèmes de la politique sécuritaire. Pourtant, c’est bien cette donne qui semble avoir été oubliée au cours des consultations politiques. Mais les Tunisiens n’ont pas oublié une question tenace qui est ressassée chaque jour sur le Facebook Tunisien et dans les médias: Qui a tué Chokri Belaïd? La manifestation de samedi 16 février a certes servi à prouver une fois de plus, cette «légitimité» des urnes à laquelle se rattache le parti islamiste Ennahdha. Certes, les «Dégage» adressés au gouvernement entendus à l’enterrement de Chokri Belaïd se sont calmés mais la statue érigée pour la mémoire du militant politique a été vandalisée le lendemain de son inauguration. Mais à mesure que les jours passent et que les jeux politiques se font et se défont, la tension sécuritaire et le souvenir de l’assassinat du militant politique restent vivaces. Le parti Ennahdha a sauvé la donne mais a aussi une lourde épée de Damoclès au-dessus de lui.
Lilia Blaise
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Ces jeunes qui veulent malgré tout sauvé Ennahdha





8 réactions
Très bon article, fruit apparemment d’un gros travail de recherche.
A sa lecture, on voit en tout cas que Ennahdha, ce parti de soi disant extrémistes, qui menace la liberté des tunisiens, est bien plus démocratique en interne, bien plus discipliné, bien plus organisé, que n’importe quel parti tunisien, et surtout ces partis soi disant démocrates.
Il faut faire attention de Jebali et d’Ennahdha en générale. L’initiative de Jbeli n’était qu’un comprimé pour absorbé la colére du peuple suite à l’assasinat de Belaid. Il faut tomber dans la piège restez debout les Tunisiens
Ta Nahdha « emino » est structurée, il n’y a aucun doute à cela, rendons à César ce qui est à César. C’est une organisation terroriste qui terrorise le peuple tunisien (pour l’instant) bien structurée, je te le concède aussi cher ami, tel Al Qaida et ses réseaux très organisés et discipliné.
Du grand Caïd Béji aux enfants de la renaissance tunisienne!
Si le royaume alaouite du Maroc n´est qu´un autre paradis des petits enfants des ex colons, l´Algérie des généraux n´a de choix que d´obéir à ceux qui lui ont exigé de comploter contre »Chadli ben Jadid«, refusant le résultat des élections démocratiques de 1991, créant le terrorisme d´Etat, sacrifiant l´économie nationale en paupérisant tout le peuple qui a sacrifié des millions de ses jeunes pour une indépendance qui n´a rien apporté aux enfants et petits enfants des braves combattants de 1954 – 1962; la Tunisie du Printemps arabe, avant d´atteindre cette conscience et devenir un positif exemple socio politique pour tous le reste du grand voisinage, il faut voir au moins ses quelques contraintes et la lutte de ce brave peuple qui a su imposer son existence et sa noble volonté, malgré la succession des obstacles imposés par ceux qui se croient toujours des »deuxièmes petits french«, descendants de »Félix Nataf«, en quête de ne point permettre à ce pays de devenir un exemple africain.
Après »les accords d´Evian«, pour répondre aux exigences des Etats-Unis défiant le bloc de l´Est (guerre froide), la France du général de Gaulle avait tout employé, maintenant la base de Bizerte sous son contrôle, en attente de réaliser ensemble et Israël le »projet de leur première bombe atomique!« – Après 1955, la fragile économie tunisienne dépendait de la métropole et des français résidents à Tunis. Pourtant le projet d´aménagement par »Maurice Amman«d´une piste d´atterrissage, au sein de la base de la baie de Bizerte et qui devait recevoir de gros cargos militaires, il n´augura rien de bon pour l´ensemble des tunisiens rêvant mettre un terme définitif au protectorat de 1881, en voyant bien sûr les militaires français évacuer cette stratégique base, comme stipulé par les »accords de Rambouillet« entre de Gaulle et Bourguiba. En répons à ce projet, il a fallu exiger aux ouvriers nationaux de ne pas travailler sur ce chantier. À la fois, les soldats en permission furent contraints de se soumettre à la fouille, à chaque sortie de cette conflictuelle base reliée par câble à celle de Casablanca (Strategic air Command), et qui garantissait l´espionnage et le transit maritime des forces de l´OTAN entre le Canal de Suez et Gibraltar.
N´ayant que des moyens rudimentaires, les petits tunisiens se précipitèrent à creuser des faussés autour des casernes françaises, et même des fusils furent distribués aux volontaires, tout en installant des canons sur les hauteurs des collines qui donnent sur la »baie de Bizerte«. À l´encontre de ces préparatifs, »Jean Picard Destelan« se rendit à Paris sollicitant l´appui et les mesures à prendre en cas de guerre. »Michel Debré«, en qualité de Premier Ministre, il le conseilla de prendre les mesures les plus opportunes, mais en se faisant voir victime(s) d´une agression terroriste, permettant à Amman d´exiger le parachutage de plus de militaires via »Sakiat Sidi Youssef« et la neutralisation des Moujahidines algériens qui furent plus que décidés à se battre côte à côte et leurs frères tunisiens. L´action de parachutage fut accordée au »Commandant Evaux« et ses parachutistes stationnés en Algérie. Quant aux tunisiens, dans leur stratégie figurait une manifestation du général de Gaulle affirmant que le »colonialisme est une calamité«, l´oléoduc »Edjeli« et l´appui politique de Nasser aux nations unies.
Le 17 Juillet 1961, la diplomatie tunisienne apporta sa cause au siège des nations qui ne servent que les pays les plus puissants. Pourtant la majorité des représentants votèrent condamnant la France, sauf bien sûr les Etats-Unis et la Grande.
Dans leur stratégie, en plus de l´Oléoduc, les tunisiens comptèrent sur l´occupation de la zone de Bire ar-Rommane, Garet et Hamel et qui ne figurait pas dans la convention de 1910, entre l´Empire Ottoman et la présence française en Algérie.
Convaincus que les tunisiens n´allaient pas reculer et décidés de faire le baroude, Amman affirma sa disposition de négocier, mais à Sidi Abdallah les tunisiens firent preuve de leur courage de rentrer en guerre contre l´occupant, alors que l´»Amiral Picard Destelan«, de son côté, il eut aussi reçu l´ordre de détruire les barrages autour de la base de Bizerte, remplaçant l´»Opération Bouledogue« par »Charrue longue«. À cette opération s´ajouta celle de »Ficelle« assurant la liaison entre la mer et la baie militaire. À sidi Hmed et Abdallah, les belligérants furent déjà en combat, ce qui contraint les français de mettre en action leur »Opération Colline«, utilisant des hélicoptères, assurant le blocus maritime et occupant les quartiers où résidaient des européens et des riches collaborateurs juifs.
Après 8 longs jours d´hostilité, les américains intervinrent garantissant le cesser le feu et invitant les deux parties à la négociation qui fut acceptée et achevée par les Acteurs suivants:
1. Côté tunisien
Caïd Essebsi Béji,
Hadi Mokkadem,
Commandant M. ben Youssef,
Capitaine Boujallaba,
Capitaine Abdel Hamid Cheikh et Monsieur Sfaxi.
2. Côté français
Commandant Fernand Fossey,
Commandant Poney Chastel
Commandant de Lachaise et Capitaine Lamblin.
Suite á cette rencontre préparatoire, »Al Hadi Ladgham« fut reçu à Paris et assuré du départ final des forces françaises, fixant un délai ne dépassant pas 18 mois. Après 82 ans d´exploitation et d´arbitraire, »Louis Müller« mit fin à ce long conflit et le »Commandant Vivier« fut le dernier à abandonner la base de Bizerte se contentant de rester à »Mars Al Kabir« encore quelques 15 ans, témoignant sur le premier essai nucléaire franco israélite sur sol algérien.
- En conclusion
La grande fête tunisienne fut célébrée sous des youyous accompagnant le chant patriotique: béni Watani d´»Oulaya« en présence d´Ahmed ben Bellah, Hassan II et Jamal Abde an-Nasser qui n´avait épargné aucun moyen, jusqu´à la libération de tout le grand Maghreb, sans se rendre compte que parmi ceux qui allaient boycotter ses projets panarabes, se trouvaient Bourguiba et Hassan II. Passé ce très heureux événement remontant à la fin des hostilités, nombreux sont les juifs tunisiens qui ont choisi rejoindre les leurs et le banquier Félix Nataf au Maroc. D´autres se sont convertis, et jusqu´à nos jours, ils partagent le quotidien des Jarbaouis à Houmt Souk, Guellal, Midoune, Ajim, Sedoukeche, savourant le beau paysage trop chanté par Homère et les exotiques fruits qui font oublier toutes les tares! Mais les plus pauvres ont choisi rejoindre ladite terre sainte et faire la longue guerre aux damnés palestiniens.
Quant à Béji et sa génération, que serait-il leur vrai rôle dans l´ombre et ce que vit actuellement la Tunisie du grand Printemps arabe?
Houcine__
Corrigé:
(la Grande) – il s´git des Etats Unis et la Grande Bretagne.
Vous remerciant / Houcine__
SLATE AFRIQUE ! Êtes-vous à ce point islamiste pour dire qu’ennahdha a sauvé la face ?
Tout d’abord, personne ne sait si toute cette affaire n’a pas été qu’une vaste supercherie pour faire passer sans trop de casse, l’assassinat du leader Chocri Belaïd. Croyez-vous que les nahdhaouis et les membres de l’Assemblée nationale constituante soient à une compromission prés ?
Je vais vous le dire franchement au nom de tous les tunisiens, ils se moquent de la façon dont ennahdha a sauvé la face. A nos yeux, cela n’a aucune importance et l’avenir le montrera au monde entier.
Intéressez vous en priorité aux sentiments des tunisiens vis-à-vis de ce parti, à la façon dont ils vivent chaque jour l’oppression des salafistes, celle des brigades des protection de la révolution, celles des mesquineries de la classe politique qui se bat comme des chiffonniers pour conserver la place confortable qu’ils occupent au service de notre pays, mais surtout les avantages qu’ils se sont octroyés. Ils ont échoués dans tout ce qu’ils ont entrepris. Ils ne sont là que pour gagner du temps et tenter par tous les moyens d’instaurer dans notre pays une gouvernance islamique, financée par le Qatar et l’Arabie Saoudite.
Tous les ministères sont touchés par la désorganisation de notre société. Le dernier et non des moindre est le ministère de l’intérieur. On vient de découvrir en son sein, une branche parallèle chargée des basses besognes. C’est d’autant plus dommageable, que la Tunisie n’a pas de gouvernement. Il n’y a pas eu d’élection pour élire un président, mais seulement une Assemblée NC. Certains de ses membres se sont crus investis d’un pouvoir qui ne leur a pas été donné. Ils se sont permis de manipuler, d’emprisonner sans raison, d’ordonner et d’invectiver violement la France et à travers elle, toute la communauté européenne, pour ses observation et ses conseils. Ils ont réussi là où beaucoup auraient échoués, faire fuir les investisseurs étrangers vers d’autres pays plus accueillants, tels l’Algérie ou le Maroc, et faire de la Tunisie, un état répulsif pour le tourisme mondial. Les preuves n’existant pas encore, je n’irais pas jusqu’à rajouter à tout cela, l’assassinat de Chocri Belaïd, mais personne ne pourra jamais empêcher le tunisien de penser, que c’est ici que tout s’est décidé sous l’impulsion des Nahdhaouis et de ses associés, des salafistes et des brigades de protection de la révolution. Elle est belle la Tunisie dirigée par la Mafia islamique, qui a fait de la religion musulmane son petit commerce. Il y avait Ennahdha et voici qu’un trouble fête est annoncé, le parti islamiste tunisien. Lui aussi veut sa part du gâteau. Ils se partageront d’abord les suffrages des Nadhdhaouis, car les tunisiens ne sont pas dupes, ils n’iront pas voter pour eux. Ensuite, ils se dévoreront entre eux pour qu’il n’en reste qu’un. La vermine se neutralise toujours entre elle.
Non, ils n’ont pas sauvé la face, ils l’ont voilée momentanément. Ils n’ont pas encore gagné, ils en sont loin
La haine est une autre Industrie antimusulmane!
Monsieur Al Bachir
Concernant vos prétentions:
1. votre référence à propos de l´islamisation de la Tunisie, à notre connaissance, elle s´est effectuée au VIIIème siècle et elle est bien consolidée par l´enseignement de la brillante école az-Zeitouna.
2. Vous parlez au nom de tous les tunisiens et vous condamnez Annahda qui a gagné des élections populaires de la façon la plus exemplaire!
3. Parlant donc au nom des autres qui ne vous ont jamais élu et au détriment d´une majorité, ce n´est que du fascisme et une flagrante atteinte contre l´établi par les principes démocratiques.
4. Concernant l´assassinat du »Martyr Belaid« rappelant le drame de Saleh ben Youssef, Lumumba et Mehdi ben Barka, ce vil assassinat ne pourrait être qu´un complot orchestré par ceux qui ont perdu tous leurs anciens privilèges et qui ne souhaitent rien de bon pour la Tunisie et ses échos à travers le Printemps arabe symbolisant la révolution française et mettant en pratique le »petit poème de Chabbi« déjà adopté et scandé partout au sein du monde arabe.
5. Quant à l´ensemble de votre langage, il va dans le sens et celui de »Layla ben Ali«, devenue Jeanne d´Arc et “pieuse musulmane„ en Exil chez ceux qui privent leurs femmes et sœurs de tous les droits!
- En conclusion
Soyons-nous sincères à travers nos regards en politique, admettant les résultats des urnes, sans les diffamations et chantages qui ne pourraient que faire ruiner nos pays et l´avenir des autres générations.
À quoi serve-t-elle toute cette horrible haine et Industrie antimusulmane?
Houcine__
La Tunisie de Chabbi et de Balide, pourrait-elle encore aimé l´ancien régime néo dostourien, Yatrib et le glorieux hymne de la Barça?
Concernant cette question, pour le moment, on parle d´un tribunal international! – Ce qui voudrait dire, l´assassinat du Martyr Belaid a été dicté et exécuté par une force étrangère!
Alors, avant toutes les révélations, qui pourrait être cette main criminelle qui a exécuté ce Martyr(?), ne tentant que faire échouer la révolution tunisienne, déjà devenue un noble exemple pour tous les pays du même sort et tradition arabe, en quête d´instaurer la démocratie et mettre fin aux années des profiteurs et aux intérêts néo coloniaux, sachant que ben »Ali et première Dame« (la coiffeuse), miraculeusement, ils se sont réfugiés en Arabie des Al Saoude!
Si ce vil complot n´a pas été orchestré aux environs de Yatrib, pourquoi l´enfant catalan qui adore trop l´hymne de la Barça et qui n´a été nationalisé français qu´en 1982, protestant en 1985 contre l´extradition de certains Etarristes (ETA) vers l´Espagne, il a eu le bon goût de qualifier Annahda de parti islamiste fasciste?
Ce monde qui n´appartient qu´aux plus malins, sous l´ombre de leur pyramide se cachent les réseaux les plus dangereux!
Houcine__