Clôture de la 25eme édition des Journées Cinématographiques de Carthage

La 25eme édition des Journées Cinématographiques de Carthage s’est clôturée samedi soir à Tunis, au théâtre municipal, aprés une semaine de projections de films du monde entier.

Alors que l’hiver arrive l’avenue Bourguiba a eu belle allure toute la semaine. Depuis le 29 novembre les passants s’y pressaient pour assister à des projections de films du monde entier. La 25eme édition des Journées Cinématographiques de Carthage a été lancée samedi 29 novembre à Tunis, au théâtre municipal. Les badauds ont eu droit à un défilé de personnalités allant assister à la projection du film Timbuktu, de Abderrahmane Sissako, qui a ouvert le festival.

Dans 8 villes du pays les spectateurs ont pu voir des films tunisiens, algériens, irakiens, américains, chiliens, argentins, roumains, français… Les JCC permettent aux spectateurs de découvrir des œuvres du monde entier tout en proposant un focus sur les films tunisiens. Ainsi plus d’une vingtaine de courts-métrages tunisiens étaient présentés au public, dont 14 étaient en compétition.

La cérémonie de clôture a eu lieu samedi 6 décembre. Le Tanit d’or a été décerné au film palestinien « Oma »r, de Heni Abou Assad.

Le film marocain « C’est eux les chiens » de Hicham Lasri a remporté le Tanit d’argent et « Before Snowfall » de Hichem Zamen le Tanit de Bronze.

Séance inaugurale de l’Assemblée

La nouvelle assemblée des représentants du peuple (ARP) s’est réunie, pour la première fois, mardi 2 décembre. Les députés devaient élire leur Président, mais faute d’accord la séance a été levée.

Mur d'affichage des listes à Tunis en octobre 2011- Crédit image : Sana Sbouai

Les 217 députés de la nouvelle assemblée se sont rencontrés, pour la première fois, mardi 2 décembre. La séance inaugurale devait permettre d’élire le Président de l’Assemblée, selon l’article 59 de la Constitution.

Article 59
L’Assemblée des Représentants du Peuple élit au cours de la première
séance un Président parmi ses membres.

Une séance inaugurale un peu brouillon . Les députés ont prêté serment, après un discours de l’ancien Président de l’ANC, Mustafa Ben Jafaar. Faute d’accord sur le nom d’un nouveau président elle a été levée et reportée au jeudi 4 décembre.

Cette première réunion devait également permettre des discussions pour des alliances politiques entre les groupes. Les 217 sièges sont répartis comme suit :
Nidaa Tounes : 86 sièges
Ennahdha : 69 sièges
UPL : 16 sièges
Front Populaire : 15 sièges
Afek Tounes : 8 sièges
CPR : 4 sièges
Al Moubadara : 3 sièges
Le courant démocratique : 3 sièges
Mouvement Echaab : 3 sièges
Courant al Mahaba : 2 sièges
Al Joumhouri : 1 siège
Alliance démocratique : 1 siège
Front national de salut : 1 siège
Mouvement des démocrates sociaux : 1 siège
La voie des agriculteurs : 1 siège
Voie des Tunisiens ) l’étranger : 1 siège
La voie du Jérid : 1 siège
Réhabilitation : 1 siège

Exposition pour les 100 ans du voyage de Klee en Tunisie

Samedi 29 novembre a été lancée une commémoration du voyage en Tunisie de trois peintres européens du XXeme sc : Paul Klee, August Macke et Louis Moilliet. Une exposition d’œuvres originales qui a lieu au musée du Bardo jusqu’au 14 février.

Du 29 novembre 2014 au 14 février 2015 une exposition célébrant le centenaire du voyage de Paul Klee, August Macke et Louis Moilliet en Tunisie, a lieu au Musée du Bardo. On peut y voir les œuvres originales des trois peintres européens du XXe sc.

Paul Klee est un peintre allemand du XXeme siecle. Au printemps 14, avec ses amis peintres il voyage de Tunis à Kairouan. En passant par Sidi Bou Said, Carthage, Ezzahra, Sousse, les trois artistes peignent ce qu’ils découvrent lors de leur voyage.

Ce voyage de Tunis à Kairouan est important dans l’oeuvre de Klee puis qu’il en parle comme d’un moment de « révélation de la couleur», dans le journal qu’il tient.

Cette exposition a lieu à l’initiative du ministère de la Culture tunisien, du Goethe-Institut et des ambassades d’Allemagne et de Suisse. Le ministère de la Culture espère que cette initiative aura un impact positif sur le tourisme en Tunisie.

Campagne électorale : Ambiance tendue

La date de tenue du second tour pour l’élection présidentielle n’a pas encore été arrêtée, mais la campagne électorale bat déjà son plein. Alors que le temps devrait être à la confrontation des idées on assiste plutôt à une confrontation des hommes.

Alors que le candidat arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, avec plus de 39% des suffrages exprimées, ne s’était pas exprimé le jour du premier tour dans les médias tunisiens, BCE a pris la parole lors d’une interview sur une radio française le lendemain matin. Il s’est présenté en rempart à l’islamisme et a attaqué l’électorat de son opposant dont, selon lui, une partie serait des « salafistes djihadistes et des membres de la ligue de protection de la révolution.

En réponse le Président sortant et candidat Moncef Marzouki a déclaré, hier, que la période électorale devait permettre de confronter les idées et les programmes et non les personnes.

L’ambiance est tendue en Tunisie depuis les résultats préliminaires. Les citoyens aux points de vue divergents confrontent leurs idées alors que le discours politique est à l’opposition violente. Discours de haine, dénigrements et insultes sont largement présents dans les médias et sur les réseaux sociaux.

En réponse la LTDH a appellé à l’apaisement des propos et à la retenue. Un des membres de la LTDH a exhorté les candidats, leurs représentants et les sympathisants a éviter les discours générateurs de tension et a appellé les citoyens à plus de tolérance et à préserver un climat de dialogue sain. L’UTICA rejette elle aussi le discours de haine et met en garde contre les « risques de dérapages ».

Premier tour des élections : Béji Caïd Essebsi arrive en tête

Dimanche 23 novembre a eu lieu le premier tour des premières élections présidentielles libres et pluralistes en Tunisie. Les électeurs avaient le choix entre 27 candidats. Les résultats préliminaires annonçés aujourd’hui par l’ISIE donnent les deux candidats attendus en lice pour le second tour.

Urne de vote dans un bureau du centre ville de Tunis. Crédit image : Sana Sbouai

Sans surprise le leader du parti Nidaa Tounes, qui a remporté le plus de sièges lors des élections parlementaires d’octobre dernier, est arrivé en tête du premier tour du scrutin présidentiel, organisé dimanche 23 novembre en Tunisie. Béji Caïd Essebsi, doyen des candidats et qui fêtera demain ses 88 ans, totalise 39,46% des suffrages exprimés. Il devance ainsi de 6 points le Président sortant, Moncef Marzouki qui a récolté 33,34% des voix.

Le candidat de gauche et militant des Droits de l’homme Hamma Hammami est arrivé en troisième position avec 7,82% des voix, alors que le fondateur de l’Union Patriotique Libre, Slim Riahi a récolté 5,55% des suffrages exprimés.

Viol de Meriam : Condamnation en appel à 15 ans de prison ferme pour les policiers

Jeudi 20 novembre la cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire de la jeune fille violée par des policiers. Ils ont écopés de peine de 15 ans de prison ferme, contre une peine initiale de 7 ans en première instance. La peine de 2 ans de prison pour complicité a été maintenue.

Il y a deux ans maintenant, à l’automne 2012, une jeune fille se faisait violer par des policiers lors d’un contrôle d’identité. Son petit ami, lui, était victime de racket. Les autorités avaient commencé par mettre en cause la jeune fille. Un procès est intenté contre elle pour atteinte à la pudeur. Mais suite à la mobilisation de la société civile et une forte médiatisation l’opinion publique avait rapidement soutenu la jeune fille.

En première instance les deux policiers accusés de viol avaient écopés d’une peine de 7 ans et leur subalterne d’une peine de deux ans pour complicité. Hier en appel les peines ont été alourdies à l’encontre des deux policiers.

Le témoignage de la jeune fille a été publié dans un livre, publié en avril 2013.

Slim Chiboub déclare vouloir rentrer en Tunisie

Le gendre de Ben Ali, homme d’affaire de 55 ans, ancien Président d’un club de foot, qui vit en exil aux Emirats Arabes Unis depuis la révolution et qui est sous le coup d’un mandat de dépôt d’Interpol, a donné une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique, dans laquelle il dit vouloir rentrer en Tunisie d’ici quelques jours.

Crédit image : Tunisie Focus

L’information tournée sur quelques sites tunisiens depuis quelques jours, dans une interview publiée dans l’hebdo Jeune Afrique, mercredi 13 novembre, c’est l’intéressé lui-même qui le confirme : Slim Chiboub, gendre du dictateur déchu, compte rentrer en Tunisie.

Condamné à contumace en Tunisie à 5 ans de prison pour possession d’arme, l’homme est recherché par la justice tunisienne et sous le coup d’un mandat de dépôt d’Interpol. Muni d’un passeport périmé il compte essayer, aux alentours du 18 novembre, selon ses dires, de rentrer en Tunisie. Un retour qui semble difficile, sans discussions préalables avec les autorités. Slim Chiboub ne répond pas clairement à la question et dit n’avoir aucune assurance de ce côté là.

Cet ancien volleyeur est entré dans le monde des affaires et du sport tunisien, après avoir épousé la troisième fille du premier mariage de Ben Ali.

Comment traiter médiatiquement de la campagne électorale ?

Les médias et journalistes tunisiens doivent courvrir en l’espace de deux mois, deux campagnes électorales. Un exercice compliqué qui donne lieu à des dérapages. Non respect du silence électoral, publicité politique ou propagande… pour éviter ces écueils la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle a publié un Guide à l’attention des journalistes et médias.

La HAICA va-t-elle devoir prendre des sanctions financières contre des médias ? Elle y réfléchit. En effet certaines radios et chaines de télévision ont diffusé des campagnes de propagande politique et des sondages lors de la première semaine de la campagne électorale de l’élection présidentielle.

La haute autorité est, selon son président, « responsable du contrôle du degré de respect de la loi pour garantir une couverture médiatique répondant aux exigences de la neutralité et de la transparence. »

La HAICA a publié un Guide des journalistes tunisiens pour la couverture de la campagne électorale qui permettait eux journalistes et médias de se familiariser avec les principes de base de la couverture médiatique des élections. Il y est notamment fait mention :

Pour une bonne pratique journalistique en temps d’élections dans les pays en phase de transition démocratique, le rôle du journaliste ne se limite pas seulement à la couverture de la campagne des partis ou des candidats. Il doit également s’assurer, tout au long du processus électoral, que les conditions d’une élection libre, fiable et transparente sont réunies.

Retour sur l’attaque contre des soldats au Kef

Mercredi en début d’après-midi une attaque terroriste a été menée contre un bus transportant une quinzaine de militaires, dans la région du Kef. Cinq soldats sont morts suite à cette attaque et dix ont été bléssés.

Crédit image : Leaders

En début d’après-midi, mercredi 5 novembre, une attaque terroriste a été menée contre un bus qui transportait 15 soldats, dans le gouvernorat du Kef, dans l’ouest du pays. Des individus armés ont mitraillé le bus qui servait au transport des militaires et de leurs familles. Trois soldats seraient morts sur le coup et douze autres ont été blessés.

Les blessés ont été transportés à l’hôpital régional du Kef. Deux d’entre eux sont décédés à l’hôpital. L’équipe médical a dénoncé le manque de moyens techniques et humains de l’hôpital.

Hier, jeudi, les cérémonies d’enterrement avaient lieu. Le President de la République avait décrété une journée de deuil national. Une marche a eu lieu, dans la journée au Kef, à la mémoire des soldats.

Cette attaque a suscité de nombreuses réactions d’indignation de la part de la classe politique. Sa médiatisation a, elle, posé des problèmes de déontologie. Des images et vidéos de l’attaque et de ses conséquences ont été publiées dans les médias et ont circulé sur les réseaux sociaux. Le ministère de la Défense a appelé les médias à éviter ce genre de publication, pour ne pas faire « de propagande gratuite » aux terroristes. Le Procureur militaire a décidé d’ouvrir une enquête suite à la publication de ces contenus.

Présidentielles en Tunisie : Des discussions entre candidats

Le 23 novembre prochain aura lieu le premier tour du scrutin des présidentielles. La course au Palais est donc lancée. Les jeux se resserrent car il n’y aura qu’un élu sur les 27 candidats à la présidentielle en Tunisie.

Le 23 novembre se tiendra le premier tour des élections présidentielles en Tunisie, un scrutin qui compte 27 candidats. Maintenant que les deux grands partis se partagent plus de 150 des 217 sièges de la future assemblée, les discussions ont lieu pour choisir le prochain président. Des élections doivent bien avoir lieu, mais des appels sont lancés pour choisir un président consensuel.

Ainisi Mustapha Ben Jaâfar, candidat à la présidentielle, « invite la famille centriste à choisir un candidat consensuel à la présidence » peut-on lire dans le quotidien francophone La Presse. Il a ainsi nommément invité Moncef Marzouki, Néjib Chebbi, Mohamed Abbou, Ali Romdhane, Brahim Hayder, Mohamed El Hamdi et Raouf Ayedi, à se réunir pour entamer des discussions.

Le candidat, du parti malheureux aux élections législative,s n’est pas le seul à réfléchir dans ce sens. Ainsi dans le camps des Destouriens, un désistement à eu lieu, afin de permettre au vieux leader du parti vainqueur, Nidaa Tounes, de se faire une place, lit-on, toujours dans le quotidien La Presse.

Ils étaient quatre candidats destouriens mais le risque de fragmentation des voix semble jouer, si bien que l’un des candidats aurait décidé de se retirer de la course.

Un des candidats destourien ne se plie pas à la démarche. L’ancien gouverneur de la Banque Centrale continue à défendre sa cause en ne cessant de répéter que «dans le contexte actuel, le Président indépendant est le meilleur profil »,

De son côté le très controversé Hechmi Hamdi, à la tête du « Mouvement de l’amour » fait parler de lui. Il y a quelques jours il avait annoncé se retirer de la course, avant de revenir sur sa décision.