Tchad: la satire harcelée

L'Auteur

Damien Glez


Topics

Idriss Déby

L’avion d’Idriss Déby a failli rater son atterrissage. Symptomatique: c’est tout son régime qui semble menacé de crash. Le pouvoir tchadien semble se durcir ces derniers mois. Les journaux se plaignent de «harcèlement judiciaire» et font front commun pour protester contre la récente suspension de parution du très respecté N’Djamena Bi-Hebdo et la condamnation de son directeur, Jean-Claude Nekim, à un an de prison avec sursis et une amende de 1500 euros, pour avoir publié un extrait d’une pétition de syndicalistes contre le pouvoir.


En solidarité, un collectif de journalistes tchadiens, avec le soutien de Reporters sans frontières et de membres de la société civile tchadienne, a lancé Le Journal des Journaux, lui-même rapidement interdit de diffusion…

La caricature joue sa partition dans ce débat. C’est pour avoir publié une caricature des magistrats dans son journal que Jean-Claude Nekim était à nouveau convoqué devant la justice, le 25 septembre dernier, pour «outrage à magistrat».

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