Si les dessinateurs africains peinent à s’exprimer, c’est que le continent -singulièrement sa partie francophone- manque cruellement de publications satiriques. Question de rentabilité économique dans des zones où l’analphabétisme continue d’exclure une bonne partie du lectorat potentiel? Si l’analphabétisme pousse les “lecteurs qui ne savent pas lire” vers les dessins de presse, encore faut-il que ceux-ci puissent être imprimés sur des pages de journal…
Chaque pays a connu son expérience, du Cafard libéré sénégalais au Kpakpa désenchanté togolais, en passant par le canardeau nigérien. Autant de titres inspirés du Canard enchaîné, l’hebdo français qui sera centenaire en 2015. Une référence qui, en Afrique, n’a que rarement été gage de longévité…
Dans une RDC meurtrie, mais qui s’apprête à célébrer la francophonie, Michaël Maloji Mpoyi a lancé un autre “volatile”: Le Canard déchainé.
Le concept est nouveau: un journal-école de caricature paraissant les lundis, publié par l’association des dessinateurs de presse Adep/RD Congo, réalisé avec l’appui du Programme interbailleurs Médias pour la démocratie et la transparence en RDC.
Tant qu’il y aura du cartoon, il y aura de l’espoir…
- La Une du «Canard déchaîné» du 9 juillet 2012.
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C superbe cet article