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	<title>Paroles d&#039;Algériens</title>
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	<description>De Tizi Ouzou à Tamanrasset en passant par Alger et Paris</description>
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		<title>Dr Meslem : &#171;&#160;Il faut une stricte application des règles parasismiques algériennes&#160;&#187;</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/22/dr-meslem-il-faut-une-stricte-application-des-regles-parasismiques-algeriennes/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 11:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Abdelghani Meslem]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
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		<description><![CDATA[Docteur Abdelghani Meslem, spécialiste en structure et génie parasismique prévient : «L’application stricte des règles parasismiques est la meilleure stratégie de prévention» - Selon une récente étude sur la vulnérabilité aux risques naturels dans la wilaya d’Alger, qui vient tout juste d’être finalisée, la menace de séismes dévastateurs plane sévèrement sur la région. Quel commentaire pouvez-vous en faire ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Docteur Abdelghani Meslem, spécialiste en structure et génie parasismique prévient :</p>
<h2 style="text-align: justify;">«L’application stricte des règles parasismiques est la meilleure stratégie de prévention»</h2>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- Selon une récente étude sur la vulnérabilité aux risques  naturels dans la wilaya d’Alger, qui vient tout juste d’être finalisée,  la menace de séismes dévastateurs plane sévèrement sur la région. Quel  commentaire pouvez-vous en faire ?</strong></em></span></p>
<div id="attachment_2785" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Meslem.jpg"><img class="size-medium wp-image-2785" title="Meslem" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Meslem-300x266.jpg" alt="" width="300" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">Docteur Abdelghani Meslem. Spécialiste en structure et génie parasismique</p></div>
<p>Je dirais simplement que cette étude n’apporte rien de nouveau aux  scientifiques algériens, soit dans les universités soit dans les centres  de recherche.</p>
<p>Des études sur les risques naturels et leur impact dans  les grandes villes algériennes, y compris la capitale, ont été réalisées  par les centres de recherche algériens tels que le Centre national de  recherche appliquée en génie parasismique (CGS), le Centre de recherche  en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) ou les universités  algériennes telle que l’université des sciences et de la technologie  Houari Boumediène (USTHB).<span id="more-2781"></span></p>
<p>Je souhaiterais que les responsables, dans nos ministères, se  rapprochent de nos scientifiques et de nos universités avant d’appeler  les étrangers et, par là, montrer au grand public que l’université  algérienne, avec 50 années d’existence, n’a pu former des scientifiques  capables de réaliser une étude de vulnérabilité, alors que plusieurs  études de microzonation et d’évaluation de vulnérabilité des structures  stratégiques ont été déjà réalisées par les scientifiques du CGS.</p>
<p>Je  recommande aux autorités concernées par la réduction des risques de  catastrophe d’aller creuser dans les archives des centres de recherche  algériens avant d’appeler des consultants étrangers.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- Quelles sont les limites de ces prévisions ?</strong></em></span></p>
<p>Ces prévisions sont basées sur l’approche probabiliste et donc ne  peuvent être que des outils d’aide à la décision pour les décideurs.  Tout le monde, à Alger, société civile et autorités publiques,  connaissent très bien le degré de vulnérabilité des constructions à  Alger et plus particulièrement les constructions datant d’avant 1962.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- L’Algérie, qui a connu plusieurs séismes violents ces dernières décennies, a-t-elle une politique préventive efficace ?</strong></em></span></p>
<p>A mon avis l’Algérie, après plusieurs expériences de catastrophes, a  développé une politique préventive particulièrement aux séismes.</p>
<p>Je  citerais, à titre d’exemples, les règles parasismiques algériennes (RPA)  qui ont été adoptées la première fois en 1981, l’assurance  «catastrophes naturelles» qui est obligatoire depuis septembre 2004,  l’enseignement du génie parasismique dans la majorité des universités et  écoles supérieures algériennes, les études d’aléas et de vulnérabilités  réalisées par les institutions algériennes, l’éducation dans les cycles  primaires et secondaires au comportement face au risque sismique  (ministère de l’Education nationale, Croissant-Rouge algérien et DGPC),  l’acquisition par le CGS (ministère de l’Habitat) d’une table vibrante  pour mener les recherches en génie parasismique dans le cadre de la  réduction du risque sismique.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- Quelle serait, selon vous, la meilleure stratégie de  prévention à adopter pour faire face aux risques de séismes et pour en  atténuer les dégâts ?</strong></em></span></p>
<p>Pour la réduction des dégâts, la meilleure stratégie est principalement  l’application stricte des Règles parasismiques algériennes  (RPA1999/2003) pour les structures nouvelles et le renforcement des  structures existantes vulnérables qui ne répondent pas aux normes  d’aujourd’hui ; la formation des administrateurs et des ingénieurs au  sein des administrations ainsi que des entrepreneurs à la réduction des  risques de catastrophes sismiques au sein des universités.</p>
<p>Il faut aussi  sensibiliser et encourager les propriétaires privés à renforcer leurs  maisons conformément au RPA1999/2003 par la mise à leur disposition des  crédits nécessaires, renforcer les prérogatives du Contrôle technique  des constructions (CTC) et jouer un rôle de force publique.</p>
<p>Les assurances doivent aussi jouer un rôle important dans l’atténuation  des dégâts. Il est clair comme le cristal que toute la stratégie de  prévention doit commencer par la sensibilisation de la société civile.</p>
<p>En conclusion, je dois dire que, comme toute autre forme d’action en  faveur de la protection, de la promotion sociale et du développement  économique, la réduction des pertes en vies humaines et économiques doit  se baser sur la recherche scientifique, à travers une stratégie  nationale de gestion des risques aussi bien naturels que technologiques.  Nous savons aujourd’hui que la science et la technologie modernes,  alliées à une politique sociale éclairée, sont capables d’atténuer  considérablement les effets négatifs des risques majeurs.</p>
</div>
<h3 style="text-align: justify;">Bio express :</h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Le docteur Abdelghani Meslem, spécialiste en structure et génie  parasismique, est membre de la Society for Earthquake and Civil  Engineering Dynamics (Angleterre). En 2010, il a obtenu son PhD en génie  parasismique à l’université de Chiba, au Japon. Le Dr Meslem a collaboré avec des chercheurs et ingénieurs  multidisciplinaires ; il a ainsi participé à des projets nationaux et  internationaux pour la réduction des risques sismiques. Il est  actuellement un chercheur à The Earthquake and People Interaction Centre  (EPICentre), University College of London (UCL), Angleterre. Il travaille sur un projet international et interdisciplinaire sur les  méthodes globales pour l’estimation de la vulnérabilité et des risques  sismiques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Propos recueillis par Fella Bouredji (<a href="www.elwatan.com">El Watan</a>)</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A lire aussi: </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/21/seismes-la-menace-plane-sur-lalgerie/">Séismes : La menace plane sur l&#8217;Algérie </a><br />
</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Séismes : La menace plane sur l&#8217;Algérie</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 11:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boumerdès]]></category>
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		<description><![CDATA[Les souvenirs du violent séisme (Magnitude 6,8 sur l&#8217;échelle de Richter) qui a secoué la région d&#8217;Alger, Boumerdès plus particulièrement (45km à l&#8217;est d&#8217;Alger), le 21 mai 2003, restent vivaces. Près de 3 000 personnes y ont péri. Des milliers de blessés. Dix ans après, la menace de séismes violents persiste et inquiète les Algériens. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les souvenirs du violent séisme (Magnitude 6,8 sur l&#8217;échelle de Richter) qui a secoué la région d&#8217;Alger, Boumerdès plus particulièrement (45km à l&#8217;est d&#8217;Alger), le 21 mai 2003</strong><strong><strong>,</strong> restent vivaces. Près de 3 000 personnes y ont péri. Des milliers de  blessés. Dix ans après, la menace de séismes violents persiste et inquiète les Algériens.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_2757" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Séisme.jpg"><img class="size-medium wp-image-2757 " title="Séisme" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Séisme-300x255.jpg" alt="" width="300" height="255" /></a><p class="wp-caption-text">Séisme de Boumerdès, 21 mai 2003  Reuters</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-2739"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La terre qui tremble, tout qui s’effondre. La menace plane et en angoisse plus d’un. Le nord méditerranéen est régulièrement touché par des séismes. Mais les experts le répètent souvent, la côte algérienne où une grande partie de la population réside, est une zone à forte sismicité, encore plus exposée que ses voisins Tunisiens ou Marocains. Les tremblements de terre y sont récurrents.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Dernière secousse en date, dimanche 19 mai à <em><strong>Béjaia</strong></em> (dans l’est du pays à près de 400km de la capitale), un séisme d’une magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter. Plus de peur que de mal. Seulement 5 blessés légers mais une population complètement paniquée.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le 4 mai dernier, un tremblement de 3,2 à l’échelle Richter dans <em><strong>la région d’Oran</strong></em> (dans l’ouest du pays à plus de 400km de la capitale). La liste est longue.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Toujours, au nord-ouest du pays, dans la soirée de Jeudi 2 mai 2013, une secousse (4,7 sur l’échelle de Richter) plonge <em><strong>Mostaganem</strong></em> dans la panique.  Dix-sept personnes ont été blessées .</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le 27 avril dernier, c’est du côté de <em><strong>Bordj El kifan </strong></em>(dans la banlieue est d&#8217;Alger) que la terre a tremblé (une magnitude de 2,7 sur l’échelle de Richter).</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;">Prévisions inquiétantes</h3>
<p style="text-align: justify;">Les souvenirs du violent séisme de Boumerdès, survenu le 21 mai 2003, restent vivaces. Près de 3 000 personnes y ont péri. Des milliers de blessés. Depuis les chercheurs Algériens redoublent d’efforts. Le <em><strong>CRAAG</strong></em> (Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique) et le <em><strong>CGS</strong></em> (Centre de Recherche Appliquée en Génie Parasismique) ont renouvelé et numérisé leurs réseaux. L’aléa sismique gagne en précision. Mais la question de la prévention reste posée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une étude algéro-française rendue publique le 9 Avril 2013 à Alger sur la vulnérabilité aux risques naturels et au changement climatique dans la wilaya d’Alger, plusieurs scénarios ont été élaborées. Le Sahel et Blida présentent les plus grands risques de séisme, générant également des risques de tsunami à une hauteur d’eau au rivage de 2 m pour une probabilité de survenance de quelques décennies.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L’Algérie manque de prévention opérationnelle<strong><br />
</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Que faire face à tant de risques ? L’anticipation serait le maître mot, mais c’est justement là que le bât blesse.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Yves Ennesser, chef de projet du groupement des bureaux d’études en charge de cette étude, expliquait en marge de la présentation de cette étude que «<em>l’Algérie a les moyens d’intervention efficaces, mais elle n’a pas d’approche d’anticipation et de prévention opérationnelle</em>».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout un défi pour l&#8217;Algérie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Fella Bouredji </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A lire aussi : </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/02/10/les-cites-dortoirs-en-algerie-architecture-du-mal-vivre/">Cités-dortoirs en Algérie : L&#8217;architecture du mal-vivre</a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/02/10/halim-faidi-il-faut-liberer-larchitecture-en-algerie/">Halim Faîdi : &laquo;&nbsp;Il faut libérer l&#8217;architecture en Algérie&nbsp;&raquo;</a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La maladie de Bouteflika sème le trouble en Algérie</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/19/la-maladie-de-bouteflika-seme-le-trouble-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 16:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Atteinte à la sureté de l'Etat]]></category>
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		<category><![CDATA[Val-de-grâce]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le Président Bouteflika est porté disparu depuis plus de trois semaines, suite à une hospitalisation au Val-de-Grâce en France. A Alger les polémiques enflent, la censure frappe et pour couronner le tout, la justice s&#8217;en mêle avec des menaces de condamnation! Depuis le 27 avril 2013, date à laquelle le Président Algérien, 76 ans, a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Alors que le Président Bouteflika est porté disparu depuis plus de trois semaines, suite à une hospitalisation au Val-de-Grâce en France. A Alger les polémiques enflent, la censure frappe et pour couronner le tout, la justice s&#8217;en mêle avec des menaces de condamnation!<span id="more-2673"></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le 27 avril 2013, date à laquelle le Président Algérien, 76 ans, a été transféré en urgence pour des soins en France, <a href="http://www.slateafrique.com/228001/algerie-le-flou-officiel-sur-letat-de-sante-de-bouteflika-favorise-lalarmisme">le silence des autorités</a> Algériennes sur l&#8217;état de santé du chef de l&#8217;Etat donne lieu à toutes sortes de <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/">dérives</a> et d&#8217;incertitudes.</p>
<div id="attachment_2683" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Bouteflika.jpg"><img class="size-medium wp-image-2683" title="Bouteflika" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Bouteflika-300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Abdelaziz Bouteflika, président de la République Algérienne. Reuters 10/04/2013</p></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Il serait déjà mort&nbsp;&raquo; tranchent certains, pendant que d&#8217;autres spéculent sur sa maladie et le temps qu&#8217;il lui reste à vivre. La presse nationale tente de remplir le vide laissé par les services de communication de la Présidence. Dernière tentative en date, un nouveau venu dans la presse écrite, le quotidien francophone <a href="http://www.monjournaldz.com/"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon Journal&nbsp;&raquo;</strong></em> </a>qui consacrait pour son édition du 19 mai (dans ses deux versions arabe et française) un dossier révélant que le Président Bouteflika serait dans un &laquo;&nbsp;état comateux&nbsp;&raquo;. Il aurait du être dans les kiosques ce dimanche, il n&#8217;en sera rien. Le journal ne quittera pas l&#8217;imprimerie, il est censuré sur ordre du ministère de la communication, selon Hichem Aboud, directeur des deux journaux censurés.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Retour à la <span style="color: #ff0000;">CENSURE</span> assumée</h3>
<p style="text-align: justify;">Les numéros de dimanche 19 mai du quotidien <em><strong>Mon Journa</strong><strong>l </strong></em>et sa version arabophone <em><strong>Djaridati</strong></em>, ont été saisis dans la soirée de samedi à l&#8217;imprimerie (étatique).</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Hichem Aboud, directeur des deux journaux censurés, qui s&#8217;est confié tout de suite après les faits au quotidien algérien <a href="http://www.elwatan.com/actualite/en-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-monjournal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php">El Watan</a>, &laquo;&nbsp;c’est l’imprimeur qui a alerté le ministère, lorsqu’il a découvert le dossier traitant de l’état de santé du président Bouteflika&nbsp;&raquo;.</p>
<blockquote><p>Il explique que &laquo;&nbsp;ce dossier repose sur des informations vérifiées, faisant état de la détérioration de l&#8217;état de santé du président qui serait dans « un coma profond qui pourrait durer des semaines&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le ministère de la communication aurait demandé à Hicham Aboud de retirer les deux pages, pour que son journal soit imprimé, ce qu’il a refusé.</p>
<p>Le ministère n&#8217;a pas manqué de réagir via l&#8217;agence de presse nationale (APS). &laquo;&nbsp;Aucun ordre de censure n&#8217;a été donné&nbsp;&raquo; précise la dépêche:</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est le directeur de ces publications qui a initialement accepté de  renoncer à leur impression après les observations qui lui ont été faites sur le non-respect de l&#8217;article 92 de la loi organique relative à l&#8217;information qui stipule que le journaliste &laquo;&nbsp;doit notamment respecter les attributs et les symboles de l&#8217;Etat, avoir le constant souci d&#8217;une information complète et objective, rapporter avec honnêteté et objectivité les faits et  événements et rectifier toute information qui se révèle inexacte&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Depuis l&#8217;affaire prend une tournure plus grave.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Atteinte à la sûreté de l&#8217;Etat</h3>
<p style="text-align: justify;">Le parquet général près la cour d&#8217;Alger a ordonné  des poursuites judiciaires à l&#8217;encontre de Hichem Aboud pour <span style="color: #ff0000;">&laquo;&nbsp;atteinte à la sécurité de  l&#8217;Etat, à l&#8217;unité nationale et à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions&nbsp;&raquo;</span>. L&#8217;information est tombée comme un couperet dans l&#8217;après-midi de dimanche 19 mai 2013.</p>
<div id="attachment_2685" class="wp-caption alignright" style="width: 190px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Hichem-Aboud.jpg"><img class="size-medium wp-image-2685 " title="Hichem Aboud" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Hichem-Aboud-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a><p class="wp-caption-text">Hichem Aboud. Directeur des deux journaux censurés </p></div>
<div style="text-align: justify;">
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Suite aux propos tendancieux tenus sur certaines chaînes d&#8217;information  étrangères, dont France 24, par le dénommé Aboud Hichem, sur l&#8217;état de santé  du président de la République selon lesquels il se serait dégradé allant jusqu&#8217;à  déclarer que le chef de l&#8217;Etat serait dans un état comateux, et compte tenu de l&#8217;impact négatif direct de ces rumeurs sur l&#8217;opinion publique nationale et internationale et eu égard au caractère pénal de ces propos infondés&nbsp;&raquo; est-il précisé dans un communiqué du Parquet.</p></blockquote>
<h3>Indignation des journalistes</h3>
<p>Le syndicat national des journalistes n&#8217;a pas tardé à exprimer son indignation.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le Syndicat national des journalistes qui exprime son entière solidarité avec les confrères censurés, tient à dénoncer cet acte liberticide que rien ne peut justifier. Plus que tout, le Syndicat met en garde contre toute tentation de retour aux vieilles méthodes faites de chantages, sous toutes ses formes. Que tous sachent que la liberté de la presse et d’expression est un acquis irréversible, en Algérie particulièrement ou, depuis 1988, la corporation n’a jamais cédé, ni aux pressions du pouvoir, ni même à la barbarie terroriste&nbsp;&raquo; indique un communiqué signé du Secrétaire général, Kamal Amarni.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est le premier cas de censure du genre depuis plus de 15 ans en Algérie. Un coup dur pour la presse indépendante Algérienne.</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji </strong></em></p>
<p><em><strong>A lire aussi : </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/">Val-de-Grâce pour tous les Algériens</a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://www.slateafrique.com/227773/algerie-censure-des-journaux-evoquant-la-sante-de-bouteflika">Algérie : censure de journaux évoquant la santé de Bouteflika</a></strong></em></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Doc à voir : L&#8217;Algérie à l&#8217;épreuve du pouvoir, d&#8217;Hervé Bourges</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 07:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d'Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Bourges]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[L'Algérie à l'épreuve du pouvoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Le documentaire sera projeté lundi 13 mai 2013 à 18h à l&#8217;institut français d&#8217;Alger, en présence d&#8217;Hervé Bourges. A voir! Certains ont adoré, d&#8217;autres ont eu à redire sur presque toutes les séquences du film. L&#8217;Algérie à l&#8217;épreuve du pouvoir, 1962-2012, le documentaire d&#8217;Hervé Bourges, célèbre homme de médias français, familier de l’Algérie, avait soulevé bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le documentaire sera projeté lundi 13 mai 2013 à 18h à <a href="http://www.if-algerie.com/">l&#8217;institut français d&#8217;Alger</a>, en présence d&#8217;Hervé Bourges. A voir!<span id="more-2637"></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Certains ont adoré, d&#8217;autres ont eu à redire sur presque toutes les séquences du film. <em><strong>L&#8217;Algérie à l&#8217;épreuve du pouvoir, 1962-2012</strong>,</em> le documentaire d&#8217;Hervé Bourges, célèbre homme de médias français, familier de l’Algérie, avait soulevé bien des passions lors de  sa première diffusion en septembre 2012, sur la Chaîne France 5.<a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Bourges.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2639" title="Bourges" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Bourges-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il se veut être «une enquête politique et historique au cœur du pouvoir algérien, des accords d’Evian de 1962 au printemps arabe de 2011, à la rencontre d’une Algérie à l’épreuve du pouvoir, avec la participation des acteurs de l’époque et les principaux hommes politiques algériens, ainsi que des personnes de la société civile».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Images inédites de l&#8217;Algérie (archives télévisuelles de l’époque), témoignages de nombreuses personnalités politiques algériennes, ce documentaire est une plongée dans l&#8217; histoire tumultueuse du pays</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Mon ambition a été de m’inscrire dans une  démarche historique et patrimoniale avec l’intention de montrer, raconter, interroger, confronter, en m’interdisant de juger. », indique l’auteur.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">A voir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Fella Bouredji</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A lire aussi: </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/07/04/50-ans-dindependance-ca-coute-cher/">50 ans d&#8217;indépendance, ça coûte cher!</a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/11/01/poeme-de-la-combattante-djamila-bouhired/">Poème de la combattante Djamila Bouhired </a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><br />
</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi il ne faut pas tomber malade en Algérie</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/08/pourquoi-il-ne-faut-pas-tomber-malade-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 15:36:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[malade]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bras de fer qui oppose le ministère Algérien de la Santé aux six syndicats actuellement en grève se durcit. Répression policière contre des médecins contestataires à Alger. Reuters/2010 Les grévistes ont tenu mercredi 8 mai un Sit-in, sévèrement réprimé par la Police, à l’entrée du ministère de la Santé à Alger, pendant que dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le bras de fer qui oppose le ministère Algérien de la Santé aux six syndicats actuellement en grève se durcit.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_2611" class="wp-caption aligncenter" style="width: 298px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Médecins-Algériens.jpg"><img class="size-full wp-image-2611" title="A medical staff looks at riot police during a strike at University Hospital Mustapha Bacha in Algiers" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Médecins-Algériens.jpg" alt="" width="288" height="192" /></a></dt>
<p class="wp-caption-dd">Répression policière contre des médecins contestataires à Alger. Reuters/2010</p>
</dl>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Les grévistes ont tenu mercredi 8 mai un Sit-in, sévèrement réprimé par la Police, à l’entrée du ministère de la Santé à Alger, pendant que dans nos hôpitaux, la crise enfle. Les médecins sont débordés, les malades en détresse et les grévistes à bout de nerfs.</strong><span id="more-2589"></span></p>
<p>Le service minimum, bien qu’assuré dans la plupart des structures, s’organise très mal. La grève dévoile plus que jamais la plaie béante qui gangrène nos hôpitaux. Le ministère de la Santé n’a pas manqué de dénoncer, dans un communiqué rendu public lundi dernier,</p>
<blockquote><p>«cette grogne sociale» injustifiée, à son sens.</p></blockquote>
<p>Les syndicats, de leur côté, accusent le ministère de «désinformation et de politique de fuite en avant».</p>
<blockquote><p>«Le ministre n’a pas respecté ses engagements et n’a pas répondu à nos revendications», explique le docteur Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) et membre de l’Intersyndicale de la santé à l&#8217;origine de la grève.</p></blockquote>
<p>Et d’ajouter : «C’est la tutelle qui tient le malade en otage, alors que nous nous battons pour un meilleur système de santé.»</p>
<h3>Dialogue de sourds</h3>
<p>Pendant ce temps, le malade est plus que jamais en détresse.</p>
<blockquote><p>«J’attends mon tour, j’ai trop mal pour rester debout, ils ne savent pas encore ce que j’ai.»</p></blockquote>
<p>Selma, la trentaine entamée, arrange précipitamment le foulard qui lui cerne le visage avant de replaquer au plus vite ses deux mains sur le ventre.</p>
<blockquote><p>«J’ai mal et je suis épuisée», ajoute-t-elle d’une voix presque inaudible.</p></blockquote>
<p>Assise en tailleur, elle occupe ce petit coin du pavillon des urgences vitales et médicochirurgicales du CHU Mustapha Pacha d&#8217;Alger, depuis trois heures déjà. Elle est loin d’être la seule dans ce cas.</p>
<h3><em>La grève dévoile les défaillances</em></h3>
<p>Dans le hall d’entrée, d’autres malades attendent. A chacun son petit coin. A quelques mètres, une vieille femme dort sur un brancard, comme oubliée. Autour, les visiteurs entrent et sortent, les malades vont et viennent, les agents de sécurité, les médecins, les infirmiers (il y en a si peu) sont dépassés. Le service tourne au ralenti.</p>
<blockquote><p>«Il ne faut pas s’étonner. C’est comme ça toute l’année !», lâche une infirmière en grève sur le point de rejoindre la chambre de garde. «La grève en rajoute certes, mais c’est comme ça toute l’année. On assure le service minimum comme on peut», insiste-t-elle.</p></blockquote>
<h3>Service minimum à longueur d&#8217;année</h3>
<p>L’attente, l’improvisation et la prise en charge approximative font le quotidien de nos hôpitaux. Avec la grève illimitée des paramédicaux, la grève cyclique des corps communs (agents d’administration, agents de nettoyage et de sécurité…), ajoutée depuis trois jours à celle des médecins généralistes, spécialistes, dentistes, pharmaciens, psychologues et enseignants paramédicaux, les services de santé s’enlisent dans la crise.</p>
<p>Opérations chirurgicales reportées, refus d’admission et consultations suspendues. Seuls les admissions dans les urgences et le suivi des malades déjà hospitalisés sont assurés.</p>
<h3>Anarchie et improvisation</h3>
<p>Au CHU Beni Messous d&#8217;Alger, près de 1000 employés des corps communs sur les 2225 que compte l’hôpital sont en grève. Les médecins généralistes ont suspendu leurs consultations et les paramédicaux s’en tiennent au strict minimum. Alors que certains services sont quasi déserts, le pavillon des urgences est gagné par l’anarchie.</p>
<p>Les va-et-vient sont incessants, les médecins de garde sont vite débordés. Dehors, l’ambiance est à la contestation. Des blouses blanches rassemblés par dizaines dans les jardins, des banderoles accrochées sur les clôtures, des slogans scandés en chœur pendant que les allers et venues se poursuivent à l’entrée de l’hôpital.</p>
<blockquote><p>«Le ministère nous fait marcher depuis des années, il y va de notre dignité !», s’insurge un médecin entre deux slogans scandés à tue-tête.</p>
<p>«Honte au ministère sans décision !»</p></blockquote>
<p>A quelques mètres, un visiteur s’offusque : «Y en a marre de ces grèves cycliques, et il n’y a même pas de service minimum sérieux !»</p>
<blockquote><p>Le médecin se défend : «Le service minimum est assuré, ce n’est pas de notre faute si ce système est défaillant et que le manque de moyens s’aggrave.»</p></blockquote>
<h3>Qui organise le service minimum?</h3>
<p>Tous les regards sont braqués sur le personnel hospitalier depuis le début de cette grève généralisée, les failles de notre système de santé deviennent plus flagrantes.</p>
<p>Pour le Dr Yousfi, si la situation atteint un point alarmant, il y va de la responsabilité du ministère de la Santé.</p>
<blockquote><p>«Pour la première fois depuis que notre syndicat a été créé, il n’y a pas eu de réunion de concertation avec la tutelle après le dépôt de notre préavis de grève», explique-t-il.</p></blockquote>
<p>Aucune réunion n’a donc eu lieu pour organiser le service minimum tel que le prévoit la loi. Mais le président du SNPSSP tient à préciser :</p>
<blockquote><p>«La tutelle n’a jamais organisé le service minimum, c’est nous qui l’improvisons à chaque grève par acquis de conscience.»</p></blockquote>
<p>L’improvisation atteint son comble. Le ministère accuse les syndicalistes «de pénaliser le citoyen». Ces derniers répondent qu’ils se battent justement «pour défendre les droits des citoyens pour une meilleure santé publique». Les malades, eux, attendent.</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji (<a href="www.elwatan.com">El Watan</a>)</strong></em></p>
<p><em><strong>A lire aussi: </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/#more-2535">Val-de-Grâce pour tous les Algériens</a> </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/09/24/une-grande-mosquee-contre-cent-centres-de-radiotherapie/">Une grande mosquée contre cent centres de radiothérapie</a></strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Val-de-Grâce pour tous les Algériens!</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 May 2013 09:37:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteklika]]></category>
		<category><![CDATA[cancéreux]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux Algériens]]></category>
		<category><![CDATA[Val-de-grâce]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas de trêve sociale en Algérie. La crise enfle dans les hôpitaux et la paralysie est assurée à partir de lundi 6 mai 2013. Mauvaise prise en charge du malade, pénurie de médicaments, manque de moyens, autant de sources de contestation. Alors que la population s&#8217;indigne, les professionnels de la santé entrent en grève. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pas de trêve sociale en Algérie. La crise enfle dans les hôpitaux et la paralysie est assurée à partir de lundi 6 mai 2013. Mauvaise prise en charge du malade, pénurie de médicaments, manque de moyens, autant de sources de contestation. Alors que la population s&#8217;indigne, les professionnels de la santé entrent en grève.<span id="more-2535"></span> </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a tout juste une semaine, le Président Bouteflika se faisait hospitaliser en urgence au Val-de-Grâce, hôpital militaire français, <a href="http://www.slateafrique.com/193753/bouteflika-hospitalise-lalgerie-sinterroge-sur-son-avenir">pour un &laquo;&nbsp;mini AVC&nbsp;&raquo;</a>. Les communiqués officiels de la présidence parlaient alors</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;d&#8217;un transfert dû au manque de moyens pour assurer au chef de l&#8217;Etat tous les examens et soins nécessaires à sa santé&nbsp;&raquo;.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Depuis la colère gronde. Un peu partout, sur les réseaux sociaux, dans les hôpitaux&#8230;</p>
<div id="attachment_2541" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Boutef.jpg"><img class="size-medium wp-image-2541" title="Photo circulant sur Facebook" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Boutef-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Un Algérien manifestant devant le Val-de-Grâce à Paris, hôpital militaire français où a été hospitalisé Bouteflika la semaine dernière.</p></div>
<p>A Alger, c&#8217;est à l&#8217;entrée du Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) de l&#8217;hôpital Mustapha Pacha, le premier centre anti-cancer du pays, qu&#8217;un groupe d&#8217;une trentaine de citoyens a décidé de manifester dans la journée de samedi 4 Mai 2013.</p>
<p>Leur objectif : s&#8217;indigner contre l&#8217;état de délabrement du système de santé du pays, contre les transferts récurrents des dignitaires du régime à l&#8217;étranger pour soins pendant que les malades Algériens, les cancéreux plus particulièrement, meurent dans l&#8217;indifférence faute de traitements.</p>
<p>Leurs slogans sont tranchants :</p>
<blockquote><p>Val-de-Grâce pour tous, hôpital digne pour tous!</p></blockquote>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Hôpital-digne-pour-tous.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2545" title="Hôpital digne pour tous" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Hôpital-digne-pour-tous-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<h3>Changeons de système!</h3>
<p>Sur leur page<a href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=632937573388684&amp;set=oa.554035157982431&amp;type=1&amp;theater"> Facebook</a>, ces jeunes précisent leur démarche: Ils réclament un changement de système.</p>
<blockquote><p>Un président qui part se soigner ailleurs  alors que son peuple crève sur le pavé du délabré CPMC, cela touche à la souveraineté de l&#8217;Etat! Brisons le silence, indignons-nous! Un génocide à ciel ouvert, une mort à petit feu est réservée à ceux là. Le président Bouteflika a été hospitalisé à l&#8217;hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. En 14 ans de règne , il a dépensé plus de 800 Milliards de dollars sans pouvoir construire un hôpital digne de ce nom. Changeons de système!</p></blockquote>
<p>Ces jeunes ne sont pas les seuls à s&#8217;indigner. Les professionnels de la santé sont actuellement en pleine ébullition. Alors que les corps communs de la santé et les paramédicaux sont déjà en grève depuis des jours, les praticiens de la santé publique ( spécialistes, généralistes, pharmaciens, dentistes, enseignants, psychologues) entament une grève de trois jours renouvelable à partir de demain, lundi 6 mai 2013. Une paralysie des hôpitaux pour revendiquer de meilleures conditions de travail, un hôpital digne pour tous. L&#8217;enjeu est de taille et la colère se justifie.</p>
<p><strong>Les Algériens atteints du cancer ( 47 000 nouveaux cas chaque année) subissent des pénuries récurrentes de médicaments et une très mauvaise prise en charge, faute de moyens. </strong></p>
<p><strong> </strong>L’Algérie compte seulement 5 centres de radiothérapie. Un milliard d’euros pour la grande mosquée d’Alger à laquelle tient tant le président Bouteflika, de quoi construire des dizaines d’hôpitaux et de centres de radiothérapie. Son hospitalisation récente au Val-de-Grâce, semble être la provocation de trop&#8230;</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji</strong></em></p>
<p><em><strong>A lire aussi: </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/09/24/une-grande-mosquee-contre-cent-centres-de-radiotherapie/">Une grande mosquée contre cent centres de radiothérapie</a></strong></em></p>
<p><em><strong><br />
</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ces Algériens qui achètent leurs maisons en Espagne</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/04/27/2503/</link>
		<comments>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/04/27/2503/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 13:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[crise immobilière]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[logement]]></category>
		<category><![CDATA[passeurs de devise]]></category>
		<category><![CDATA[Transfert illicite d'argent]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre la crise nationale du logement et le rêve immobilier espagnol, la frontière semble très mince. Acheter un appartement en Espagne peut s’avérer plus simple que de lorgner un logement à Alger. Et tant pis si c’est illégal ! &#160; La chute des prix de l’immobilier en Espagne, qui se poursuit, fait le bonheur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Entre la crise nationale du logement et le rêve immobilier espagnol, la  frontière semble très mince. Acheter un appartement en Espagne peut  s’avérer plus simple que de lorgner un logement à Alger. Et tant pis si  c’est illégal !<br />
&nbsp;</p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/04/espagne_1536402_465x348.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2505" title="espagne_1536402_465x348" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/04/espagne_1536402_465x348-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></h3>
<div>
<p><span id="more-2503"></span>La chute des prix de l’immobilier en Espagne, qui se poursuit, fait le  bonheur de plus en plus d’Algériens. Acheteurs, vendeurs, agents  immobiliers, passeurs de devises, affairistes et rêveurs de tout bord  créent chaque jour de nouvelles passerelles entre Valence et Alger,  Madrid et Oran, Alicante, Malaga, Constantine et bien d’autres villes  des deux pays.</p>
<p>Les réseaux transfrontaliers qui tiennent ces «passerelles» se  consolident et deviennent de plus en plus visibles. Ils tirent profit de  la crise sans précédent qui frappe le pays. Depuis l’éclatement de la  bulle immobilière en Espagne (2008), les expulsions de propriétaires  surendettés battent leurs records (une hausse de 16,7% en 2012, selon  les statistiques espagnoles). Les cas de liquidations de bien  immobiliers saisis par les banques suite au surendettement des ménages  et à la faillite des promoteurs immobiliers espagnols sont légion. Les  Algériens, entre autres étrangers, y trouvent le bon filon. Les stocks  de logements neufs invendus seraient de plus d’un million. Des milliers  d’entre eux ont été achetés ces dernières années par des opérateurs  immobiliers algériens.</p>
<h3>Un phénomène qui prend de l&#8217;ampleur</h3>
<p>Leur cible : le cadre algérien qui a économisé toute sa vie, les  entrepreneurs, les riches, peut-être aussi les affairistes qui veulent  blanchir leur argent même si l’Espagne n’est plus une destination de  choix pour. La liste est longue. Le phénomène prend de l’ampleur, au vu  et au su de tous.</p>
<blockquote><p>«Votre appartement en Espagne à un prix défiant toute  concurrence, c’est ce que vous propose notre agence qui dispose d’une  large gamme d’appartements à des prix variés et attractifs.»</p></blockquote>
<p>L’annonce  parue, il y a quelques jours, dans un grand titre de la presse nationale  est accompagnée d’un numéro de téléphone espagnol et de photos très  alléchantes. Au bout du fil, un Algérien à la voix rassurante détaille  les prix des appartements proposés à la vente :</p>
<blockquote><p>«Du neuf, de l’occasion,  des ventes sur plan. Tout dépend de votre budget ! On vous facilitera  toutes les procédures».</p></blockquote>
<h3><strong>Les barrières légales levées</strong></h3>
<p>Des F2 à 25 000 euros (3,6 millions de dinars) à Alicante, de quoi  acheter un F1 à Bachdjerrah. Toujours à Alicante, des F4 à 80 000 euros  (11,6 millions de dinars), de quoi acheter un F3 à Ouled Fayet, des  villas à 300 000 euros à Benidorm (44 millions de dinars), de quoi  acheter un F5 dans un bel immeuble du centre-ville d’Alger). L’offre est  effectivement alléchante (les prix ont baissé de 25 à 50% ces dernières  années), d’autant que les agences immobilières qui les proposent lèvent  les barrières légales qui interdisent ce genre de transactions avec une  étonnante facilité. L’article 8 du règlement relatif aux règles  applicables aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes  devises est clair :</p>
<blockquote><p>«La constitution d’avoirs monétaires, financiers et  immobiliers à l’étranger par les résidents à partir de leurs activités  en Algérie est interdite.»</p></blockquote>
<p>Et pourtant, les annonces fleurissent sur le  Net et les agences immobilières qui ont pignon sur rue proposent,  prospectus en mains, la vente de ces appartements. Mieux, le paiement se  fait même en dinars.</p>
<h3>Numéro d&#8217;identification Estrangero</h3>
<p>Les procédures sont simples. Il suffit d’abord de choisir son  appartement, en prenant contact avec une agence, en Algérie ou en  Espagne. Il y en a autant ici que de l’autre côté de la Méditerranée. Il  faut ensuite s’offrir un petit séjour en Espagne pour entamer les  procédures, 3 à 4 jours suffisent. Première étape : l’obtention du  numéro d’identification estrangero (NIE), délivré par la police  espagnole, document nécessaire pour l’établissement d’un acte de  propriété et pour l’ouverture d’un compte bancaire de non-résident. Il  est délivré entre 15 et 45 jours après la demande. Seconde étape,  l’ouverture du compte, le versement d’un acompte de 10% à la signature  du contrat. Les agences mettent à la disposition du client leurs réseaux  de juristes, avocats et notaires. Les frais de cette première  transaction peuvent aller jusqu’à 4000 euros (en plus de l’acompte). Il  faut ensuite attendre deux à trois mois avant la finalisation de la  vente qui se fait au moment du paiement. Il se fait dans la majorité des  cas en dinars. C’est là qu’entrent en scène les passeurs de devises.</p>
<h3><strong>Un swift d’un nouveau genre</strong></h3>
<p>Hormis les cas précisés par la réglementation des changes, il est  interdit de transférer des devises vers l’étranger, sauf autorisation du  Conseil de la monnaie et du crédit de la Banque d’Algérie. Les  infractions à la réglementation des changes étant punies d’une peine  d’emprisonnement allant de 2 à 7 ans, les Algériens qui désirent  acquérir des biens à l’étranger évitent le canal bancaire, quand bien  même ils disposent de cartes bancaires internationales, de peur  justement d’être au cœur d’un contrôle de conformité que la Banque  d’Algérie peut initier à tout moment pour connaître la provenance exacte  de la devise. A moins d’avoir «des garanties» de ne pas être inquiétés  par les autorités, l’option des passeurs de devises, communément appelés  «porteurs de valises» est la plus sûre. Ils ont leurs entrées, qu’ils  gardent évidemment bien secrètes. Pour ceux qui n’ont pas la possibilité  de transférer leur argent par petites tranches par l’entremise de  proches en déplacements ou des résidents en Europe aptes à leur faire  des virements, les passeurs de devises ont leurs méthodes.</p>
<h3>Carte de résidence à la clef</h3>
<p>Un des agents immobiliers installés en Espagne, joint hier par  téléphone, l’explique :</p>
<blockquote><p>«Vous rassemblez le montant de l’achat en  dinars. Nous vous fixerons rendez-vous avec un de nos agents à Alger,  auquel vous ou une personne que vous aurez désignée remettra l’argent.  Au même moment, ici en Espagne, un virement en euros sera effectué sur  le compte que vous aurez ouvert plus tôt, en présence d’un avocat et du  notaire. La transaction sera rapide et sûre.»</p></blockquote>
<p>Un genre de swift, méthode  de virement international rapide et sécurisé, d’un genre nouveau.  L’euro est ainsi vendu au prix du change parallèle. L’agent immobilier  prend une commission de 2 à 3% sur l’opération de change. L’heureux  acheteur se voit remettre son acte de propriété et c’est de nouvelles  perspectives qui s’ouvrent à lui. Et là encore, le réseau continue de  lui vendre une autre part de rêve : gérer ses procédures administratives  pour l’obtention d’une carte de résidence. Une autre histoire.</p>
<h3><strong>Les passeurs de devises</strong></h3>
<p>Ils sont de plus en plus nombreux à s’adonner à cette transaction  complètement illégale au vu et au su de tous sans être inquiétés. A  chacun son point de vue. A la Banque d’Algérie, on décline toute  responsabilité face à ce phénomène grandissant : «Nous ne contrôlons que  ce qui passe par le canal bancaire, le reste ne relève pas de nos  prérogatives», indique notre source. Les services des Douanes, présents à  l’entrée et à la sortie des frontières aériennes (aéroports) et  maritimes (ports) et en charge de la lutte contre les transferts  illicites de capitaux semblent bien dépassés par le phénomène (ou plutôt  impliqués ?). Les agents immobiliers, pour leur part,  s’enorgueillissent d’aider d’honnêtes acheteurs à réaliser leur rêve  immobilier. Ces derniers ont aussi leurs arguments.</p>
<blockquote><p>«La réglementation  des changes est trop fermée et injuste. J’ai économisé toute ma vie pour  acheter ce bien, je ne vois pas pourquoi je m’en priverai même si c’est  illégal, sachant que la nomenklatura au pouvoir s’achète des biens  partout dans le monde depuis des années en blanchissant son argent», se  défend un nouvel acquéreur.</p></blockquote>
<p>Tout le monde y trouve son compte. Ces  transferts d’argent vers l’Espagne sont certes illégaux, mais ils sont  certainement d’une plate insignifiance devant les transferts illicites  qui se jouent à plus grande échelle ailleurs et qui minent cruellement  l’économie nationale.</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji</strong></em></p>
</div>
<div>
<h3><span style="color: #0000ff;">Frais et taxes après achat :</span></h3>
<p><span style="color: #0000ff;">L’achat d’une propriété en Espagne implique un certain nombre de frais  qui peuvent représenter jusqu’à 10% du prix d’achat. Parfois même un peu  plus quand il s’agit d’habitations neuves. Les agents immobiliers  n’avertissent leurs clients que très tard. Enumération de quelques-uns  d’entre eux : taxes de transfert (pour les reventes), taxe sur la valeur  ajoutée (pour les nouvelles propriétés), taxes sur les documents  juridiques, taxes foncières, frais de notaire, frais d’actes  d’inscription, commission de l’agent immobilier, en plus des dépenses  courantes (impôt foncier, impôt sur la fortune annuelle, impôt sur le  revenu, assurances et frais d’entretien de l’habitation…). </span></p>
</div>
<div>
<h3><span style="color: #0000ff;">La Banque d’Algérie se démarque :</span></h3>
<p><span style="color: #0000ff;">La Banque d’Algérie, qui a pour mission «de maintenir dans le domaine  de la monnaie, du crédit et des changes les conditions les plus  favorables à un développement ordonné de l’économie», est face à ses  limites. Il est, certes, dans ses prérogatives d’exercer un contrôle a  posteriori pour s’assurer de la régularité des transactions  internationales courantes et du transfert de et vers l’étranger. «Mais  ce contrôle ne se limite qu’aux seules opérations effectuées par le  canal bancaire», explique une source à la Banque d’Algérie. Et d’ajouter  : «Nous sommes bien au fait de toutes ces irrégularités, mais nous ne  pouvons rien faire.»</span></p>
<p><em><strong>Enquête publiée dans <a href="http://www.elwatan.com/actualite/ces-algeriens-qui-achetent-des-maisons-en-espagne-27-04-2013-211737_109.php">El Watan</a><br />
</strong></em></p>
</div>
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		<title>Cités-dortoirs en Algérie: L&#8217;architecture du mal-vivre</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Feb 2013 07:42:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Cités-dortoirs]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Janvier 2013, Le Président Bouteflika déclare vouloir en finir avec les cités-dortoirs exactement comme il l’avait déjà dit il y a 7 ans. Des centaines de cités-dortoirs ont pourtant été construites depuis, dans l’urgence, générant la même difficulté de vivre ensemble, la même violence. La cité des 1516 Logements AADL de Aïn Melha à Alger [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Janvier 2013, Le Président Bouteflika déclare vouloir en finir avec les cités-dortoirs exactement comme il l’avait déjà dit il y a 7 ans. Des centaines de cités-dortoirs ont pourtant été construites depuis, dans l’urgence, générant la même difficulté de vivre ensemble, la même violence. La cité des 1516 Logements AADL de Aïn Melha à Alger l’illustre parfaitement.<span id="more-2415"></span></strong></p>
<div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Je gare ma voiture à Aïn Naâdja et je prends un taxi clandestin à l’entrée de la cité chaque jour pour aller la chercher&nbsp;&raquo;, raconte Samir en montrant du doigt quelques voitures garées non loin de son immeuble.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Toutes ces voitures sont celles de clandestins&nbsp;&raquo;, précise-t-il en continuant à agiter ses mains. &laquo;&nbsp;Il m’emmène à Aïn Naâdja pour prendre ma voiture, ensuite je reviens à la cité pour chercher ma fille et la déposer à l’école.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Matin, midi et soir, ce sont les mêmes va-et-vient  pour Samir, la trentaine, ingénieur en génie civil. Il habite à la cité des 1516 Logements AADL de Aïn Melha, dans la commune de Gué de Constantine (Alger), où il craint de laisser sa voiture dans le parking et de trop s’attarder dehors.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Aïn Melha, cité cernée par la violence</h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis deux ans, la violence et les guerres des gangs font rage sur ce site, qui rassemble des milliers de relogés venus de différents coins de la capitale. Près de 10 000 personnes y vivent depuis juillet 2008, date de livraison de cette cité, construite sur une pente de la commune de Gué de Constantine et qui donne une vue imprenable sur <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/11/26/comment-vit-on-dans-un-bidonville-a-alger/">le bidonville Meguedem</a>, situé en contrebas. Des immeubles vert et blanc en labyrinthe, entourés de cités de couleurs différentes, logements sociaux participatifs (LSP) notamment.</p>
<div id="attachment_2457" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/02/Diar-Echems-Alger.jpg"><img class="size-medium wp-image-2457" title="Diar Echems Alger" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/02/Diar-Echems-Alger-300x219.jpg" alt="" width="300" height="219" /></a><p class="wp-caption-text">Une cité-dortoir à Alger. Reuters.</p></div>
<p style="text-align: justify;">A l’intérieur, quelques petits commerces, un stade délaissé, des ordures qui jonchent le sol et une caserne de la Gendarmerie nationale vide et fermée à double tour. Une seule école primaire à proximité, aucun centre de soins, aucun marché, aucun espace de loisirs et pas de poste de police. Une cité-dortoir en bonne et due forme. Comme des centaines d’autres à travers le pays. Celles-là même dont parlait le Président il y a à peine une semaine :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Il faut en finir avec les cités-dortoirs», disait-il lors de la remise du Prix national d’architecture. C’était loin d’être une première ! (voir encadré).</p>
</blockquote>
<h3>Comment «dessine-t-on» la violence ?</h3>
<p style="text-align: justify;">La vie dans la cité AADL de Aïn Melha est rythmée par le repli sur soi, la méfiance issue de violences à répétition. Des affrontements entre bandes rivales, des bagarres, des casses de voitures, des vols. S’il est clair que le système urbain déteint forcément sur le comportement des uns et des autres au sein de la société, reste à savoir lequel induit l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos villes engendrent-elles de la violence parce qu’elles ont été mal dessinées ou les a-t-on mal dessinées parce que la violence s’est ancrée dans notre mode de pensée ? Une équation difficile à résoudre, selon l’architecte Larbi Marhoum, 2e prix national d’architecture 2012 :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Il y a une forme de déterminisme vicieux entre la forme urbaine et la vie sociale ; l’un conditionne l’autre. Une forme urbaine fabrique une forme de société.»</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour le cas Aïn Melha, l’explication est simple.</p>
<blockquote><p>«Il n’y a pas de mixité sociale, aucun partage de l’espace public censé participer à la pacification, d’abord parce qu’il y a un déficit quantitatif concernant les équipements, mais aussi qualitatif dans le sens où la ville est un système complexe dont le logement n’est qu’une partie de l’équation», explique-t-il encore.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour Larbi Marhoum, cette violence s’explique en grande partie par le cadre de vie offert à ces gens, étant donné qu’«un dessin de ville induit nécessairement un dessein de vie».</p>
<h3>La difficulté de vivre ensemble</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Ici, on se contente de dormir, on quitte nos maisons très tôt et on y revient le soir. Nos courses, nos affaires, on les règle ailleurs parce qu’il n’y a rien ici, mais surtout parce qu’il règne un climat de terreur dans cette cité», raconte Djamel, cadre dans la Fonction publique, habitant lui aussi à Aïn Melha.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Depuis le début de l’année 2011, des dizaines d’affrontements entre bandes armées de barres de fer, de gourdins, de couteaux de boucher ont eu lieu.</p>
<blockquote><p>«Chaque deux mois, t’nod (ça explose) à cause d’histoires de guerres de territoires, de trafics, de gestion des parkings de la cité devenus payants», précise Samir qui agite toujours les bras en parlant. Signe de nervosité. «On ne va pas se plaindre du cadre de vie, on a où se loger, c’est déjà bien, mais on réclame de la sécurité», insiste-t-il.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Se loger, une obsession bien algérienne qui est peut-être à l’origine de cette violence qui habite l’espace public. «Nous avons fabriqué, en 50 années de gestion de l’urgence, deux grandes maladies sociales : l’Alzheimer parce que personne n’a d’adresse et de souvenir dans les cités et l’autisme parce que personne ne supporte plus l’autre, sauf par nécessité impérieuse», explique Larbi Marhoum.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Rejet de l&#8217;autre et repli sur soi</h3>
<p style="text-align: justify;">A Aïn Melha, où la majorité des familles relogées dans la cité AADL viennent de différents quartiers de la capitale, dont des quartiers difficiles, l’hostilité est très vite perceptible.</p>
<p style="text-align: justify;">Différents groupes se toisent de loin. Samir clique sur son téléphone et montre des photos prises lors des dernières échauffourées. Des voitures cassées, des débris de verre un peu partout sur le sol.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Ils ont cassé plusieurs voitures. Ce sont des voyous qui vivent dans cet immeuble, ils viennent du quartier Carrière Jaubert, à Bab El Oued. Cet autre immeuble aussi», raconte Samir en s’emportant et  montrant du doigt plusieurs immeubles. «Ils viennent des bidonvilles et se font la guerre», ajoute-t-il avant de s’éclipser.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est l’heure de prendre un taxi pour aller chercher sa voiture à Aïn Naâdja, puis sa fille à l’école, la ramener à la maison avant de redéposer sa voiture à Aïn Naâdja et de regagner la cité en taxi…</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji</strong></em><br />
<em><strong>Enquête publiée dans <a href="http://www.elwatan.com/actualite/ces-algeriens-qui-achetent-des-maisons-en-espagne-27-04-2013-211737_109.php">El Watan</a></strong></em></p>
</div>
<p><em><strong>A lire aussi :</strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/02/10/halim-faidi-il-faut-liberer-larchitecture-en-algerie/">Halim Faïdi: &laquo;&nbsp;Il faut libérer l&#8217;architecture en Algérie&nbsp;&raquo;</a></strong></em></p>
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		<item>
		<title>Halim Faïdi: &#171;&#160;Il faut libérer l&#8217;architecture en Algérie&#160;&#187;</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/02/10/halim-faidi-il-faut-liberer-larchitecture-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Feb 2013 07:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[architecture]]></category>
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		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Halim Faidi]]></category>
		<category><![CDATA[Prix National d'architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Halim Faïdi, 48 ans, architecte-urbaniste, a reçu le 3 janvier dernier le Prix national d’architecture, Prix spécial du président de la République. Médaillé de l’Académie française d’architecture, il n’en est pas à sa première distinction. Il a reçu, en 1992 déjà, le prix Tony Garnier à Paris, puis le Prix constructique à Paris, après quoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
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<div id="attachment_2435" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/02/Halim-Faidi-Prix-National-darchitecture.jpg"><img class="size-medium wp-image-2435" title="Halim Faidi, Prix National d'architecture" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/02/Halim-Faidi-Prix-National-darchitecture-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Halim Faïdi, Prix National d&#39;architecture 2012</p></div>
<p></em></strong></p>
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<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Halim Faïdi, 48 ans, architecte-urbaniste, a reçu le 3 janvier dernier le Prix national d’architecture, Prix spécial du président de la République. Médaillé de l’Académie française d’architecture, il n’en est pas à sa première distinction. Il a reçu, en 1992 déjà, le prix Tony Garnier à Paris, puis le Prix constructique à Paris, après quoi sa carrière a été marquée par plusieurs grandes réalisations : le nouveau siège du ministère des Affaires étrangères d’Alger (pour lequel il vient tout juste d’être primé), le Musée d’art moderne d’Alger (MaMa), tous deux nominés au prestigieux prix international Aga Khan. Il est membre du bureau de la fondation Casbah d’Alger et participe actuellement à plusieurs opérations d’urbanisme à travers le territoire national. Il dessine le nouveau siège de l’entreprise Aigle Azur, une tour de bureaux dans le quartier d’affaires de Bab Ezzouar ainsi que plusieurs opérations d’habitat de qualité, des centres de traitement anticancer avec des promoteurs privés.<span id="more-2427"></span> </em></p>
<p><strong><em>Il revient, dans cet entretien, sur la crise de l’urbanisme qui secoue le pays </em></strong><strong><em>et commente les dernières déclarations du président de la République sur la question «En finir avec les cités-dortoirs, aller vers une refonte du cadre légal régissant l’urbanisme…».  Il nous livre ses impressions, tout en proposant des solutions radicales.</em></strong></p>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;"><strong><em>-Le président de la République vient d’appeler à une refonte du cadre légal pour répondre à la crise de l’urbanisme qui secoue le pays. Qu’est-ce que cela évoque pour vous ?</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le président de la République a tracé un axe général qui va vers l’amélioration, la correction et la recherche de la qualité d’un cadre de vie harmonieux. C’est peut-être la déclaration la plus importante depuis les Assises de l’urbanisme, en 2006, où il avait déjà discouru dans ce sens. Entretemps, beaucoup d’erreurs ont été faites. Ce qu’il y a de nouveau, c’est l’appel à la correction. Je m’inscris totalement dans cet axe. Oui, cela doit aussi passer par un cadre légal. Au ministère de l’Habitat, un travail colossal est en cours sur des textes juridiques censés recadrer les responsabilités dans l’acte de bâtir.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-La solution réside-t-elle réellement dans le cadre juridique ? Si c’est toutefois le cas, suffit-il à lui seul comme réponse à la crise de l’urbanisme évoquée par le Président lui-même ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Non, mais il est un maillon fondamental et doit arriver en amont. Il fallait en faire un préalable, car c’est la loi qui guide. Mais à lui seul, le cadre juridique ne peut régler la question de l’urbanisme qui est d’abord d’ordre politique. Ce cadre ne pourra gérer que les considérations formelles. L’urbanisme est par essence un instrument politique. A travers lui, on définit ou pas le projet de société. Cela reste aussi une discipline complexe, différente de l’architecture.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-Les architectes et urbanistes algériens ont-il été, jusque-là, associés à penser les villes algériennes ? Ont-elles d’ailleurs réellement été pensées ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, l’épineuse question de la gestion de la crise du logement n’a pas posé la dimension «ville» sur des territoires qui sont de cette échelle. On s’est contentés de commandes de construction. Là où il y a des cités-dortoirs, il n’y a ni urbanisme ni architecture. Les seules expériences de villes nouvelles algériennes sont aujourd’hui dessinées ex-nihilo par des étrangers, je cite par exemple Bouinan, Boughzoul, Sidi Abdallah et El Ménéa, dessinées par des bureaux coréens.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-Est-ce normal ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi, ça ne l’est pas. C’est encore une solution de facilité. C’est en cela que le dernier discours du président de la République et cette remise très solennelle du Prix national soufflent comme un vent arrière pour nous si les choses vont de l’avant. Je ne connais pas beaucoup de peuples dans l’histoire qui aient confié l’édification de leur cadre de vie intime à d’autres peuples. Il faut passer de la reconnaissance à la confiance. Rien ne nous interdit, par contre, de faire appel à des constructeurs internationaux pour nous aider à construire nos villes. En revanche, il est inimaginable de croire qu’on puisse concevoir une ville à Séoul ou à Pékin et qu’on vienne y implanter des Algériens au forceps. C’est un non-sens. La ville n’est pas qu’un dessin.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-Qu’est-ce qui a fait défaut, jusque-là, dans nos politiques d’urbanisme ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">D’abord sous couvert de l’urgence, nous nous sommes précipités vers des solutions simplistes. Ensuite, et c’est la principale faiblesse, les acteurs institutionnels ne se sont pas beaucoup parlé. Comme personne ne régule, chaque secteur a jusque-là travaillé dans son monde, avec en filigrane une guerre de territoires et de puissances. En réalité, nous n’avons jamais su fabriquer de la ville plus par manque de concertation que par incompétence. Un exemple édifiant illustre ce propos. A Alger, il y a un grand projet de modernisation de la capitale. On peut en découvrir les détails à la Maison d’Alger (de l’architecte Larbi Merhoum), rue Larbi Ben M’hidi.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si, avis subjectif, je ne suis pas en accord avec toutes les orientations techniques du projet, je suis forcé de reconnaître que le dispositif inédit mis en place par la wilaya repose sur des instruments scientifiques efficaces. C’est bien la première fois qu’on offre à Alger toutes les chances d’entrer dans le club réservé des grandes capitales internationales. Le wali d’Alger semble jusqu’ici avoir réussi là ou beaucoup de ministres de l’Habitat et de l’Urbanisme ont échoué. Malheureusement, dès que ce projet arrive aux abords de La Casbah, il rencontre une clôture barbelée autour de la vieille cité. Ne pas toucher.</p>
<p style="text-align: justify;">Domaine réservé !  Or, tout le monde partage l’idée qu’on ne sait pas développer une ville moderne sans développer sa cité historique et inversement. Barcelone, Paris, Tunis, Tokyo, Amsterdam, Berlin ou Beyrouth se sont pliées à cette constante. Dommage collatéral, nous risquons de perdre d’un côté une partie de notre avenir porté par le projet d’Alger et, de l’autre, La Casbah en perdant un pan entier de notre mémoire. S’il n’est pas possible de se parler, il faut alors changer quelque chose dans l’équation. Seul ou séparé, personne ne peut y arriver. L’Algérie a besoin de tous ses enfants, solidaires et en ordre de marche.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-Que préconisez-vous pour sortir de cette inertie ambiante ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je recommande qu’on sépare l’architecture de l’ingénierie : ce ne sont pas les mêmes métiers, même s’ils sont connexes. Il faut consacrer l’architecture d’intérêt public. Comme l’avocat ou l’artiste, l’architecte professe un métier de talent et le talent appelle la liberté. L’ensemble des bureaux publics devraient revenir à leur vocation et à leur statut d’origine, c’est-à-dire l’ingénierie. Je serais heureux, architecte nécessairement libéral, de faire appel à de grands bureaux d’ingénierie publics pour m’accompagner dans mes études techniques. L’architecture passe par la nécessité d’une signature.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-Pourquoi pensez-vous, précisément, que les bureaux d’études publics doivent être écartés au profit d’architectes et d’urbanistes libéraux ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit surtout pas de les écarter de la chaîne de production. C’est juste une question de responsabilité et de liberté. Pour qui est en charge de concevoir une ville, il faut s’assurer une culture générale transversale. La ville est probablement l’exercice le plus complexe en matière de création tant elle traverse toutes les disciplines : l’économie, l’emploi, l’assainissement, l’hydraulique, l’hygiène publique, la culture, l’environnement, le sport, les transports en commun, l’habitat, les loisirs, l’environnement, la sûreté, la santé, l’enseignement, etc. Il est illusoire de croire qu’on peut se voir confier la responsabilité de réussir à répondre à la question complexe de la conception d’une ville à partir d’un bureau d’ingénierie sous-outillé et sous-formé. La loi consacre la prescription.</p>
<p><span style="color: #333399;"><em><strong>-Comment aboutir à cette rupture dont ont besoin les architectes et les urbanistes libéraux pour jouer leur rôle, tel que préconisé par le Président lui-même ?</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait remettre en place des cadres de concertation indépendants tel qu’il en existait avant, du type Comedor (Comité permanent d’études, de développement, d’aménagement et d’organisation de l’agglomération d’Alger, ndlr). Mais, il faut les confier à des gens forts, très forts. Il nous faut savoir conjuguer la nécessité de l’urgence de construire des logements avec le souci de ne pas hypothéquer l’avenir de nos villes et donc de notre société. Le rôle de l’Etat n’est pas de concevoir des villes, mais plutôt de mettre en place, de gérer et de contrôler les mécanismes qui produisent de la ville. Pour en revenir au discours du président de la République, je ne peux qu’y adhérer. Il nous reste à mettre en place les conditions pour que la courroie de transmission entre le prescripteur et le politique soit la plus courte possible pour permettre aux choses de se faire et vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, encore une fois, nous ne nous concertons pas entre acteurs de terrain, nous retomberons dans les mêmes travers. Il faut faire confiance aux enfants du pays. Il est aujourd’hui autorisé de rêver juste ! Dans son message, le président de la République a clairement demandé la libération de la créativité de nos architectes et il nous exhorte à rêver nos villes. En toute modestie et sans irrévérence, je témoigne que nos rêves sont prêts. Ils le sont depuis si longtemps que cet appel nous comble et nous émeut. Dieu fasse qu’il soit écouté. Nous sommes mûrs et fin prêts à participer à la construction du pays, du moins pour les tâches qui nous concernent. J’exerce un des métiers les plus passionnants du monde, car je passe ma vie à m’efforcer de rendre les gens heureux.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Propos recueillis par Fella Bouredji</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A lire aussi : </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Cités-dortoirs en Algérie : L&#8217;architecture du mal-vivre</strong></em></p>
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		<title>La contestation sociale monte d&#8217;un cran en Algérie</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 08:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
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		<description><![CDATA[Assauts, guerre au Sud, conflits à l&#8217;Est, terrorisme et contre-terrorisme, l&#8217;Algérie semble en guerre. Mais  le mouvement social ne s&#8217;est pas arrêté pour autant. La tension monte et la contestation continue de gronder. L’élan de solidarité nationale qu’a soulevé l’opération In Aménas, qui a rangé tous les Algériens du côté de leur armée, aurait pu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Assauts, guerre au Sud, conflits à l&#8217;Est, terrorisme et contre-terrorisme, l&#8217;Algérie semble en guerre. Mais  le mouvement social ne s&#8217;est pas arrêté pour autant. La tension monte et la contestation continue de gronder.<span id="more-2347"></span></strong></p>
<p>L’élan de solidarité nationale qu’a soulevé l’opération In Aménas, qui a rangé tous les Algériens du côté de leur armée, aurait pu faire croire que les querelles internes pouvaient cesser pour un instant. Erreur, les vents de la colère soufflent encore plus fort et de partout depuis plus d’une semaine.</p>
<div id="attachment_2403" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/02/Gardes-communaux-Algériens.jpg"><img class="size-medium wp-image-2403" title="Gardes communaux Algériens" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/02/Gardes-communaux-Algériens-300x286.jpg" alt="" width="300" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Manifestation des gardes communaux sévèrement réprimée par la Police. Alger. Juillet 2012. Reuters</p></div>
<p>Les travailleurs de l’université de Bejaia affiliés au syndicat national du personnel de l’administration publique (SNAPAP) ont tenu un rassemblement ce vendredi et ont marché jusqu’au siège de la wilaya pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de leurs tutelle. <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/07/19/des-paramilitaires-marchent-sur-alger/">Les gardes communaux</a> ont organisé sit-in et manifestations mardi dernier dans plusieurs villes du pays.</p>
<h3>Lutte contre le terrorisme administratif</h3>
<p>De leur côté, les travailleurs de la formation professionnelle ont opté pour un rassemblement mercredi 30 janvier devant leur ministère de tutelle à Alger. Un siège de la direction de l&#8217;emploi a été assiégé par une centaine de jeunes en colère à l&#8217;Ouest du pays et des lycéens ont défilé dans plusieurs villes alors que la grève dans le secteur de la santé a réussi à raflé un score de plus de 65% de suivi, pendant que le syndicat des personnels du ministère des affaires étrangères menace pour sa part de recourir à la grève.</p>
<p>Il y a aussi, <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/07/02/algerie-pourquoi-feter-une-independance-qui-nexiste-pas/">le collectif des chômeurs du Sud</a> qui a gagné la rue à Ouargla,  à quelques oléoducs de In Amenas, dans un gros clin d&#8217;œil au récent assaut, pour manifester le 29 janvier dernier afin de demander à l&#8217;armée d&#8217;intervenir et de lutter contre &laquo;&nbsp;le terrorisme administratif&nbsp;&raquo; qui les empêchent de trouver du travail.</p>
<h3>Les cancéreux menacent de gagner la rue</h3>
<p>Pour couronner le tout dans un pays qui souffre de la non prise en charge par l&#8217;Etat d&#8217;une foule de problèmes, <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/09/24/une-grande-mosquee-contre-cent-centres-de-radiotherapie/">les malades atteints d&#8217;un cancer</a> menacent de sortir à leur tour dans la rue très prochainement pour exiger que l&#8217;on arrête de les laisser mourir.</p>
<p>Même les boulangers, ceux d’Oran plus particulièrement, montent au créneau, avec une grève d’une journée organisée jeudi pour dénoncer « la marginalisation et l’absence d’écoute de leur préoccupations ». Rien ne semble donc stopper les revendications de plusieurs couches de la société et aucune guerre, au Sud, à l&#8217;Est ou au Nord n&#8217;a l&#8217;air d&#8217;influer sur leur entêtement à exprimer un mécontentement qui se généralise.</p>
<h3>4536 manifestations en 2012</h3>
<p>Pendant que les insatisfaits continuent de relever la tête, des statistiques viennent de tomber, indiquant que 4536 manifestations à caractère social ont eu lieu en 2012, avec en premières places les wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa (<a href="http://www.elwatan.com/regions/kabylie/tiziouzou/tizi-ouzou-une-moyenne-de-22-manifestations-sociales-par-mois-29-01-2013-201347_144.php">Kabylie</a>) suivies de Annaba et Mila (Est). Autant de manifestations contre cette inefficacité chronique d&#8217;un Etat riche soumis à l&#8217;inertie de tous ses services publics, enrayés par la bureaucratie et la corruption.</p>
<p>Dans ce cadre, si ces manifestations sont souvent réprimées par les forces de l&#8217;ordre et leurs meneurs emprisonnées, c&#8217;est peut-être ce nouveau phénomène à Biskra, encore dans le grand Sud algérien, qui risque de poser des problèmes au régime et aux politiques, ainsi qu&#8217;aux sociologues.</p>
<h3><strong>La technique de l&#8217;auto-emprisonnement</strong></h3>
<p>Au mois d&#8217;octobre dernier, une jeune femme de 20 ans s&#8217;est rendue dans un commissariat en possession de drogue en demandant à être de fait arrêtée.  Le 29 janvier dernier, deux autres <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/10/12/lalgerie-ne-sait-plus-quoi-faire-de-ses-jeunes/">jeunes</a> hommes, 21 et 24 ans,  ont utilisé <a href="http://elwatan.com/regions/est/biskra/des-jeunes-veulent-aller-en-prison-30-01-2013-201398_131.php">le même procédé</a> pour se faire enfermer.</p>
<p>En réalité, il semble bien que dans une forme de protestation silencieuse, et après avoir fait de l&#8217;immolation par le feu un phénomène national  (près d’une centaine de tentatives en une année), des jeunes semblent se passer le mot pour aller en prison volontairement.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, personne n&#8217;a donné de suite à cette étrange façon de faire, mais une contagion peut très vite arriver et pousser à l&#8217;engorgement des prisons, déjà surchargées.</p>
<h3>Une prison à ciel ouvert</h3>
<p>Les policiers ont quand même tenté de dissuader les deux jeunes hommes de procéder à ce type d&#8217;auto-emprisonnement, pour finalement consentir à les placer en détention préventive, ce qui était le but recherché de la manœuvre.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Une prison à ciel ouvert&nbsp;&raquo;, c’est ainsi que les Algériens, les jeunes plus particulièrement, qualifient souvent leur pays.</p></blockquote>
<p>Paradoxe inexplicable, comme si ce n&#8217;était pas assez, ils semblent pencher pour un second emprisonnement (en bonne et due forme cette fois) dans cette grande « prison à ciel ouvert ».Et si tous les Algérien(ne)s entraient en prison pour mieux contester?</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji</strong></em></p>
<p><em><strong>A lire aussi:</strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/09/24/une-grande-mosquee-contre-cent-centres-de-radiotherapie/">Une grande mosquée à Alger contre cent centres de radiothérapie</a></strong></em></p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/07/19/des-paramilitaires-marchent-sur-alger/"><em><strong>Des paramilitaires marchent sur Alger</strong></em></a></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/01/17/la-guerre-au-mali-linquietude-des-algeriens/">Guerre au Mali: Les Algériens de plus en plus inquiets</a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/11/12/le-train-de-vie-imperial-de-letat-algerien/">Le train de vie impérial de l&#8217;Etat Algérien</a> </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/10/24/de-plus-en-plus-facile-de-se-suicider-en-algerie/">De plus en plus facile de se suicider en Algérie</a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/10/12/lalgerie-ne-sait-plus-quoi-faire-de-ses-jeunes/">L&#8217;Algérie ne sait plus quoi faire de ses jeunes</a></strong></em></p>
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