El Hayek, une longue étoffe de soie qui enveloppe la totalité du corps, un voile généralement blanc qui s’accrochaient (elles sont rares à le porter encore) à la taille avant d’être ramener vers les épaules pour être enroulé sur la tête. Ce voile traditionnel qui se porte avec un Aâdjar, voilette qui se pose sur le visage pour ne laisser apparaître que les yeux, permettaient aux Algériennes d’allier pudeur et élégance. Elles l’ont à présent délaissé et il en fait des nostalgiques! 
Elles le portaient sous différentes formes (selon les régions) et ne quittaient pas leurs maisons sans s’y emmitoufler, il y a à peine quelques décennies. Il est devenu, par la force des choses, un élément identitaire fort, alliant ancrage religieux et traditionalisme. Après l’indépendance du pays, les femmes s’en sont, petit à petit, défaites jusqu’à le remplacer par le Hidjab, autre voile qui couvre la totalité du corps, mais importé d’ailleurs…
« C’est vraiment trop dommage que les Algériennes ne le portent plus et qu’elles lui préfèrent désormais le Hidjab! »
Un regret qui revient souvent sur les lèvres mais qui n’est pas tombé dans les oreilles d’un(e) sourd(e). Un appel vient d’être lancé sur Facebook pour lui rendre hommage, voir même le rétablir. Un rassemblement est prévu pour le 02 février 2013 à Alger où toutes les femmes sont invitées à le porter.
Un précieux retour aux sources?
« El Hayek sublime la beauté de la femme. Pour rendre hommage au Hayek de nos grands-mères , nous vous invitons a le porter le 2 février 2013. Le rassemblement se fera au parc de la liberté à Alger pour pouvoir mettre nos Hayek et faire une petite promenade dans les rues d’Alger en distribuant des dépliants sur l’origine du Hayek » expliquent les organisateurs de l’événement sur leur page Facebook.
Une manière originale de tenter encore une fois de renouer avec l’espace public.
Ce n’est qu’un voile traditionnel?
Non, c’est bien plus que ça.
Un simple petit rassemblement de nostalgiques?
Non, un plus que ça…
Comme un énième appel à revenir aux sources dans une Algérie en mal de ses repères identitaires.
Samedi 02 Février 2013 au Parc de la Liberté à Alger. Rendez-vous est donc pris!
Fella Bouredji
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3 réactions
Il y a une citation qui dit » La nostalgie ? ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé « .
Je trouve l’idée du rassemblement pour El Hayek très excitante, poétique et juste magnifique, à accompagner absolument avec la fameuse chanson de notre Samy El Djazaïri – Ya B’net El Djazaïr … a chouf dik elhama (allure) ki telbess laâdjar wel hayek mrama …, afin rendre hommage à celui qui savait parler aux femmes et qui aimait la femme algérienne. Je vous invite à l’écouter, moi, je me sens belle qu’on je l’écoute.
Pour l’animation, les organisateurs de cette manifestation devraient fouiller dans notre patrimoine musical et rester en cohérence avec ce qu’il défendent. J’espère ne pas entendre le raï des cabarets le 02/02 qui polue l’ouie et excite les pervers.
Ah! Enfin, un peu de gaieté. Certains souvenirs d’enfance (en dehors de … vous comprenez de quoi je parle Fella), me restent comme un goût sucré de bonbon caramel en bouche.
En dehors des études, j’ai appris auprès des jeunes voisines, à faire ch’bika (dentelle) à l’aiguille sur du papier kraft. Le premier Aâdjar que j’ai fabriqué, ma mère le garde encore dans un drap blanc. Elle a dû économiser longtemps pour s’offrir un M’rama dont j’ai travaillé les bordures à l’aiguille et au fil très fin. Pour ma mère c’était un chef d’œuvre et le plus bel habit d’une femme voilée. Mon père était fier et trouvait sa femme belle avec ce hayek qui couvrait tout son corps, avec ce aâjar blanc qui cachait les lèvres des femmes mais très élégant et très fin qui met en valeur la féminité de la femme » avec délicatesse; tout en dentelle « .
Sous le soleil de cette Algérie d’avant et d’après l’indépendance, la blancheur du HAYAK poté nos mères par certaines jeunes filles, renvoyait une intense lumière qui adoucissait les mœurs. N’était-il pas beau l’islam de nos parents ? Il était pur et sain, il était innocent.
Mes plus beaux souvenirs …
(ERRATUM SVP). Encore des fautes dans mon texte, cela m’énerve mais tant pis.
Enfin les algeriens reviennes à leur magnifique tradition .Un vrai bonheur car dans la culture algeriennes tous est beau: nos danse , nos chants , nos vêtements.Pourquoi accepter les hijab ou pire la burqua des pays du golfes quand nous avons nos beau et élégant El Hayek .Pourvu que ce mouvement soit un vrai début de retour au sources.