Algérie: Les meilleurs moments de l’année

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fellabouredji


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Que de bonnes nouvelles, pour changer !

Que de mauvaises nouvelles ! Un reproche que les lecteurs formulent souvent, convaincus qu’on prend un malin plaisir à les déprimer chaque matin en leur racontant, de mille et une manières, que rien ne va. Ils pensent qu’on est souvent de mauvaise foi, qu’on s’échine à chercher partout « des passants qui mordent des chiens »*  alors que les Algériens, qui préfèrent par ailleurs le mouton, mordent la poussière depuis des années en supportant difficilement qu’on le leur fasse remarquer!

Cadeau de fin d’année, on n’évoquera, dans ce petit billet, que les bons moments qu’aura vécus l’Algérie en 2012, année du cinquantenaire de l’indépendance.

La recherche a été longue et rude (ce n’est vraiment pas de la mauvaise foi, il est difficile de trouver de bonnes nouvelles à annoncer, sachant que pour éviter de donner de faux espoirs aux lecteurs, les effets d’annonce ont été bannis!).

UN. 1500 m. Makheloufi. Toufik Makheloufi. Il a fait vibrer toute l’Algérie en cette soirée du 7 Aout 2012 où notre hymne national a retentit dans le stade olympique de Londres, réhaussant l’orgueil national, tant de fois malmené. Une médaille d’or inattendue pour l’Algérie. Pour une bonne nouvelle, c’en était une et peut être la meilleure de l’année.

DEUX. Le 13 octobre, l’Algérie accepte de prêter 5 milliards de dollars au FMI ( Fond Monétaire International). Notre conscience collective s’enfle encore une fois d’orgueil. Une belle revanche sur un passé, pas si lointain où l’Algérie était en cessation de paiement. L’Algérie est devenue une puissance financière et passe du statut de débiteur au statut de créancier.On ne parlera pas ici, de l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens. Non, que les bonnes nouvelles.

Passons au TROIS. Au 1er janvier 2012, la population résidente totale de l’Algérie a franchi les 37 millions d’habitants (37,1) et le volume de naissances vivantes a dépassé la barre des 900 000, seuil jamais atteint auparavant. On peut y voir une bonne nouvelle. Il y a de quoi se réjouir du fait d’être de plus en plus nombreux, non ? Un aveu : Les bonnes nouvelles deviennent de plus en plus difficiles à trouver à ce stade de l’article. Mais continuons.

QUATRE. Le 3 septembre, le président nomme un nouveau premier ministre, Abdelmalek Sellal qui remplace Ahmed Ouyahia. Une tête de moins. Le lendemain, l’Algérie a droit à un nouveau gouvernement sans l’infatigable Benbouzid (Ministre de l’éducation nationale pendant 15 ans), ni le Docteur Ould Abess (ministre de la santé de 2010 à 2012, période particulièrement trouble pour le secteur). Encore deux indéfectibles de moins. Et pour bien faire, même l’opposition a osé les grands départs, avec Saidi Saadi qui annonçait qu’il quittait la présidence du RCD ( parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie)  au mois de mars et Ait Ahmed qui a fait de même pour le FFS ( parti du Front des forces socialistes), il y a seulement quelques jours.

Il en faut CINQ. Changement d’avis, nous allons quand même donner un peu de crédit aux effets d’annonce. Retour de la formule AADL qui fait revivre l’espoir de milliers d’Algériens sans logements. C’était la cinquième. Cinq dans les yeux du diable et demain, on revient à l’info, la vraie, celle qui fait rarement plaisir.

Fella Bouredji

*Principe journalistique qui veut qu’un chien qui mord un passant ne fait pas l’actualité alors qu’un passant qui mord un chien mérite d’être rapporté.

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