Egypte: Près de 50 écoliers morts à cause d’un passage à niveau. A qui la faute?

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naderabouazza


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Le plus tragique accident depuis l’élection de Mohammed Morsi. Un train a percuté un autobus scolaire qui traversait la voie ferrée près de Manfalout dans le gouvernorat d’Assiout.

Un enfant porte les sacs des enfants tués lors de l’accident à un passage à niveau à Assiout en Egypte le 17 novembre. Stringer Egypt / Reuters

La télévision gouvernementale fait état de 51 morts, majoritairement des écoliers. Le journaliste du site d’information égyptien Masry al Youm dit ne pas savoir si la barrière de sécurité a été défaillante lors de l’accident.

Un habitant de la localité confie pourtant au reporter de la chaîne Al-Jazeera que le bus scolaire empruntait le même chemin tous les jours. Il récupérait les enfants des villages voisins avant de les conduire à l’école. Un autre habitant s’insurge et montre du doigt la barrière de sécurité en affirmant qu’elle était ouverte lors de l’accident.

Des sources de sécurité ont déclaré à Al-Masry Al-Youm que «les forces de sécurité ont arrêté un travailleur égyptien accusé de ne pas avoir fermé la barrière du passage à niveau, permettant au bus de traverser les voies.»

Les autorités du réseau ferroviaire s’en défendent en affirmant que la barrière a bien été allumé avec des lumières et signalé par des bruits de cloches.

Chaque année, des accidents de la circulation, souvent liés au réseau ferroviaire, font un nombre de victimes considérable.


Dégradé, obsolète et dangereux sont les caractéristiques du réseau des trains circulant en Egypte. Le niveau de sécurité est faible, tant sur les routes que sur les rails. De nombreux Égyptiens s’en plaignent depuis des décennies.

En 2002, 360 passagers d’un train bondé avaient péri lors d’un accident.

10 ans plus tard, le nouveau président islamiste élu dans le sillage de la révolution égyptienne est interpellé par une partie de la société civile.

Les familles des enfants tués dans l’accident ont même protesté sur les lieux. Ali Yehya a perdu ses trois filles dans l’accident. Quand il a appris que le bus scolaire transportait ses filles, Muna, Eman et Ayat, il a accouru, pieds nus, sur la scène de l’accident.

Le président islamiste Mohammed Morsi aurait  déjà accepté la démission du ministre des Transports Rashad al-Matiny, poursuit le site égyptien.

Mais le mouvement du 6 avril l’appelle à aller plus loin, le tenant pour responsable de la constitution de  son cabinet. Ahmed Maher, coordinateur du mouvement exhorte Morsi à a se débarrasser des figures corrompus proche du régime Moubarak.

Nadéra Bouazza

 

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