Macky Sall veut soigner le « fou de Banjul »

L'Auteur

Ndeye Khady Lo


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L’exécution des deux sénégalais par Yaya Jammeh risque d’être la goutte d’eau de trop dans les relations en dent de scie qu’entretiennent le Sénégal et la Gambie. Dans son discours prononcé mardi soir, Macky Sall s’est montré ferme. Il a fait convoquer l’ambassade de Gambie et a menacé de l’expulser s’il ne répond pas. Une nouvelle dynamique face au mépris affiché par le président gambien dans cette affaire.


Au Sénégal, il y a une expression Wolof qui dit qu’un fou ne guérit que s’il rencontre plus fou que lui ». Macky Sall semble avoir compris cet adage. Il a tout bonnement décidé de répondre à ce que beaucoup de Sénégalais considèrent comme une provocation de la Gambie. C’est d’autant plus inacceptable qu’il a réservé sa première sortie officielle hors du Sénégal à la Gambie. Une amitié qui ne sera manifestement que de courte durée. Le ministre de l’Economie et des Finances a été envoyé en Gambie pour demander la clémence de Jammeh. Mais ce dernier l’a royalement snobé en refusant de le recevoir. Ce qui justifie cette déclaration de Macky Sall:

« C’est avec consternation que j’ai appris l’exécution des condamnés à mort en Gambie parmi lesquels figuraient deux de nos compatriotes. Nous avons été surpris par le mépris des autorités gambiennes à l’égard du Sénégal qui aurait dû être informé au moins de la décision par les voies appropriées telles que la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires ainsi qu’à l’esprit de bon voisinage. Ceci devrait amener le gouvernement gambien à nous saisir. Cela n’a pas été le cas.

J’ai demandé au Premier Ministre de convoquer l’ambassadeur de Gambie et de lui notifier la position du Sénégal et notre regret face à cette attitude tout à fait inacceptable. Et demain, s’il n’est pas à l’heure de la convocation il faut qu’il quitte le Sénégal ! Demain, à l’heure indiquée ! Je condamne une application de la peine de mort entourée d’opacité et à l’insu des autorités sénégalaises.

J’en appelle au Président de la République de Gambie, le Président Yayah Jammeh, pour qu’il épargne la vie de Monsieur Saliou Niang, le troisième, et éventuellement que toutes les mesures soient prises dans le sens du droit international afin que la paix et le bon voisinage puissent continuer à exister entre le Sénégal et la Gambie. « 

Le Père de la Nation est de retour

Un discours largement commenté par l’opinion publique sénégalaise. Certains considèrent qu’il faut que Macky Sall montre à Yaya Jammeh qu’il ne peut pas tout faire. Omar Ba, écrivain sénégalais pense que le moment est venu pour le Sénégal de remettre les choses à l’endroit face à la Gambie.

« La Convention de Vienne de 1963 sur les Relations Consulaires engage tout pays qui en est signataire à informer les autorités d’un autre pays dont le ressortissant serait sous le coup d’une procédure judiciaire sur son territoire. Clairement, on ne peut pas exécuter un citoyen sans en informer son Etat. La Gambie a agi en complète violation de cette disposition. Dès lors, vu que le Sénégal tient à garder son sang-froid et à respecter la loi (ce que n’a pas fait la Gambie), il a convoqué l’ambassadeur. Procédure n’est pas plus diplomatique que celle-là ».

Le site d’information Rewmi considère qu’avec ce discours du président le Père de la Nation, surnom de Léopold Sédar Senghor, est de retour.

Un internaute commentant un article de Seneweb, préconise la rupture diplomatique:

« Fermons nos frontiéres et rompons les relations diplomatiques. Si Yaya Jammeh héberge des rebelles traquons les jusqu’au fin fond de la Gambie. Si on ferme nos frontières, la Gambie va en pâtir. C’est la route transgambienne qui nourrit la Gambie , contournons la Gambie et en même temps nous boosterons l’économie des régions nous reliant au reste du pays (Tamba, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor).

La communauté internationale continue à presser la Gambie à surseoir aux exécutions.

« Les Etats-Unis appellent le président (gambien Yahya) Jammeh à arrêter immédiatement toutes les exécutions afin de réviser toutes les peines capitales prononcées par la Gambie et s’assurer qu’elles sont conformes à la loi en Gambie et à ses obligations internationales », a déclaré le département d’Etat dans un communiqué

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2 réactions

  1. Ibson
    Le 29 août 2012 à 15 h 32 min

    Un fou heureux il doit aller à l’asile donc nous allons le soigner ce crétin de président arriviste

  2. Le 30 août 2012 à 16 h 54 min

    il faut annexer la moitié de la gambie jusquà faraféni comme ca jammeh comprendra