Jules François Bocandé: Un lion est monté au Ciel

Le 07 mai, le Sénégal a perdu un de ses plus grands footballeurs de tout les temps. Jules François Bocandé, ancien international et meilleur buteur du championnat français s est éteint  à Metz. Ancien capitaine  des Lions du Sénégal, il fut le premier meilleur buteur sénégalais dans l’histoire du championnat de France.


L’homme à la « crinière » a marqué l’histoire du football mondial dans les années 1980 et 1990. Mort à Metz des suites d une maladie, Jules Bocande a une histoire personnelle avec cette ville de France ou il s’était « réfugié », suite à suspension a vie par la fédération sénégalaise de football. Il avait porté la main sur un des juges qui arbitrait la finale qui opposait le Casa-sports, où il évoluait, à la J.a. C’est avec le Football club de Metz qu’il crèvera l’écran, en devenant le meilleur buteur du championnat français. Ce qui lui ouvrira les portes de l’équipe nationale du Sénégal. Après une longue traversée du désert, il qualifia en Coupe d’Afrique des nations l’équipe nationale du Senegal.
Hommage national

Jules est parti, mais les Sénégalais comptent bien l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure. Un comité a été mis sur pied comprenant les autorités de l’Etat et les parents du défunt pour coordonner l’organisation des funérailles du défunt de Dakar à Ziguinchor. Dès l’arrivée du corps, lundi à 20h par vol Air France, la dépouille sera transportée à la morgue de l’hôpital Principal. L’Etat du Sénégal a déjà pris en charge les frais de voyage de la dizaine de personnes qui vont accompagner le corps. Lieu ne pouvait être mieux choisi et plus symbolique que le stade Demba Diop qui a été le témoin en septembre 1985 des exploits de Jule Bocandé qui inscrivait les trois buts contre le Zimbabwe et qui projetaient les « Lions » à la CAN 86.
Demba Diop revivra une manifestation toute singulière où l’émotion et la tristesse seront au rendez-vous. Pour son dernier match, Bocandé recevra l hommage de tout un peuple reconnaissant. Le lendemain mercredi à 8 heures,  le corps sera acheminé à Ziguinchor par l’avion militaire affrété par l’Etat ; et une fois dans la capitale du sud, une longue procession l’accompagnera à la maison familiale, puis à l’église où une messe sera célébrée à partir de 14h30 avant l’enterrement à 16h30.

 

Afrique: Hollande, le rêve d un nouveau départ

La victoire de François Hollande face a Nicolas Sarkozy a la présidentielle française a fait le bonheur de beaucoup de Sénégalais qui espère que le nouveau président va inaugurer un nouvel ère dans les relations entre la France et ses anciennes colonies.


L ‘homme qui, le 26 février 2007 à Dakar, disait que « l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire » vient de sortir de l’Histoire. C’est sans Nicolas Sarkozy, battu par le socialiste François Hollande, que l’Afrique continue son flirt avec l’Histoire. Une bonne nouvelle venue de France.

C est en ces termes que Abdoul Aziz Diop, membre influent de la Société civile sénégalaise, s est réjoui de la défaite de Nicolas Sarkozy. Comme lui beaucoup de Dakarois ont jubile a l annonce des résultats de la présidentielle française très attendue. Même si le Sénégal a eu son indépendance depuis plus de cinquante ans, les Sénégalais suivent de très près ce qui se passe chez l ancien colon. Aly, etudiant sénégalais, en France n arrive pas a contenir sa joie.

Je suis trop content de voir cette bande de raciste mordre la poussière. Rien qu a voir la gueule de Claude Guéant après cette défaite, je suis comblé. La France n est pas ce qu ils ont voulu en faire et les Français l ont rappelé en votant massivement pour Hollande. Je suis convaincu avec cette victoire de la gauche que l espoir de voir ce pays entretenir des relations décomplexées avec ces anciennes colonies est permis.

Un sentiment que partage  Binetou, une ingénieure guinéenne résidant en France.

Je pense qu avec Hollande comme président, la France aura une nouvelle politique en direction de l Afrique parce que l ère de la francafrique doit être révolue. Hollande de part son profil d homme neuf, doit etre capable d avoir un regard neuf et décomplexé sur l Afrique.

Sénégal: Béthio Thioune, un guide religieux, placé sous mandat de dépôt

Cheikh Béthio Thioune, un guide religieux de la communauté mouride, a été placé sous mandat de dépôt  pour plusieurs chefs d’inculpation : association de malfaiteurs, complicité de meurtre, détention d’arme, recel de cadavres, inhumation sans autorisation. Son inculpation fait suite à l’assassinat de deux de ses fidèles par son entourage proche au sein même de sa résidence située à Medinatoul Salam (Mbour). Une affaire qui montre la détermination du nouveau pouvoir à mettre un terme à l’impunité.


Il était l’un des plus forts soutiens de Wade à la présidentielle de 2012. Il a longtemps défrayé la chronique au Sénégal: mariages multiples (il a sept femmes), célébration de mariages pour ses disciples sans l’aval de leurs familles, occupation de la voix publique, tapage nocturne, déclarations tonitruantes et parfois blasphématoires. Mais jamais il n’a été inquiété pour quoi que ce soit. Sa toute puissance a pris fin après un double meurtre commis au sein de sa seconde résidence après une bagarre entre ses disciples. Les deux personnes tuées ont été enterrées en catimini et le lendemain la Police et la Gendarmerie ont arrêté le marabout et onze de ses disciples qui seront acheminés à Thiès (70 km de Dakar). Huit autres disciples vont ensuite se constituer prisonnier pour tirer d’affaire leur marabout. Sans succès.

Une arrestation qui met le feu à Dakar et Thiès

Des dizaines de disciples du marabout ont saccagé des édifices publics, brûlé des voitures et bloqué la circulation à Thiès pour protester contre l’inculpation de leur marabout. D’autres ont brûlé cinq bus de transport en commun à Dakar. La police a ouvert une enquête. Selon eux, leur marabout est victime de ses choix politiques.  Une thèse défendue par son avocat Me Ousmane Sèye qui a parlé de dossier politique dès les premières heures de cette affaire.

« Béthio Thioune est victime des actes posés par ses talibés et disciples, mais en aucun moment il n’a tué ou commandité un quelconque meurtre ».

Wade entre dans la danse

Me Wade est préoccupé par le sort de son ancien souteneur Béthio Thioune. En garde à vue à Thiès, il lui a envoyé une délégation pour venir s’enquérir de sa situation, dans la brigade de gendarmerie de Thiès. Ces derniers n’ont pas pu voir le détenu. L’ex-président sénégalais a promis de reporter sa robe d’avocat pour aider son « ami » à sortir de ce mauvais pas.

Mieux, ses proches Souleymane Ndéné Ndiaye, Madické Niang, El Hadj Amadou Lamine Sall et tous les autres avocats du Parti démocratique sénégalais (Pds) vont défendre le guide des Thiantakounes, Cheikh Béthio Thioune, qui est actuellement entre les mains de la gendarmerie de Thiès. En effet, le président sortant, Me Abdoulaye Wade, qui était dans tous ses états quand il a appris l’arrestation de Béthio Thioune, a décidé de constituer un pool d’avocats pour venir en aide à son principal souteneur lors des élections présidentielles passées.

 



Au Sénégal, on jubile pour Hollande mais on a peur de Le Pen

Les premières estimations des résultats de la présidentielle française ont ravi plusieurs Sénégalais car François Hollande, globalement bien apprécié, sort premier devant Nicolas Sarkozy, l’homme qui avait « sorti l’Afrique de l’histoire » dans son fameux discours de Dakar. Mais elles ne font pas sourire quand il s’agit d’analyser les résultats obtenus par Marine Le Pen.



François Hollande, le candidat socialiste,  vire en tête du premier tour (28 à 30%) devant le président sortant (24 à 27,5%). La leader frontiste, réalise le meilleur score de son parti (entre 18 à 20%) tandis que Jean Luc Mélénchon oscille entre 10 et 13%.

Au Sénégal, on souhaite que le départ de Wade du pouvoir soit suivi de la défaite de Sarkozy. Ainsi les résultats qui placent Hollande en tête du premier tour ont réjoui plus d’un. Sarkozy est en fait accusé d’avoir favorisé un climat d’insécurité en Afrique de l’Ouestavec l’invasion libyenne et les conséquences

Ainsi, les appels à voter pour la Gauche au second tour se multiplient sur les réseaux sociaux.

Ces résultats même s’ils ont fait jubiler bon nombre de Sénégalais exaspérés par les politiques d’immigration de Sarkozy, le score de Marine Le Pen est en passe de créer une psychose. Les 20% qu’elle a récolté, selon les premières estimations, font peur. Des sénégalais établis en France craignent pour leur avenir dans ce pays qui vote en masse pour l’extrême droite.

« 10 millions de Français ont soutenu Le Pen. ça craint. Je vais faire mes valises. », indique un étudiant sénégalais vivant en France depuis deux ans.

Arona, un jeune ingénieur, se demande ce qu’est devenu la France.

« J’ose espérer que dans ces 20 % il n’y a pas que des racistes sinon c’est grave! La faute aux thèses développées par des gens comme Guéant, Hortefeux et Besson qui ont beaucoup indexé les immigrés, les musulmans et voilà le résultat !Un très grand bravo à l’UMP. A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler »

Isabelle, une franco-sénégalaise, fait part de sa stupeur: « La montée du Front National me fait réellement flipper, espérons que les gens se mobilsent au second tour car on flirt avec le danger »

Bijou soutient que les 20% de Marine Le Pen prouve que la France est un pays raciste. « Le Front national fait 20% à cette présidentielle, ça fait froid dans le dos quand même, la France ne peut pas se permettre de voter autant pour des fachos, racistes et autres xénophobes ».

Si la victoire de Hollande fait sourire, il en est de même pour la percée de Jean-Luc Mélenchon. Le leader du Front de Gauche a marqué les esprits lors du débat sur France 2 qui l’a opposé à Marine Le Pen.

 

Baisse du coût de la vie: Macky Sall tient promesse

En campagne électorale, l’actuel président sénégalais avait promis de baisser le prix des denrées de premières nécessités. Moins d’un mois après son élection, Macky Sall tient promesse et réduit les prix du riz, du sucre et de l’huile. Une mesure très bien accueilli par les Sénégalais.


Le Premier ministre Abdoul Mbaye a annoncé vendredi soir à Dakar une baisse sur les prix du riz, du sucre et de l’huile. Le kilo de riz ordinaire est arrêté à 280 francs contre 325 francs, tandis que le kilo du riz parfumé est à 435 francs contre 475 francs. Concernant le sucre, le kilo sera vendu à 580 francs contre 690, alors que le litre d’huile est arrêté à 960 francs contre 1.200 francs.

‘’La mesure de baisse des prix de ces denrées de première nécessité est d’application immédiate’’, a-t-il précisé, à l’issue du conseil interministériel au Complexe King Fahd Palace de Dakar (ex-Méridien Président).

A Dakar, les populations ont très bien accueilli ces baisses qui vont de faire sentir dans le panier de la ménagère. L’une des raisons principales qui expliquent la défaite du régime libéral aux dernières présidentielles, c’est la non prise en charge des questions sociales notamment la cherté de la vie.

Youssou Ndour nommé ministre de la Culture et du Tourisme

L’artiste-musicien et homme d’affaires Youssou Ndour, 52 ans, a été  nommé mercredi ministre de la Culture et du Tourisme dans le premier gouvernement de Macky Sall. Cette nomination récompense son engagement sans faille contre un troisième mandat de l’ancien président Abdoulaye Wade. Au second tour de la présidentielle, il a battu campagne pour Macky Sall.


Connu de par le monde pour ses talents de musicien, il sera un très bon ambassadeur pour la Culture et pourra aider à vendre la destination touristique sénégalaise.

En le nommant ministre, Macky Sall a fait le choix de faire profiter au Sénégal l’aura planétaire du Roi du Mbalax. Ce dernier avait tenté de briguer la magistrature suprême lors de la présidentielle de février 2012 mais sa candidature avait été rejeté par le Conseil constitutionnel sénégalais.

L’artiste Youssou Ndour a été un allié de taille du nouveau Président de la République , Macky Sall lors des élections présidentielles du 25 mars 2012. Le leader de Fekke Maci Bollé était l’initiateur de l’opération « Wer Ndombo » durant la campagne du second tour de la présidentielle

 

Premier ministre: Macky Sall choisi Abdoul Mbaye, un technocrate

Le suspens aura duré toute la journée mais c’est vers 20 heures que l’annonce de la nomination d’Abdoul Mbaye comme Premier ministre a été faite. C’est un chef d’entreprise sénégalais ayant occupé les fonctions de Directeur Général de la Banque de l’habitat du Sénégal, de la Banque sénégalo-tunisienne (BST) et de Attijari Bank Senegal.


Il est diplômé de l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC-Paris), de la Sorbonne et de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. En 1976, il rejoint la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest comme économiste au département Recherche où il travaille sous les ordres de Alassane Dramane Ouattara. En 1982, il est nommé par le président Abdou Diouf, president Directeur Général de la Banque de l’habitat du Sénégal. En 1990, il participe à la restructuration de la BIAO-Senegal et devient le Directeur Général de la Compagnie bancaire de l’Afrique occidentale (CBAO) créée sur les cendres de la Banque internationale pour l’Afrique occidentale (BIAO). Tout en étant à la tête de la CBAO, Abdoul Mbaye lance la première société de leasing au Sénégal et le premier fonds d’investissement de l’Afrique de l’Ouest.

En 1999, il fait partie du consortium qui rachète la Banque sénégalo-tunisienne dont il devient le Directeur Général. Il parvient à redresser les résultats qui progressent considérablement les trois années suivantes. En 2006, Attijari Bank rachète la majorité des parts de la BST. Le consortium mené par Abdoul Mbaye réalise une belle plus-value lors de l’opération.

« Fils de »

Ce banquier est le fils du célèbre juge sénégalais Kéba Mbaye qui a marqué son époque, notamment en mettant sur pied en 1983, à la demande de Juan Antonio Samaranch, le Tribunal arbitral du sport, dont il reste président jusqu’à sa mort.

Entre 1988 et 1992, il s’implique fortement dans la commission Apartheid et Olympisme, permettant le retour de l’Afrique du Sud dans le mouvement olympique. Il était, au moment de son décès, Président du Tribunal arbitral du sport (TAS) depuis 1983 et président de la commission d’éthique du CIO depuis 1999.

Président du Conseil constitutionnel du Sénégal, il s’est fait connaître des Sénégalais à travers un discours passé à la postérité lors de la prestation de serment de Abdou Diouf en 1981 avec cette boutade: « M. Le président, les Sénégalais sont fatigués ». Mais c’est à la suite de sa démission du Conseil constitutionnel en 1993, que le juge Babacar Sèye, son vice-président, a été assassiné.

Sanogo plus lucide que Dadis

Amadou Haya Sanogo, ce capitaine entré par effraction dans l’histoire du Mali par un coup d’Etat fort décrié au plan national comme international, a décidé de rétablir la Constitution et les institutions  et compte entamer  » des consultations avec les forces vives du pays » dans le cadre d’une « transition » dont il n’a pas précisé la durée. Cette décision, prise face à l’ampleur de la percée des rebelles Touaregs qui ont quasiment conquis toutes les villes du Nord Mali, montre que le Capitaine Sanogo est loin d’être un putschiste de la trempe d’un Moussa Dadis Camara.

On avait vite fait de le considérer comme une caricature de putschistes africain tant la première apparition télévision du Capitaine Amadou Haya Sanogo ravivait des souvenirs pas encore enfouis dans les méandres de la mémoire collective. Il rappelait de façon inquiétante l’inénarrable Capitaine guinéen Moussa Dadis Camara, qui s’était emparé du pouvoir à la mort de Lansana Conté. Mais les dernières actualités qui parviennent du pays de Soundjata Keita font revoir ce jugement. Le professeur d’Anglais au Camp militaire de Katy semble être doté de bon sens.

« Nous prenons l’engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution de la république du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines. Toutefois, compte-tenu de la situation de crise multi-dimensionnelle que vit notre pays, et afin de permettre une transition dans de bonnes conditions et de préserver la cohésion nationale, (nous) décidons d’engager, sous l’égide du médiateur, des consultations avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une convention nationale. Ces consultations devront permettre « la mise en place d’organes de transition en vue de l’organisation d’élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques auxquelles nous ne participerons pas »

La marche de protestation qui a empêché l’avion des présidents envoyés par la Cédéao d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport de Bamako avait fini d’écorner l’image de ces putschistes dont le coup d’état inopportun et malvenu a entraîné le Mali dans la plus grave crise de son histoire politique avec l’avancée des sécessionnistes touaregs qui viennent de faire tomber Kidal et Gao et s’apprêtent à prendre d’assaut Tombouctou qu’ils encerclent.

Même s’il fait montre d’un certain bon sens, son coup d’Etat qui a fait tomber l’un des artisans de la démocratie malienne est en partie responsable de la situation sans précédent que vit actuellement le Mali. Désorganisées et le mental dans les chaussettes, les forces armées maliennes n’ont plus le coeur au combat. Même si elles ont subi de cinglants revers sous ATT, leur déroute de ces derniers jours est consécutive au putsch de la bande à Sanogo. Le Capitaine a sans doute compris que ses épaules sont trop frêles pour supporter le manteau de chef d’Etat. Sa promesse de sauvegarder l’intégrité territoriale étant devenu un voeu pieux avec l’avancée des troupes du MLNA, il n’ a plus d’autres choix que de rendre le pouvoir au civils.

 

Dernier Conseil des ministres sous Wade: Larmes et tristesse au menu

C’est ce jeudi 29 mars que le gouvernement du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a tenu son dernier conseil des ministres. L’ambiance était empreinte de tristesse. Faisant leurs adieux à la Salle des Banquets, certains ministres de Wade ont craqué quand il a fallu dire au revoir à leur mentor.


La photo de famille publiée à la suite de cette réunion d’une trentaine de minutes renseigne sur la tristesse qui a prévalu au Palais de l’Avenue Roume. Des ministres aux mines tristes ont défilé devant Abdoulaye Wade. Aida Mbodji, Awa Ndiaye, Ngoné Ndoye etc. n’ont pas pu retenir leurs larmes.

La vague de tristesse n’a pas épargné le fils du président. Émus aux larmes, Karim Wade et les autres ministres ont sans doute pris conscience que les privilèges conférés par le pouvoir arrivaient à leur terme.

Une perspective qui ne réjouit point si on sait que la bamboula et les avantages indus était une des caractéristiques de la gouvernance libérale.

Malgré le caractère triste du moment, Abdoulaye Wade a tenu à leur faire quelques recommandations. Il leur a notamment interdit de critiquer le gouvernement que Macky Sall mettra en place sous peu mais aussi de ne rien cacher à leurs successeurs.


Abdoulaye Wade blanchit son fils: « Il n’a jamais géré de fonds »

En visite à Tivaouane, Abdoulaye Wade a déclaré devant le khalife général que son fils n’est comptable de rien car n’ayant jamais géré de fonds.  Une déclaration surprenante pour bon nombre de Sénégalais qui s’interrogent sur sa pertinence et son opportunité. Abdoulaye Wade cherche-t-il à devancer d’éventuels audits qui pourraient épingler son fils?

« Karim n’ira, lui aussi, nulle part, il restera dans le pays. Même si des gens qui n’ont rien compris se mettent à parler, Karim n’a jamais rien géré. Ce n’est parce qu’on est ministre qu’on doit gérer de l’argent. Il n’a aucun statut lui permettant de gérer tel ou tel autre fonds », a dit le président déchu.

Selon lui, il y a des banques qui font appel à lui pour lui confier la gestion de leurs affaires en Afrique et au Moyen-Orient. « Je lui ai demandé de ne rien en faire et de rester dans le pays », a-t-il ajouté.

Karim Wade, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, a été précédemment le président du conseil de surveillance de l’Agence nationale de l’OCI.

Ce poste lui a valu des accusations de présumées malversations financières dans le cadre de marchés publics, des travaux d’infrastructures routières, pour moderniser Dakar.

A cet effet, l’Assemblée nationale, dirigée à l’époque par Macky Sall, nouveau président élu, avait souhaité auditionner M. Wade, avant qu’une procédure inverse ne se retourne contre M. Sall.

Ce moment a été qualifié de point de rupture entre le président Wade et son ancien lieutenant, qui a fini par démissionner de ses fonctions et à entrer dans l’opposition en décembre 2008.

Ces déclarations d’Abdoulaye Wade tendant à blanchir son fils ont été largement commentées par la presse sénégalaise. Le journal L’Observateur indique que « Wade veut sauver la peau de son fils Karim », Walf Grand Place soutient que « Wade enfile sa robe d’avocat » pour sauver son fils.Le journal L’As pense que Wade lave son fils et enfonce ses collaborateurs ».