La triste mort du football camerounais

L'Auteur

Nicholas Mc Anally


Topics

Seulement 12e nation africaine au classement FIFA, le football camerounais est malade. Jose Gomez/REUTERS

Le football camerounais n’en finit plus de mourrir. La preuve, si besoin était, tient en deux mots: Classement FIFA. Onzième en 2009, le meilleur classement de son histoire, le Cameroun est aujourd’hui la cinquante-neuvième nation mondiale. Ce n’est pas son pire résultat (le Cameroun était 66e en février et mars 2012) mais, aujourd’hui les Lions Indomptables se retrouvent derrière l’Ecosse (46e), l’Iran (48e), l’Estonie (49e), le Panama (54e) ou l’Arménie (56e).

Pire, aujourd’hui, le Cameroun, dépassé par le Sierra Leone (10e africain) et le Nigeria (11e africain) ne figure plus dans le top 10 africain, un classement dominé par la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Algérie. La Zambie, championne d’Afrique en titre, est 9e au niveau continental. Mais c’est bien la chute vertigineuse du Cameroun qui inquiète. Comment un pays quart de finaliste de la Coupe du monde 1990, qui a remporté quatre CAN, a-t-il pu en arriver là?

Encore et toujours des querelles intestines

Le manque de résultats n’explique pas tout. Il serait plutôt la cause d’une terrible gestion de la part de la Fécafoot. Depuis 2010, les Lions Indomptables ont connu trois sélectionneurs différents (Paul Le Guen, Javier Clemente et Denis Lavagne). Aucun n’a trouvé la recette miracle pour faire réagir une Tanière minée par les querelles intestines. Pourtant, avec des joueurs du calibre de Samuel Eto’o, Alexandre Song, Nicolas Nkoulou ou Carlos Idriss Kameni, les Camerounais semblent avoir de quoi jouer les premiers rôles.

Sauf que chacun essaie de tirer la couverture à lui. Le onze camerounais n’est plus une équipe depuis longtemps, ce n’est que l’addition d’individualités qui ne mène à rien. Et cette affaire tourne au tragi-comique quand la Fédération s’en mêle. Incapable de payer les primes promises à ses internationaux, la Fécafoot a poussé ses joueurs à la grève. Personne ne semble capable de mettre son égo de côté afin de faire avancer les choses. Et quand le meilleur joueur, le seul d’un niveau international, n’est pas capable d’en faire autant, ce n’est pas du terrain que viendra la lumière. D’ailleurs, avec ou sans Eto’o, le Camerounais n’obtient pas de meilleurs résultats. Et le pseudo-retrait du brassard au numéro 9 n’arrange vraiment rien.

Nicholas Mc Anally

A lire aussi

Cameroun: Les Lions Indomptables naviguent à vue

Le cas Samuel « Ego’o »

Faut-il retirer le brassard à Samuel Eto’o?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>