L’incroyable imbroglio Kolo Touré

Kolo Touré le footballeur ou François le vendeur de voitures? REUTERS/Louafi Larbi

On pourrait vous raconter l’histoire de François, vendeur de voitures le jour et footballeur professionnel à Manchester City la nuit. Mais, à en croire l’intéressé, ce serait un mensonge. Car l’international ivoirien Kolo Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est au milieu d’une drôle d’histoire.

Selon la presse anglaise, le vice-capitaine des Eléphants mènerait une double vie. Une affaire comme en raffolent les tabloïds anglais. L’affaire remonte à septembre 2010. Selon la jeune femme, mannequin de 22 ans, les deux auraient eu un coup de foudre dans une boîte de nuit de Manchester. Problème: Touré est père de famille. « Il m’a dit qu’il était du Ghana et s’appelait François« , raconte Kessel Kasuisyo. « Il m’a aussi dit que son père était ministre. » Le footballeur, à cette époque, vit pourtant avec son fils et sa fiancée, Ayo, avec qui il est en couple depuis neuf ans.

Double vie

Kessel ne se doute de rien et ne reconnaît pas Touré, qui émarge à 110 000 euros hebdomadaires, couvre de cadeaux sa dulcinée. L’histoire se complique au fur est à mesure que la relation devient plus sérieuse. Seulement, à la même période, Kolo Touré fait la Une des médias en Côte d’Ivoire en se mariant à Abidjan avec sa compagne. Et une amie de Kessel aurait alors vendu la mèche. « Elle m’a dit que je devrais aller voir sur Google et taper Kolo Touré« , explique la jeune femme d’origine zimbabwéenne. « Tout est ressorti : Manchester City, les photos de son couple…« .

Malgré des photos du joueur dans sa salle de bains, Kolo dément: « Je ne me sens pas concerné. La jeune dame est effectivement sortie avec mon frère aîné. Nous nous ressemblons. Et, elle nous confond. En plus, je pense qu’elle cherche à gagner de l’argent. Mais je suis serein. »

Nicholas Mc Anally

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Cameroun: Jean-Paul Akono est-il légitime?

Avec Jean-Paul Akono aux commandes, Samuel Eto'o n'est plus le patron de la sélection camerounaise. REUTERS/Dominic Ebenbichler

Dans l’imaginaire collectif camerounais, Jean-Paul Akono est LE pompier de service, celui qui vient éteindre les incendies dans la Tanière et remettre les choses dans l’ordre avant de partir, en héros, avec le soleil couchant en toile de fond. C’est exactement dans ce rôle que l’ancien international se trouve aujourd’hui. Sauf que la défi est incroyablement lourd et que ni la Fécafoot et les joueurs, ni les supporters et les médias ne lui facilitent la tâche.

Les résultats ne l’aident pas non plus: sous sa houlette, le Cameroun ne s’est pas qualifié pour la CAN 2013, en se prenant les pieds dans le tapis cap-verdien (2-0, 2-1). Les Lions, décidément tout sauf indomptables, ont dans la foulée enchaîné deux résultats médiocres: une lourde défaite face à la Colombie (3-0) et un nul décevant contre l’Albanie (0-0). Sur le papier, avec des joueurs du calibre d’Alexandre Song, Aurélien Chedjou, Nicolas Nkoulou, Eyong Enoh ou Henri Bienvenu… le Cameroun aurait de quoi voir venir. Sans parler de l’inévitable Samuel Eto’o. Les Camerounais semblent, et c’est suffisamment rare pour le souligner, unis derrières leurs Lions. Mais JPA n’est pas exempt de tous reproches: parmi les supporters camerounais, d’aucuns lui reprochent d’avoir écarté des joueurs qui lui auraient manqué de respect. D’autres, d’avoir plié l’échine devant Samuel Eto’o et d’avoir installé un comptoir commercial au sein de l’équipe.

« Pas aux ordres d’Eto’o »

Mais Akono dispose d’une certaine aura. Après tout, c’est lui qui a emmené les Lions à une médaille d’or olympique en 2000. « J’affirme sans hésiter que ce public me porte toujours à cœur. Vous savez qu »on ne peut pas faire l »unanimité. L »immense public et la presse me portent à cœur. On ne peut pas s’attarder sur une minorité qui a certainement ses raisons pour critiquer. Je prends en compte ces critiques« , souligne d’ailleurs le technicien de 39 ans dans un entretien accordé à CamFoot. « Il ne faut pas être naïf sur les rapports entre un entraîneur et le public. Si les résultats ne sont pas là, si l’organisation n’est pas professionnelle, si le groupe ne présente pas une image positive, je dois vous dire que quelle que soit l’image que le public a de vous, il sera critique vis-à-vis de vous. »

Malgré les doutes qui entourent sa nomination, Akono l’assure, il ne se laissera pas marcher sur les pieds. « J’ai fait de Samuel Eto’o capitaine parce que c’est le plus ancien encore en activité au très haut niveau. En plus, son rang mondial devrait le pousser à tirer ses jeunes frères vers le haut« , assure-t-il. « Je ne suis pas à ses ordres. C’est incompréhensible que je sois aux ordres d’un subalterne, car ne l’oublions pas, les joueurs ne sont pas loin de là dans l’échelle des valeurs avec l’encadrement technique. Sur un tout autre plan, n’oublions pas que le capitaine est l’interface entre les joueurs et l’encadrement. Il est donc de bon ton qu’on puisse parler avec lui. Cela se passe un peu partout dans le monde sauf à dire que le Cameroun en fait l’exception. »

Nicholas Mc Anally

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Hachim Mastour, le Marocain de 15 ans qui fait tourner la tête de l’AC Milan

A 15 ans, Hachim Mastour est annoncé comme un futur très grand. Si le Real Madrid, Manchester City, le Barça ou la Juventus de Turin le suivent de près, ce jeune Marocain est déjà comparé à Zinedine Zidane ou à Lionel Messi. Encore un nom qui fait rêver les forums internet mais qui n’arrivera à rien? Pas sûr.

En effet, l’AC Milan, le club auquel il appartient actuellement, aurait l’intention de demander une dérogation à la Fédération italienne de football afin qu’elle l’autorise à aligner le jeune prodige en Serie A. Les règlements du Calcio stipulent en effet qu’un joueur de moins de 16 ans ne peut évoluer dans l’élite du football italien. Mais les Rossoneri comptent bien s’appuyer sur le gamin et le faire jouer en championnat.

Mastour n’aura 16 ans que le 15 juin 2013 mais, déjà, Massimiliano Allegri, l’entraîneur du club lombard, aurait été impressionné par son talent et ses buts avec l’équipe des jeunes entraînée par Filippo Inzaghi. Du côté de Giuseppe Meazza, tout le monde est déjà sous le charme. Au point que, Adriano Galliani, le président du club, soutenu par Silvio Berlusconi, le propriétaire, va entamer une procédure pour obtenir une dérogation. Et ainsi perpétrer cette tradition des jeunes joueurs formés en Lombardie: Paolo Maldini, Franco Baresi, Demetrio Albertini… et former un duo aussi jeune que redoutable avec l’Italo-Egyptien Stephen El Shaarawy.

Nicholas Mc Anally

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Togo: Adebayor tire sur la Fédération

Emmanuel Adebayor menace de ne pas revenir chez les Eperviers. REUTERS

Après deux ans où il avait mis la sélection entre parenthèses, Emmanuel Adebayor est de retour. Mais peut-être pas pour longtemps. A moins de deux mois du coup d’envoi de la CAN 2013, la star togolaise a en effet fait une sortie médiatique très remarquée où il tire sur la FTF et menace de rester à Tottenham cet hiver.

Interrogé sur la radio togolaise Fréquence 1, le capitaine des Eperviers a ainsi remis en cause Gabriel Améyi, le très contesté président de la Fédération. « A la Fédération, chacun pense à sa poche. Nous n’avons pas été réglés pour les primes de voyage de campement. Certains en ont eu, d’autres ont eu la moitié… C’est dommage. Je ne sais pas comment on peut préparer une CAN comme cela« , a ainsi balancé Adebayor.

A l’écouter, les Togolais ne sont pas dans des conditions idéales pour se préparer à la Coupe d’Afrique des Nations sud-africaine. « Lorsque les joueurs viennent me voir pour me demander leurs primes après le match, j’ai eu honte parce que je ne savais pas quoi leur dire« , explique l’ancien joueur de Monaco, Arsenal ou du Real Madrid. « Quand le président me dit qu’il n’y a pas de primes, et qu’après la rencontre j’appelle les membres de la Fédé marocaine pour savoir comment le match a été organisé et qu’ils me disent qu’ils ont versé 35 000 euros à Améyi pour ce match, je me suis demandé où allons nous ? L’argent est parti où ? Je ne sais pas. Est-ce que le président ment ? Je ne sais pas. Mais pourquoi le gars de la fédération marocaine me raconterait-il des trucs faux ? »

« Une CAN ne se prépare pas comme on le fait au Togo »

Et ce n’est pas tout. « Quand je suis arrivé pour le match contre le Maroc et que les gars m’ont dit qu’on n’avait pas de maillot d’entraînement (…), j’ai appelé l’intendant pour lui demander. Lui non plus ne savait pas. Mais quand j’appelle l’un des responsables de la firme Puma que je connais depuis Monaco et qu’il me dit qu’ils ont envoyé de nouveaux équipements depuis trois semaines, j’ai été choqué… C’est dommage mais c’est comme cela que les choses sont et le président ne fait rien. J’ai l’impression qu’il ne sait pas comment on prépare une CAN« , explique-t-il. « Rappelez-vous, je vous ai dit après le match contre le Gabon que je veux aller à la CAN pour la gagner. Aujourd’hui, je ne sais pas si je dois changer d’avis. Mais à l’heure actuelle, je ne vois pas comment on va faire. Une CAN ne se prépare pas comme on le fait au Togo. Il est temps de changer pour que le football togolais change. Si on reste dans ces mêmes conditions, on va faire une CAN catastrophique. Si c’est le cas, je reste dans mon club pour me préparer et faire gagner mon club. »

En attendant, la FTF est dans ses petits souliers. La préparation à la Coupe du monde 2006 avait été grandement perturbée par des controverses sur les primes de match alors que la dramatique CAN 2010, marqué par le bus des Eperviers mitraillé au Cabinda, avait démontré les manquements de la Fédération.

Nicholas Mc Anally

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Pourquoi Didier Drogba ne reviendra pas en Europe

La FIFA a dit non à Didier Drogba. REUTERS/Dominic Ebenbichler

En début de semaine, Didier Drogba avait demandé une dérogation à la FIFA. Le but? Que l’instance dirigeante du football mondial autorise l’attaquant ivoirien de quitter la Chine, où la saison vient de s’achever, et rejoindre en prêt un club européen afin de s’entretenir avant la CAN 2013, organisée en Afrique du Sud du 19 janvier au 10 février 2013.

L’OM et Chelsea étaient sur les rangs. Profitant de la trêve, Shanghai Shenhua aurait pu autoriser son joueur, âgé de 34 ans, à rejoindre un de ses anciens clubs, à la façon d’un Thierry Henry à Arsenal, revenu pour deux mois aux Gunners alors que la MLS et les New York Red Bulls faisaient relâche. Dans l’optique de la Coupe d’Afrique des Nations, le capitaine des Eléphants mettrait ainsi toutes les chances de son côté en évoluant dans un club où il possède déjà des repères et faisant partie d’un des cinq grands championnats européens.

Raté. Les supporters de l’OM et de Chelsea peuvent redescendre sur terre : Didier Drogba ne reviendra pas. La FIFA a opposé une fin de non-recevoir. Pas de dérogation du règlement qui interdit à un joueur (Drogba est sous contrat jusqu’en 2014) de s’engager dans un club européen hors mercato.

Nicholas Mc Anally

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Wilfried Bony, meilleur que Zlatan Ibrahimovic et Cristiano Ronaldo

Wilfried Bony, le successeur de Didier Drogba à la pointe des Eléphants? REUTERS/Luc Gnago

Nous avions déjà parlé de Wilfried Bony, la nouvelle merveille ivoirienne qui fait les beaux jours du Vitesse Arnhem. Non comptant de marquer des jolis buts, le jeune buteur affole les statistiques. Ce week-end, face au NEC Nimègue (4-1), le joueur de 23 ans s’est fendu d’un doublé, son quatrième en Eredivisie cette saison.

Ces deux réalisations portent d’ailleurs son total à quatorze en treize journées. Bony est tout simplement le meilleur buteur africain en Europe. Et voilà le Vitesse qui joue dans la cour de grands, troisième au classement derrière le PSV Eindhoven et le FC Twente mais devant l’Ajax Amsterdam.

Le nouveau Drogba

Mieux, Bony se paie le luxe de marquer un but toutes les 80 minutes. Des statistiques de rêve qui font de l’Eléphant le deuxième meilleur buteur du continent, derrière l’intouchable Lionel Messi (17 réalisations, une toutes les 60 minutes) mais devant le Parisien Zlatan Ibrahimovic ou le Madrilène Cristiano Ronaldo. Plus impressionnant encore, les quatorze buts de l’ami Bony ont été inscrits… sur seulement vingt tirs cadrés!

De quoi attirer l’attention des recruteurs. Notamment du côté de l’OM. Un temps évoquée, la piste menant à Didier Drogba semble avoir du plomb dans l’aile. Mais celle de son compatriote, plus jeune et surtout plus abordable financièrement pour le club phocéen, qui a dégraissé cet été.

Nicholas Mc Anally

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Espérance de Tunis ou Al Ahly? REUTERS/Amr Dalsh

Samedi soir, on connaîtra le nom du roi d’Afrique. Après leur match nul de l’aller (1-1), Al Ahly et Espérance de Tunis s’affrontent pour la finale de la Ligue des champions, 47e édition. Voici pourquoi il ne faut surtout pas rater ce match. Coup d’envoi à 18h30.

1. Parce que, franchement, vous en avez pas marre des Real-Barça? En 2012, on a déjà eu six et sept en 2011. Espérance de Tunis-Al Ahly, ça change.

2. Parce que, quand Youssef Msakni va débarquer en Europe, vous pourrez dire à vos potes: « Lui, c’est une star. Tu vas voir: il est incroyable. »

3. Parce que PSG-Rennes sera déjà plié.

4. Parce que c’est la troisième finale consécutive pour l’EST et qu’ils en ont gagné une (contre le WAC en 2011) et perdu l’autre (contre le TP Mazembe en 2010).

5. Parce que Al Ahly viendra pour gagner. C’est même Wael Gomaa qui le dit: « Je suis convaincu que nous pouvons gagner le titre à Tunis. » A 37 ans, le défenseur égyptien compte trois C1 et trois CAN au compteur. Il sait de quoi il parle.

6. Parce que les Diables Rouges égyptiens ont déjà gagné la Ligue des Champions à six reprises et que c’est, déjà, le club le plus titré du continent. Et ça permettra à tous les journalistes de titrer « Le septième ciel pour Al Ahly ».

7. Parce que le Stade olympique de Radès peut contenir 60 000 personnes mais qu’il y aura sans doute le double. Résultat, l’ambiance est incroyable. Un truc de fou, à vous faire dresser les poils sur les bras. C’est autre chose que le Stade de France ou l’Emirates. Et, c’est sûr, s’il ne se passe rien sur le terrain, dans tribunes, ce sera la folie.

8. Parce que vous vous souvenez d’Hocine Ragued? Mais si, le petit milieu de terrain du PSG! Ben, il joue pour les Sang et Or tunisiens.

9. Parce que le vainqueur va jouer la Coupe du monde des clubs. Et que, en 2010, le TP Mazembe avait ambiancé la compétition.

10. Parce que, de toute façon, vous ne pourrez pas prendre votre revanche à FIFA, PES ou Football Manager…

Nicholas Mc Anally

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Didier Drogba sous le maillot de la Côte d'Ivoire sur PES 2008 (DR)

La fin de l’année civile coïncide avec la traditionnelle sortie des titres phares des jeux vidéos. Au menu de l’édition 2013, Pro Evolution Soccer (PES pour les initimes), FIFA et Football Manager raviront les amateurs de football. Sauf s’ils s’intéressent à l’Afrique.

En effet, comme ne pas être frustré devant l’impossibilité de diriger le TP Mazembe (RDC), l’Espérance de Tunis (Tunisie) ou Al Ahly (Egypte), qui comptent parmi les meilleurs clubs du continent? Football Manager, l’indiscutable maître du management footballistique, qui vous place dans la peau d’un entraineur de club de foot, ne propose même qu’un seul championnat africain, la PSL sud-africaine. Pas de Raja, donc, ni de WAC ou d’ASEC Abidjan et de JSK ou de Tonnerre de Yaoundé. Miles Jacobson, le patron de SI Games, nous avait pourtant assuré vouloir développer ce côté pour son jeu. C’était en 2011. Petit effort tout de même pour 2013, la sélection du Soudan du Sud a été incluse.

Pas les vrais noms

En revanche, pour les deux simulations phares du ballon rond, impossible de jouer avec les meilleurs clubs africains. L’Arabie Saoudite, la Suède, la Pologne ou la 5e division anglaise sont de la partie. Pas la Botola, la MTN Ligue 1, la Girabola ou la Ligue 1.

Au niveau des équipes nationales, FIFA sort clairement vainqueur. En tant cas au niveau des noms. Le jeu d’EA dispose des licences officielles qui lui permettent d’aligner Samuel Eto’o ou Didier Drogba. Pour le reste, sur les 46 sélections, seules quatre sont africaines: le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte et l’Afrique du Sud. Il faudra donc passer par l’éditeur pour jouer avec Marouane Chamakh, Emmanuel Adebayor ou Trésor Mputu.

Chez son rival, le choix est plus vaste. Algérie, Angola, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Ghana, Guinée, Mali, Maroc, Nigera, Sénégal, Afrique du Sud, Tunisie et Zambie sont au programme. Les Black Stars sont la seule formation licenciée. En clair, Chamakh s’appelle Charack, Mamadou Niang est renommé Njango, Youssef Msakni est Mzehobi tandis que Seydou Keita devient Kelsa et Felix Katongo, le capitaine des champions d’Afrique zambiens, Kalamzi…

Nicholas Mc Anally

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Sofiane Feghouli, la nouvelle coqueluche de Valence

Sofiane Feghouli a trouvé sa place à Valence. REUTERS/Heino Kalis

Il aura mis le temps, Sofiane Feghouli. Mais cette fois, c’est fait: deux ans après son arrivée à Valence, le milieu de terrain est devenu indispensable au club Chè. La preuve? Sans son international algérien, suspendu trois rencontres suite à une contestation d’une décision arbitrale à Saragosse (2-0),Valence a chuté devant Levante (0-1) et le Bétis (0-1) avant d’aller arracher une victoire contre Bilbao (3-2).

« Cette sanction était tout à fait inappropriée« , s’est d’ailleurs lamenté son président. « C’est n’importe quoi d’avoir perdu un joueur aussi important parce qu’il a applaudi ironiquement une décision arbitrale. Mais je lui ai parlé pour que cela ne se reproduise plus« , lui a répondu en écho son entraîneur, Mauricio Pellegrino. De retour pour la Ligue des champions, l’ancien Grenoblois s’est fendu d’un doublé face au BATE Borisov (4-2). Et désormais, le club espagnol se demande comment il va faire pour se passer de ce gamin pendant en janvier, pendant les six semaines de la CAN avec les Fennecs.

Il n’y a pas si longtemps pourtant, Valence ne voulait plus de Feghouli. Le turbulent milieu, aujourd’hui âgé de 22 ans, avait été envoyé à Almeria en prêt, histoire d’engranger du temps de jeu et, surtout, de ne pas traîner son spleen dans les pattes valenciennes. Le PSG, un temps intéressé par son profil de joueur arabe, avait tâté le terrain du côté des Fennecs. Valence a refusé et ne le regrette certainement pas. Et Feghouli, sous contrat jusqu’en juin 2014, non plus: 7 matches et 3 buts en Liga, 4 matches et 2 buts en Ligue des champions, l’Algérien est le hit de l’été au Mestella.

Nicholas Mc Anally

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Bordeaux doit-il faire revenir Marouane Chamakh?

Bordeaux, une "solution" pour Marouane Chamakh. REUTERS/Stefan Wermuth

Les saisons se suivent et se ressemblent pour Marouane Chamakh. Sous-utilisé la saison dernière, l’attaquant marocain d’Arsenal continue à jouer les utilités. Même le départ de Robin van Persie pour Manchester United cet été n’a rien changé.

« Je me pose toujours la question d’un départ ou non, en pesant le pour et le contre« , a d’ailleurs admis l’intéressé sur RMC. « Pendant la période estivale, je n’ai pas eu de contacts. Mais au mercato hivernal précédent, oui. Bordeaux? Ce serait une solution d’y revenir, oui, bien sûr. Comme je l’ai dit, si je me décide à revenir, ça ne me gêne pas. Mais c’est encore trop prématuré. Ma priorité serait de rester en Angleterre mais si je devais rentrer en France, ça ne serait que pour Bordeaux. » Un joli appel du pied du joueur de 28 ans, diminué par une mononucléose en début de saison.

Un doublé face à Reading en Cup

Pas sûr, cependant, que les Girondins se laissent tenter. Un transfert semble en effet totalement exclu: un pari à 280 000 euros mensuels semble actuellement trop audacieux (et onéreux!) pour l’actuel 7e de Ligue 1. Un prêt semble donc être la solution la plus abordable mais elle est plus qu’hypothétique. Il y a un an, Jean-Louis Triaud, le président du club au scapulaire, avait bien tenté une approche auprès du joueur et des Gunners mais elle été restée lettre morte.

D’autant que le FCGB tourne bien. Yoann Gouffran, qui pourrait bientôt prolonger du côté de Bordeaux, fait le travail, à défaut d’être spectaculaire. D’ailleurs, Triaud a tout de suite jeté de l’eau sur le feu. « Ce n’est pas la peine de parler d’un transfert, vu le salaire, et il faut voir les conditions pour un prêt, qu’il rencontre ses dirigeants… C’est un garçon de talent mais c’est très compliqué », a calmé le patron des Girondins.

Nicholas Mc Anally

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