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	<title>Slate Afrique</title>
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	<description>Just another Slate Afrique blog</description>
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		<title>Encore la guerre au Nord-Kivu</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 16:47:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jacquesmatand</dc:creator>
				<category><![CDATA[FARDC]]></category>
		<category><![CDATA[GOMA]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[M23]]></category>
		<category><![CDATA[Rébellion]]></category>
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		<description><![CDATA[La vie reprend son cours normal ce vendredi 24 mai à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est de la République démocratique du Congo. Cela après une semaine de tension où des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendu dans cette ville. Des combats ont repris entre les rebelles du M23 et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La vie reprend son cours normal ce vendredi 24 mai à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est de la République démocratique du Congo. Cela après une semaine de tension où des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendu dans cette ville.</strong></p>
<p><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/ambiance-congo/files/2013/05/les-refugies-congolais.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1237" title="Des rÃ©fugiÃ©s Congolais. (droits tiers)." src="http://blog.slateafrique.com/ambiance-congo/files/2013/05/les-refugies-congolais.jpg" alt="" width="370" height="278" /></a></strong></p>
<p>Des combats ont repris entre les rebelles du M23 et les Fardc (Forces armées de la RD Congo). Hier alors que je parlais avec Séverine, jeune femme dans la trentaine, des détonations étaient encore audible au téléphone. <em>« Je ne sais pas vous dire exactement d’où proviennent les détonations. Mais, la ville est dans la peur d’une éventuelle attaque des rebelles qui menacent de revenir. Une façon pour eux de faire pression sur les autorités Congolaises afin de reprendre les négociations de Kampala »,</em> croit-elle savoir.</p>
<p>En début de cette semaine, un obus tombé a fait quatre morts et une quinzaine de blessés, confie une autre source sur place. Un bilan qui risque de s&#8217;alourdir parce que les victimes ne sont pas facilement identifiables pendant les combats.</p>
<p>François qui vit cloître chez lui affirme avoir un sac apprêté avec les nécessaires. “<em>Je suis prêt à déguerpir si la situation devient pire. On ne sait pas exactement ce qui pourrait arriver avec la reprise des combats“.<span id="more-14139"></span> </em></p>
<p>Martine, mère de famille dans la cinquantaine a dû quitter sa maison pour se mettre à l’abri non loin de la frontière avec le Rwanda voisin. <em>«La situation est très tendue. S’il le faut, je vais directement traverser pour aller prendre un avion à Kigali et rejoindre Kinshasa »</em> glisse-t-elle.</p>
<p>Des combats qui reprennent au mois de mai, alors que le 17 mai, c’était la commémoration de la fête de la libération. Certainement que les rebelles veulent encore une fois libérer Goma de ses occupants. Apparemment, l’armée loyaliste fait face. Et pour combien de temps?</p>
<p>Depuis un peu plus d’une année qu’ils sont en rébellion, le M23 n’a visiblement pas d’ambition de prendre le pouvoir à Kinshasa. Et pourtant, c’est là que se trouve les sièges de différentes institutions de cette République démocratique, qu’eux estiment manquer de démocratie. Et pourquoi ne pas se rendre à Kinshasa carrément et renverser le pouvoir au lieu de cantonner ses combats sur une seule portion de ce pays, non loin des frontières des pays voisins ? Est-ce par manque d’ambition ou c’est une stratégie juste pour enquiquiner le pouvoir en place ? Ce ne serait simplement une façon pour les rebelles de se faire valoir pour mieux négocier des parcelles de pouvoir ? C&#8217;est possible.</p>
<p>Et toutes ces populations victimes des affrontements qu’ont-elles demander pour se retrouver entre les feux nourris de ceux qui s’affrontent pour les raisons qu’eux même connaissent mieux. Franchement, pourquoi ceux qui se retrouvent parfois autour des tables de négociations n’en viendraient pas seulement aux mains pour que celui qui gagne aux poings prenne une fois le dessus et épargne ainsi les vies humaines, tant civiles que militaires ?</p>
<p>Ras-le-bol des combats qui n’en finissent pas et de l’armée loyaliste qui n’arrive toujours pas à venir à bout de la rébellion qui a acquis des galons de respectabilité et de longévité.</p>
<p>Après cette accalmie, s&#8217;il y a encore besoin de faire pression ou des insatisfaits, certainement que le langage des armes va reprendre le dessus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jacques Matand’</strong></p>
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		<title>A la recherche du Caire perdu</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/2013/05/24/a-la-recherche-du-caire-perdu/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 14:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>naderabouazza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est ici, et ailleurs. Il sait que son identité est plurielle, riche, dérangeante parfois. Le narrateur du roman de Khaled Osman, Le Caire à corps perdu, fait  partie de ces gens-là: les bi-nationaux. Un jour, après de longues années passées en Europe, il décide de retourner au Caire, sa maison natale, celle de l’origine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Il est ici, et ailleurs. Il sait que son identité est plurielle, riche, dérangeante parfois. Le narrateur du roman de </em><em>Khaled Osman</em><em>, <a href="http://www.ventsdailleurs.fr/index.php/catalogue/item/le-caire-a-corps-perdu"><span style="text-decoration: underline;">Le Caire à corps perdu</span></a>, fait  partie de ces gens-là: les bi-nationaux. Un jour, après de longues années passées en Europe, il décide de retourner au Caire, sa maison natale, celle de l’origine. Il renoue ainsi avec ses racines, son enfance, ses grands-parents,  et finalement lui-même. A son arrivée, il perd une partie de sa mémoire après un accident de voiture. Ce qui complique la situation. Il pensait débrousailler son passé à coup de faucilles&#8230;il lui faudra finalement une faux, capable de dégager toutes les mauvaises herbes qui obstruent sa mémoire.</em></p>
<p><em> Comme le petit Marcel (de Combray), le narrateur arpente les rues et se prête à l’exercice de la réminiscence. Il suffit seulement de remplacer la madeleine par du foul. Vécues par le personnage ou inspirées d&#8217;autres fictions, ses souvenirs refont peu à peu surface.<br />
</em></p>
<p><em> En creux, le personnage brosse le portrait de la société égyptienne :  sanguine, traversée par de fortes inégalités, conservatrice. Beaucoup vous le diront : l’Egypte est un pays clivant, on l’aime ou on le quitte. Lui, le narrateur, passe de  l’exaspération à la tendresse. Mais il comprend très vite que sa terre natale est le fruit de cette dualité. <strong>Entretien avec Khaled Osman<span id="more-14135"></span></strong></em></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/files/2013/05/le-caire-a-corps-perdu-2901282-250-400.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6399" title="le-caire-a-corps-perdu-2901282-250-400" src="http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/files/2013/05/le-caire-a-corps-perdu-2901282-250-400.jpg" alt="" width="250" height="381" /></a></p>
<p><strong><em>Nadéra &#8211; Ce roman a-t-il été le moyen de retrouver votre identité?  Vous êtes ici (en France) et ailleurs (en Egypte). Avez-vous déjà eu la sensation d’être perdu ?</em></strong><strong> </strong></p>
<p><em><strong>Khaled -</strong></em> Si la question s&#8217;adresse à l&#8217;auteur (qui se distingue du narrateur, même s&#8217;ils peuvent partager des traits communs),  je vous dirais que j&#8217;ai  surtout voulu expérimenter par la plume &laquo;&nbsp;comment ça fait&nbsp;&raquo; d&#8217;aller s&#8217;installer au Caire pour de bon. Tous les gens venus d&#8217;ailleurs sont un jour hantés par le rêve du retour au pays, mais dans bien des cas, ils n&#8217;osent pas franchir le pas à cause de l&#8217;impression (justifiée ou non) qu&#8217;ils risquent de le regretter. Finalement, écrire ce roman m&#8217;a permis de faire l&#8217;expérience à peu de frais (rires).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le narrateur est à la croisée de deux cultures, et c&#8217;est une situation dont il s&#8217;est très bien accommodé pendant très longtemps.  Mais à un certain moment, il s&#8217;est aperçu que ça ne fonctionnait plus: parce qu&#8217;en Occident, les amalgames et les préjugés étaient de plus en plus vivaces, et que d&#8217;un autre côté, l&#8217;Orient qu&#8217;il aurait envie de défendre s&#8217;efface irrémédiablement dans sa mémoire. D&#8217;où le sentiment d&#8217;être perdu (un sentiment qu&#8217;il m&#8217;est arrivé moi aussi de ressentir, quoique de manière plus fugace que mon personnage).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Le narrateur de votre roman est à l&#8217;image de cette identité aux multiples facettes. Il brosse le portrait de la société égyptienne avec des yeux d&#8217;étrangers, sensibles aux moindres détails. </em></strong><strong> </strong></p>
<p>Oui, les différentes facettes coexistent dans le regard du narrateur. Il découvre ce monde à la fois avec un regard tantôt d&#8217;Egyptien, tantôt d&#8217;Occidental.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Comment s&#8217;est construit ce personnage?</em></strong><strong> </strong></p>
<p>Le personnage s&#8217;est justement construit par rapport à tous ces décalages. Il est à la fois d&#8217;ici et de là-bas,  il voudrait croire aux mythes mais éprouve des doutes, a l&#8217;impression d&#8217;être usé par ses mille vies mais se régénère au contact des étudiants.</p>
<p>A cela s&#8217;ajoute que le roman s&#8217;ouvre à un moment assez crucial de son existence: celui où il choisit de rentrer s&#8217;installer au Caire. Or, la scène du retour au pays est un moment très fort &#8211; inaugural pourrait-on dire &#8211; dans la conscience de ceux qui ont grandi ailleurs.</p>
<p>Il exacerbe à la fois leurs attentes (l&#8217;occasion de combler la nostalgie qu&#8217;ils ont de leurs racines) et leurs frustrations (qui peuvent découler d&#8217;une déception par rapport à l&#8217;attitude de leur société d&#8217;accueil ou d&#8217;une insatisfaction par rapport à la tournure prise par leur existence).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>J&#8217;ai parfois eu l&#8217;impression de lire le scénario d&#8217;un film&#8230;</em></strong><strong> </strong></p>
<p>Je crois que cette impression vient du fait que le narrateur, étant privé d&#8217;une partie de ses esprits,  voit sa perception sensorielle décuplée (un peu comme l&#8217;aveugle qui développe des facultés auditives et olfactives plus puissantes). Sa quête personnelle et sa redécouverte du Caire vont donc s&#8217;effectuer avec une attention très forte aux couleurs, aux effluves et aux sons.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Êtes-vous retourné en Egypte après la révolution? Depuis l&#8217;élection de Mohamed Morsi? Qu&#8217;inspire-t-elle au romancier?</em></strong><strong> </strong></p>
<p>Oui,  j&#8217;y suis retourné à deux  reprises: contrairement à mon personnage,  je ne suis jamais resté sept sans rentrer!(rires). Bien entendu,  je suis ces développements avec attention, mais davantage comme observateur que comme  romancier. En tant qu&#8217;observateur concerné,  je suis passé &#8211; comme beaucoup &#8211; tantôt par l&#8217;euphorie, tantôt par l&#8217;accablement. Cette révolution a le mérite d&#8217;avoir abattu de manière irréversible le mur de la peur, mais elle a aussi exacerbé les divisions latentes entre les différentes composantes de la société. Rassembler ces composantes dans un destin commun sera un défi long et difficile, mais je crois en la capacité des Egyptiens (en particulier grâce à cette formidable nouvelle génération) à y parvenir à terme.</p>
<p><em><strong>Propos recueillis par Nadéra Bouazza</strong></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Intempéries : Alger frôle la catastrophe</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/23/intemperies-alger-frole-la-catastrophe/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 11:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Bab El Oued]]></category>
		<category><![CDATA[Catastrophes naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Club des pins]]></category>
		<category><![CDATA[Inondations]]></category>
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		<description><![CDATA[Déluge. Quelques heures de pluies torrentielles auront suffi à créer la panique. Et pas seulement. Un mort et plusieurs blessés, sans compter les dégâts matériels. Des routes impraticables, des coulées de boue, des glissements de terrain, des trémies et des maisons inondées, des voitures bloquées&#8230; Le pire évité de justesse Les pluies qui se sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Déluge. </strong>Quelques heures de pluies torrentielles auront suffi à créer la panique. Et pas seulement. <a href="http://elwatan.com/actualite/deux-morts-et-plusieurs-blesses-23-05-2013-214834_109.php">Un mort et plusieurs blessés</a>, sans compter les dégâts matériels. Des routes impraticables, des coulées de boue, des glissements de terrain, des trémies et des maisons inondées, des voitures bloquées&#8230;<a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2827" title="Alger" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<h3><span id="more-14115"></span>Le pire évité de justesse</h3>
<p>Les pluies qui se sont abattues sur plusieurs villes du pays, <a href="http://elwatan.com/actualite/alger-a-frole-la-catastrophe-23-05-2013-214832_109.php">la capitale plus particulièrement</a>, dans la soirée de mardi, rappellent à plus d’un de très mauvais souvenirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux d’«el hamla (inondations)» de <a href="http://elwatan.com/reportage/bab-el-oued-vide-du-tiers-de-sa-population-10-11-2011-146737_117.php">Bab El Oued</a>, en 2001, qui avait fait près de 1000 morts. Des inondations de plus faible ampleur, mais qui mènent à la même question lancinante : à qui la faute ?<a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2829" title="Alger 1" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-1-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Entre colère et incompréhension, les Algérois n’ont pas peur des mots.</p>
<blockquote><p>«Au lieu de dilapider l’argent du pétrole, ils feraient mieux d’entretenir nos routes et nos avaloirs et de restaurer le vieux bâti !», accuse une habitante de Beni Messous, commune très fortement touchée, où une personne a trouvé la mort suite à l’effondrement d’un mur de l’hôpital.</p></blockquote>
<p>La colère cible clairement les pouvoirs publics.</p>
<blockquote><p>«Ils n’apprennent pas de leurs erreurs ! Les réseaux d’assainissement n’ont pas été entretenus, les APC, Amar Ghoul, Asrout et les services de wilaya ne font pas leur travail», peste encore un père de famille.</p></blockquote>
<p>Il est resté bloqué plus de 6 heures, mardi soir, sur la rocade Sud de l’autoroute qui relie Ben Aknoun à Aïn Naâdja. Tous les avaloirs de la capitale étaient bouchés, du constat même de la Protection civile, qui s’est retrouvée très vite débordée sur le terrain. La défaillance est criante.<a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2831" title="Alger 2" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-2-300x175.jpg" alt="" width="300" height="175" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Prévention défaillante</strong></h3>
<p>Lundi soir, un bulletin météorologique spécial (BMS) de l’Office national de la météorologie (ONM) annonçait des pluies orageuses, localement assez marquées, affectant durant les prochaines 24 heures plusieurs wilayas du pays de mardi à 9h jusqu’à mercredi à 12h. Comment expliquer qu’aucune mesure n’ait été prise ?</p>
<p>Il y a seulement cinq mois, la wilaya d’Alger annonçait un plan d’envergure pour endiguer 200 oueds dans la capitale. Plus de 100 milliards de dinars ont été attribués pour leur curage et nettoiement. Une nuit de précipitations aura suffi pour balayer tous ces effets d’annonce.</p>
<p>Suite aux inondations survenues en 2001 à Bab El Oued, le gouvernement algérien avait obtenu de la Banque mondiale un prêt de 89 millions de dollars pour la reconstruction, mais aussi pour organiser la prévention de la vulnérabilité urbaine aux catastrophes naturelles.<a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2833" title="Alger 3" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Douze ans plus tard, le constat d’échec s’impose de lui-même : aucun plan d’aménagement urbain de la capitale ne permet de parer à de telles situations. Les citoyens en ont eu l’amère illustration, ce mardi. Alors que les pluies inondaient la capitale dans la soirée, sur les réseaux sociaux, les images pleuvaient en live. Les messages de soutien aussi.</p>
<blockquote><p>«Je suis restée coincée de 18h à 21h entre le Val d’Hydra et Ben Aknoun. Des jeunes ont laissé leurs voitures et sont sortis sous la pluie pour casser les barrières de l’autoroute et nous permettre de passer par une piste qui mène au centre de Ben Aknoun, ya3tihoum essaha ! Merci à ceux qui m’ont apporté de l’eau pour mon bébé», témoigne une jeune maman en arrivant chez elle.</p></blockquote>
<h3><strong style="font-size: 1.17em;">Les réseaux sociaux à la rescousse</strong></h3>
<p>Alors que l’averse gagne en intensité, les Algérois comprennent très vite qu’ils doivent s’organiser pour éviter le pire. C’est ainsi que, dès le début de la soirée, les services de la Protection civile ont multiplié les interventions sur les ondes de la radio.</p>
<p>Plusieurs groupes sur Facebook ont fait un véritable travail de service public en suivant l’évolution de la situation, en indiquant les axes à éviter et en organisant spontanément des réseaux de solidarité.<br />
Les internautes n’ont pas non plus manqué d’y exprimer leur colère. Sur le mur d’un groupe très actif, <a href="https://www.facebook.com/e.s.algeriens">«Envoyés spéciaux Algériens»</a> (près de 200 000 fans), une jeune Algéroise s’offusque :<a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-4.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2835" title="Alger 4" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Alger-4-225x300.jpg" alt="" width="158" height="210" /></a></p>
<blockquote><p>«Je suis restée coincée à Alger-Centre alors que j’habite à Ouled Fayet ; j’ai dû attendre mon père des heures et on a failli tomber en panne sèche, vu qu’aucune station d’essence n’était ouverte. C’est inadmissible, je me demande comment fonctionne ce pays. On préfère installer des palmiers sur les autoroutes au lieu d’aménager l’autoroute.»</p></blockquote>
<p>Si beaucoup pointent sévèrement du doigt les autorités locales, d’autres responsabilisent également le citoyen. </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Si les gens prenaient la peine de jeter leurs ordures correctement dans les endroits appropriés et un peu moins sur les routes, peut être que les avaloirs pourraient jouer leur rôle en cas de fortes pluies&nbsp;&raquo; réplique un autre internaute.</p></blockquote>
<p>Sur Internet les langues se délient. Dans toute cette situation dramatique, certains n&#8217;hésitent pas à verser dans la dérision, voire même dans le sarcasme:</p>
<blockquote><p><strong>&laquo;&nbsp;Après les intempéries survenues dans la capitale, l&#8217;Etat Algérien souverain met un plan d&#8217;urgence pour l&#8217;évacuation de tous les sinistrés vers les beaux chalets de Club des pins et tous les blessés vers l&#8217;hôpital du Val de-Grâce&nbsp;&raquo;</strong></p></blockquote>
<p>D&#8217;autres, encore, trouvent le moyen de s&#8217;amuser.<br />
<iframe src="https://www.facebook.com/video/embed?video_id=461271160622367" width="640" height="480" frameborder="0"></iframe><br />
&nbsp;</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji</strong></em></p>
<p><em><strong>A lire aussi : </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/21/seismes-la-menace-plane-sur-lalgerie/">Séismes : La menace plane sur l&#8217;Algérie</a></strong></em></p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/12/04/alger-cruelle-et-si-tendre-a-la-fois/"></a><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/12/04/alger-cruelle-et-si-tendre-a-la-fois/">Alger cruelle et si tendre à la fois</a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2012/11/26/comment-vit-on-dans-un-bidonville-a-alger/">Comment vit-on dans un bidonville à Alger?</a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/">Val-de-Grâce pour tous les Algériens</a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Egypte: Que veulent les Frères musulmans?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 13:27:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>naderabouazza</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cantonnés au rôle d’opposant pendant des décennies, les Frères musulmans  ont rapidement comblé le vide politique laissé par la chute des régimes dictatoriaux, en Tunisie puis en Égypte. Comment le mouvement populaire du printemps 2011 a-il pu conduire au triomphe de l’islamisme politique? Qui sont les Frères musulmans? Leur projet est-il compatible avec la démocratie ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cantonnés au rôle d’opposant pendant des décennies, les Frères musulmans  ont rapidement comblé le vide politique laissé par la chute des régimes dictatoriaux, en Tunisie puis en Égypte. Comment le mouvement populaire du printemps 2011 a-il pu conduire au triomphe de l’islamisme politique? Qui sont les Frères musulmans? Leur projet est-il compatible avec la démocratie ?</p>
<p>Dans un documentaire diffusé ce mercredi 22 mai à 21h55 sur France 3,<a href="http://programmes.france3.fr/documentaires/index.php?page=doc&amp;programme=histoire-immediate&amp;id_article=3790"> « La confrérie, enquête sur les Frères musulmans »<strong>,</strong></a><strong> </strong>le réalisateur et écrivain Michael Prazan tente de répondre à ces interrogations.<span id="more-14095"></span></p>
<h5 style="text-align: center;"><a href="http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/files/2013/05/RTR30NL6.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6361" title="RTR30NL6" src="http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/files/2013/05/RTR30NL6-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" /></a>Khairat al Shater, candidat à la présidentielle le 12 avril 2012. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany</h5>
<p>Michael Prazan a rencontré les principaux cadres la confrérie et, selon lui, aucune voix ne vient contredire l’ambition suprême des Frères musulmans : &laquo;&nbsp;le califat mondial&nbsp;&raquo;. Tous l’affirment ouvertement, sans la moindre réserve. Comme un refrain qu’ils auraient répété depuis la naissance de la confrérie en 1928.</p>
<p><em>« Ils m’ont tous dit la même chose. Ils y croient. Ils sont convaincus que l’islam est la vérité et que le monde en perdition a besoin de cette vérité»</em>, observe le réalisateur. Face caméra, les Frères assument une position idéologique que Khairat al-Shater, véritable homme fort de la confrérie, compare au libéralisme triomphant ou au rêve communiste d’après-guerre. C’est lui qui, à l’étranger, rassure les partenaires internationaux.</p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/files/2013/05/frères-musulmans.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6359" title="frères musulmans" src="http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/files/2013/05/frères-musulmans.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Ainsi, les Frères musulmans se distinguent des salafistes : on les dit plus pragmatiques, capables de s’adapter à l’auditoire qu’ils ont devant eux, quitte à se désavouer. Le documentaire aborde cette divergence de méthode. Les Frères auraient l’impression d’avoir le temps avec eux, contrairement aux adeptes de l&#8217;islam des pieux ancêtres. Mais passées ces différences de méthodes, les Frères musulmans seraient aussi conservateurs que les salafistes du parti al-Nour. Pour Michael Prazan, il n’existe pas de branche modérée au sein de la confrérie. La finesse du discours cache, selon lui, une vision du monde radicale.</p>
<p>Cette idéologie, le documentaire l’explique essentiellement par les textes fondateurs de la confrérie comme ceux de l’écrivain Sayyid Qotb (1906-1966), et ses liens avec des figures proches d’al-Qaïda comme l’Egyptien Ayman al-Zawahiri. Mais suffit-il de rappeler l’importance des textes de Sayyid Qotb pour comprendre le dessein des Frères en 2013? Leur proximité avec le numéro 1 d&#8217;al-Qaïda fait-il  d&#8217;eux des djihadistes en puissance? C&#8217;est ce que sous-entend le documentaire. Or, ce n&#8217;est pas aussi simple&#8230;</p>
<h4>Tension entre idéologie et pragmatisme</h4>
<p>Ce documentaire a le mérite de tisser des lignes historiques qui font sens. Elles servent à accréditer le propos de Michael Prazan : <em>«La stratégie des Frères vient de loin»</em>. Revenir sur les vicissitudes de la confrérie et ses rapports aux différents pouvoirs qui se sont succédés, aide à comprendre la victoire de l’organisation au lendemain de la chute du régime Moubarak. Durant des décennies, les Frères musulmans ont capitalisé une image d’opposant et d’acteur social de premier plan.</p>
<p>Ayant ravi la présidence de la République,  les Frères semblent aujourd&#8217;hui déterminés à garder le pouvoir. Or tous les indicateurs du pays sont au rouge. Le tourisme et les investissements directs étrangers sont en chute libre. De 36 milliards de dollars avant la révolution, les réserves de change sont tombées à 13 milliards. Quant à la courbe du chômage, elle ne cesse de grimper, emportant dans son sillage les jeunes diplômés…  Dans ce contexte, certains Frères pourraient préférer jouer la carte du pragmatisme à celle de la surenchère idéologique. Récemment, le ministre du Tourisme a réaffirmé qu’il n’étaient pas opposé au bikini et à la bière. Une déclaration censée rassurer les touristes occidentaux.</p>
<p>A ce contexte de crise, s’ajoute les acquis de la révolution du 25 janvier 2011. La parole s’est libérée: le président Mohamed Morsi est raillé, critiqué, parodié. Une pétition, qui a déjà recueilli plus de trois millions de signatures, réclame même son départ. « Les Frères savent qu’il ne peuvent pas imposer une chape de plomb, comme cela a été fait sous Moubarak», conclut Michael Prazan.</p>
<p><strong><em>Nadéra Bouazza </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Dr Meslem : &#171;&#160;Il faut une stricte application des règles parasismiques algériennes&#160;&#187;</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/22/dr-meslem-il-faut-une-stricte-application-des-regles-parasismiques-algeriennes/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 11:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Abdelghani Meslem]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
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		<category><![CDATA[Séisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Docteur Abdelghani Meslem, spécialiste en structure et génie parasismique prévient : «L’application stricte des règles parasismiques est la meilleure stratégie de prévention» - Selon une récente étude sur la vulnérabilité aux risques naturels dans la wilaya d’Alger, qui vient tout juste d’être finalisée, la menace de séismes dévastateurs plane sévèrement sur la région. Quel commentaire pouvez-vous en faire ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Docteur Abdelghani Meslem, spécialiste en structure et génie parasismique prévient :</p>
<h2 style="text-align: justify;">«L’application stricte des règles parasismiques est la meilleure stratégie de prévention»</h2>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- Selon une récente étude sur la vulnérabilité aux risques  naturels dans la wilaya d’Alger, qui vient tout juste d’être finalisée,  la menace de séismes dévastateurs plane sévèrement sur la région. Quel  commentaire pouvez-vous en faire ?</strong></em></span></p>
<div id="attachment_2785" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Meslem.jpg"><img class="size-medium wp-image-2785" title="Meslem" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Meslem-300x266.jpg" alt="" width="300" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">Docteur Abdelghani Meslem. Spécialiste en structure et génie parasismique</p></div>
<p>Je dirais simplement que cette étude n’apporte rien de nouveau aux  scientifiques algériens, soit dans les universités soit dans les centres  de recherche.</p>
<p>Des études sur les risques naturels et leur impact dans  les grandes villes algériennes, y compris la capitale, ont été réalisées  par les centres de recherche algériens tels que le Centre national de  recherche appliquée en génie parasismique (CGS), le Centre de recherche  en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) ou les universités  algériennes telle que l’université des sciences et de la technologie  Houari Boumediène (USTHB).<span id="more-14083"></span></p>
<p>Je souhaiterais que les responsables, dans nos ministères, se  rapprochent de nos scientifiques et de nos universités avant d’appeler  les étrangers et, par là, montrer au grand public que l’université  algérienne, avec 50 années d’existence, n’a pu former des scientifiques  capables de réaliser une étude de vulnérabilité, alors que plusieurs  études de microzonation et d’évaluation de vulnérabilité des structures  stratégiques ont été déjà réalisées par les scientifiques du CGS.</p>
<p>Je  recommande aux autorités concernées par la réduction des risques de  catastrophe d’aller creuser dans les archives des centres de recherche  algériens avant d’appeler des consultants étrangers.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- Quelles sont les limites de ces prévisions ?</strong></em></span></p>
<p>Ces prévisions sont basées sur l’approche probabiliste et donc ne  peuvent être que des outils d’aide à la décision pour les décideurs.  Tout le monde, à Alger, société civile et autorités publiques,  connaissent très bien le degré de vulnérabilité des constructions à  Alger et plus particulièrement les constructions datant d’avant 1962.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- L’Algérie, qui a connu plusieurs séismes violents ces dernières décennies, a-t-elle une politique préventive efficace ?</strong></em></span></p>
<p>A mon avis l’Algérie, après plusieurs expériences de catastrophes, a  développé une politique préventive particulièrement aux séismes.</p>
<p>Je  citerais, à titre d’exemples, les règles parasismiques algériennes (RPA)  qui ont été adoptées la première fois en 1981, l’assurance  «catastrophes naturelles» qui est obligatoire depuis septembre 2004,  l’enseignement du génie parasismique dans la majorité des universités et  écoles supérieures algériennes, les études d’aléas et de vulnérabilités  réalisées par les institutions algériennes, l’éducation dans les cycles  primaires et secondaires au comportement face au risque sismique  (ministère de l’Education nationale, Croissant-Rouge algérien et DGPC),  l’acquisition par le CGS (ministère de l’Habitat) d’une table vibrante  pour mener les recherches en génie parasismique dans le cadre de la  réduction du risque sismique.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><strong>- Quelle serait, selon vous, la meilleure stratégie de  prévention à adopter pour faire face aux risques de séismes et pour en  atténuer les dégâts ?</strong></em></span></p>
<p>Pour la réduction des dégâts, la meilleure stratégie est principalement  l’application stricte des Règles parasismiques algériennes  (RPA1999/2003) pour les structures nouvelles et le renforcement des  structures existantes vulnérables qui ne répondent pas aux normes  d’aujourd’hui ; la formation des administrateurs et des ingénieurs au  sein des administrations ainsi que des entrepreneurs à la réduction des  risques de catastrophes sismiques au sein des universités.</p>
<p>Il faut aussi  sensibiliser et encourager les propriétaires privés à renforcer leurs  maisons conformément au RPA1999/2003 par la mise à leur disposition des  crédits nécessaires, renforcer les prérogatives du Contrôle technique  des constructions (CTC) et jouer un rôle de force publique.</p>
<p>Les assurances doivent aussi jouer un rôle important dans l’atténuation  des dégâts. Il est clair comme le cristal que toute la stratégie de  prévention doit commencer par la sensibilisation de la société civile.</p>
<p>En conclusion, je dois dire que, comme toute autre forme d’action en  faveur de la protection, de la promotion sociale et du développement  économique, la réduction des pertes en vies humaines et économiques doit  se baser sur la recherche scientifique, à travers une stratégie  nationale de gestion des risques aussi bien naturels que technologiques.  Nous savons aujourd’hui que la science et la technologie modernes,  alliées à une politique sociale éclairée, sont capables d’atténuer  considérablement les effets négatifs des risques majeurs.</p>
</div>
<h3 style="text-align: justify;">Bio express:</h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Le docteur Abdelghani Meslem, spécialiste en structure et génie  parasismique, est membre de la Society for Earthquake and Civil  Engineering Dynamics (Angleterre). En 2010, il a obtenu son PhD en génie  parasismique à l’université de Chiba, au Japon. Le Dr Meslem a collaboré avec des chercheurs et ingénieurs  multidisciplinaires ; il a ainsi participé à des projets nationaux et  internationaux pour la réduction des risques sismiques. Il est  actuellement un chercheur à The Earthquake and People Interaction Centre  (EPICentre), University College of London (UCL), Angleterre. Il travaille sur un projet international et interdisciplinaire sur les  méthodes globales pour l’estimation de la vulnérabilité et des risques  sismiques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Propos recueillis par Fella Bouredji (<a href="www.elwatan.com">El Watan</a>)</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A lire aussi: </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/21/seismes-la-menace-plane-sur-lalgerie/">Séismes : La menace plane sur l&#8217;Algérie </a><br />
</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Séismes : La menace plane sur l&#8217;Algérie</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 11:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boumerdès]]></category>
		<category><![CDATA[menace]]></category>
		<category><![CDATA[secousse]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les souvenirs du violent séisme (Magnitude 6,8 sur l&#8217;échelle de Richter) qui a secoué la région d&#8217;Alger, Boumerdès plus particulièrement (45km à l&#8217;est d&#8217;Alger), le 21 mai 2003, restent vivaces. Près de 3 000 personnes y ont péri. Des milliers de blessés. Dix ans après, la menace de séismes violents persiste et inquiète les Algériens. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les souvenirs du violent séisme (Magnitude 6,8 sur l&#8217;échelle de Richter) qui a secoué la région d&#8217;Alger, Boumerdès plus particulièrement (45km à l&#8217;est d&#8217;Alger), le 21 mai 2003</strong><strong><strong>,</strong> restent vivaces. Près de 3 000 personnes y ont péri. Des milliers de  blessés. Dix ans après, la menace de séismes violents persiste et inquiète les Algériens.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_2757" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Séisme.jpg"><img class="size-medium wp-image-2757 " title="Séisme" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Séisme-300x255.jpg" alt="" width="300" height="255" /></a><p class="wp-caption-text">Séisme de Boumerdès, 21 mai 2003  Reuters</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-14081"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La terre qui tremble, tout qui s’effondre. La menace plane et en angoisse plus d’un. Le nord méditerranéen est régulièrement touché par des séismes. Mais les experts le répètent souvent, la côte algérienne où une grande partie de la population réside, est une zone à forte sismicité, encore plus exposée que ses voisins Tunisiens ou Marocains. Les tremblements de terre y sont récurrents.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Dernière secousse en date, dimanche 19 mai à <em><strong>Béjaia</strong></em> (dans l’est du pays à près de 400km de la capitale), un séisme d’une magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter. Plus de peur que de mal. Seulement 5 blessés légers mais une population complètement paniquée.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le 4 mai dernier, un tremblement de 3,2 à l’échelle Richter dans <em><strong>la région d’Oran</strong></em> (dans l’ouest du pays à plus de 400km de la capitale). La liste est longue.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Toujours, au nord-ouest du pays, dans la soirée de Jeudi 2 mai 2013, une secousse (4,7 sur l’échelle de Richter) plonge <em><strong>Mostaganem</strong></em> dans la panique.  Dix-sept personnes ont été blessées .</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le 27 avril dernier, c’est du côté de <em><strong>Bordj El kifan </strong></em>(dans la banlieue est d&#8217;Alger) que la terre a tremblé (une magnitude de 2,7 sur l’échelle de Richter).</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;">Prévisions inquiétantes</h3>
<p style="text-align: justify;">Les souvenirs du violent séisme de Boumerdès, survenu le 21 mai 2003, restent vivaces. Près de 3 000 personnes y ont péri. Des milliers de blessés. Depuis les chercheurs Algériens redoublent d’efforts. Le <em><strong>CRAAG</strong></em> (Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique) et le <em><strong>CGS</strong></em> (Centre de Recherche Appliquée en Génie Parasismique) ont renouvelé et numérisé leurs réseaux. L’aléa sismique gagne en précision. Mais la question de la prévention reste posée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une étude algéro-française rendue publique le 9 Avril 2013 à Alger sur la vulnérabilité aux risques naturels et au changement climatique dans la wilaya d’Alger, plusieurs scénarios ont été élaborées. Le Sahel et Blida présentent les plus grands risques de séisme, générant également des risques de tsunami à une hauteur d’eau au rivage de 2 m pour une probabilité de survenance de quelques décennies.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L’Algérie manque de prévention opérationnelle<strong><br />
</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Que faire face à tant de risques ? L’anticipation serait le maître mot, mais c’est justement là que le bât blesse.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Yves Ennesser, chef de projet du groupement des bureaux d’études en charge de cette étude, expliquait en marge de la présentation de cette étude que «<em>l’Algérie a les moyens d’intervention efficaces, mais elle n’a pas d’approche d’anticipation et de prévention opérationnelle</em>».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout un défi pour l&#8217;Algérie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Fella Bouredji </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A lire aussi : </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/02/10/les-cites-dortoirs-en-algerie-architecture-du-mal-vivre/">Cités-dortoirs en Algérie : L&#8217;architecture du mal-vivre</a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/02/10/halim-faidi-il-faut-liberer-larchitecture-en-algerie/">Halim Faîdi : &laquo;&nbsp;Il faut libérer l&#8217;architecture en Algérie&nbsp;&raquo;</a></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sept membres des forces de sécurité kidnappés dans le Sinaï</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/nouvelles-du-caire/2013/05/20/6329/</link>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 18:09:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophieanmuth</dc:creator>
				<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Les sept membres des forces de sécurité égyptiennes qui ont été enlevés jeudi dernier sont toujours en captivité. Une vidéo apparue hier sur la toile les montre en train de supplier le président de les libérer, en accédant à la requête de leurs kidnappeurs : &#171;&#160;libérer les prisonniers politiques du Sinaï&#160;&#187;. Les sept soldats (enfin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les sept membres des forces de sécurité égyptiennes qui ont été enlevés jeudi dernier sont toujours en captivité. Une vidéo apparue hier sur la toile les montre en train de supplier le président de les libérer, en accédant à la requête de leurs kidnappeurs : &laquo;&nbsp;libérer les prisonniers politiques du Sinaï&nbsp;&raquo;.<span id="more-14069"></span><br />
</strong></p>
<p>Les sept soldats (enfin, plus exactement, des soldats, des policiers et des membres de la sécurité) ont les yeux bandés dans cette vidéo mais paraissent en bonne santé. A la fin de la vidéo, ils se répandent en supplications adressées au président, conjuré de les sauver car ils ne peuvent plus supporter leur condition. C&#8217;est la première fois que des soldats égyptiens sont enlevés par un groupe basé au Sinaï.</p>
<p>Les prisonniers politiques du Sinaï dont les ravisseurs espèrent apparemment la libération pour prix de la remise en liberté des soldats sont sans doute des membres ou sympathisants de Tawhid w Jihad. En effet, la vidéo qui affirme montrer les sept prisonniers, demande en particulier la libération d&#8217;un certain Hamada Abou Sheita. Lui et ceux qui ont été condamnés pour les mêmes faits appartiendraient au Tawhid w Jihad. C&#8217;est une petite organisation terroriste apparemment fondée par un Egyptien et un Palestinien vivant en Egypte, tous les deux tués lors d&#8217;opérations de police. La première action retentissante  de ce groupe paraît-il fondé en solidarité avec les Palestiniens et les Irakiens a été les attentats contre les complexes touristiques  en 2004 (Taba) et 2005 (Charm el Sheikh) dans le Sinaï. Cela dit, les seules informations sur ce réseau ont été obtenues pendant le procès des accusés de ces attentats, ce qui n&#8217;est pas un gage d&#8217;objectivité.<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=cSDq6w5EpgU">Hamada Abou Sheita </a>a été condamné à mort in abstentia en août 2012, accusé d&#8217;avoir participé à l&#8217;attaque, à l&#8217;été 2011, du commissariat de police et d&#8217;une banque à El Arish qui avaient fait six morts d&#8217;après les médias égyptiens. Quatorze autres accusés ont été condamnés en même temps que lui. Il a été arrêté en septembre 2012 lors de l&#8217;opération militaire en représailles à l&#8217;attaque du poste-frontière entre l&#8217;Egypte et Israël où seize policiers égyptiens ont été tués . Les autorités égyptiennes disaient que tous les accusés appartenaient à Al-Tawhid wa al-Jihad.<br />
Le journal gouvernemental Al Ahram <a href="http://gate.ahram.org.eg/News/348700.aspx">accuse Abu Sheita</a> d&#8217;être derrière l&#8217;enlèvement des sept soldats et aussi, tant qu&#8217;on y est, derrière l&#8217;attaque meurtrière du poste-frontière de Rafah l&#8217;été dernier.<br />
L&#8217;un des frères de Abu Sheita a publié un <a href="https://www.facebook.com/hossamabosheta/posts/377769902342845">article sur facebook</a> clamant l&#8217;innocence de son frère jeudi dernier. Il accuse aussi les responsables de la prison d&#8217;avoir torturé son frère au point de lui faire perdre la vue, accusation démentie par les services de sécurité égyptiens.<br />
Un autre frère de Hamada, Hany, est accusé par certains d&#8217;être à l&#8217;origine de l&#8217;enlèvement des soldats. Il a alors appelé une chaîne de télévision selon <a href="http://www.almasryalyoum.com/node/1762941">AlMasry Al Yom </a>(procédé courant pour donner son avis sur les affaires courantes en Egypte) et a démenti avoir quoi que ce soit à voir avec l&#8217;enlèvement.<br />
La femme de Hamada Abou Sheita indique que son beau-frère vit n&#8217;est pas en fuite mais vit toujours dans leur village, dans une entretien par téléphone <a href="http://english.ahram.org.eg/NewsContent/1/64/71920/Egypt/Politics-/Wife-of-convicted-militant-accuses-govt-of-fabrica.aspx">avec ahram online</a>.<br />
Elle émet également des doutes sur l&#8217;authenticité de l&#8217;enlèvement : pour elle, il s&#8217;agit d&#8217;une mise en scène de l&#8217;Intérieur pour détourner l&#8217;attention de la torture subie par son mari.</p>
<p>La vidéo a été postée dimanche  par un <a href="https://www.youtube.com/channel/UCSwbSDbxhJXgFn0_GlDBzQA">utilisateur de Youtube</a> qui n&#8217;a posté que cette vidéo. Youtube a retiré la vidéo pour raisons de décence. Le site de Masrawy l&#8217;a conservée, elle est aussi consultable sur <a href="https://www.facebook.com/photo.php?v=10152826488410554">une page du ministère de l&#8217;Intérieur</a> .<br />
Des chaînes de télévision ont reçu des appels de personnes prétendant être les parents des soldats et les reconnaître.</p>
<p>Le soldat qui s&#8217;exprime le plus longuement s&#8217;adresse également au ministre de la Défense et lui reproche de rester tranquillement sur son siège alors que ses hommes meurent. Dans les paroles prononcées par les prisonniers, on s&#8217;adresse au président comme à un sauveur.</p>
<p><strong>Divergences entre la présidence et la Défense et les forces de sécurité?</strong><br />
Ces derniers jours, comme une réponse militaire cinglante ne se produit pas, certains accusent la présidence de complaisance envers les kidnappeurs &#8211; après tout, c&#8217;est bien connu, le président est issu des Frères musulmans, ces derniers ont une histoire de violence, donc les Frères musulmans et la présidence d&#8217;aujourd&#8217;hui soutiennent les jihadistes salafistes. Le raisonnement est un peu spécieux, une opération militaire urgente risquant de ne pas donner grand-chose : on se rappelle des débuts de l&#8217;opération de l&#8217;été dernier, quand les cocoricos de l&#8217;armée au sujet de ses opérations victorieuses se faisaient régulièrement démentir par des témoins sur le terrain. La sympathie des Frères musulmans pour les salafistes en général paraît également sujette à controverse, étant donné que le plus grand parti salafiste (Nour) leur tourne plutôt le dos en ce moment. Il est vrai que les salafistes moins présentables, pourrait-on-dire, ceux qui ne reculent pas devant les déclarations enflammées, comme la Gamaa Islamiya ou les Hazemoon (partisans de Hazem Abu Ismaïl), leur ont conservé un certain appui.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Si le président accepte d&#8217;accorder l&#8217;amnistie aux prisonniers en question, le manque de confiance entre l&#8217;appareil de sécurité et les Frères musulmans (il faut dire que ça fait des dizaines d&#8217;années que l&#8217;appareil de sécurité a l&#8217;habitude d&#8217;emprisonner les Frères, pas de les voir à la tête de l&#8217;Etat) aurait empiré&nbsp;&raquo;, dit Abdel Gawad, ancien directeur du centre de recherches politiques et stratégiques Al Ahram.<br />
On reproche déjà beaucoup à la présidence son amnistie des prisonniers politiques en juillet 2012, qui aurait permis la l<a href="http://www.egyptindependent.com/news/morsy-s-pardon-decree-includes-25-jamaa-al-islamiya-islamic-jihad-leaders">ibération de jihadistes </a> du Jihad islamique et de le Gamaa Islamiya.</p></blockquote>
<p>Abdel Gawad pense que &laquo;&nbsp;le président préfère ne pas lancer d&#8217;opération tout de suite contre les ravisseurs, car cela pourrait lui coûter le soutien des ses partisans de l&#8217;aile dure islamiste.&nbsp;&raquo;</p>
<blockquote><p>Cependant, la présidence a affirmé le mantra commun des gouvernements : &laquo;&nbsp;<a href="http://shorouknews.com/news/view.aspx?cdate=20052013&amp;id=03c1f269-9575-4e27-9a5a-031e4e6af437">pas de négociations </a>avec les kidnappeurs.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Le porte-parole de la présidence, Oamr Amer, a rappelé ce lundi dans une conférence de presse que &laquo;&nbsp;le président est le chef de l&#8217;armée&nbsp;&raquo; et que la présidence et les autres institutions de l&#8217;Etat &laquo;&nbsp;partagent la même vision.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Casse-tête du Sinaï</strong><br />
Le Nord du Sinaï est à la fois un lieu de grande importance stratégique, en bordure d&#8217;Israël et de la bande de Gaza, mais aussi, comme toute la péninsule hormis les villes balnéaires et quelques installations qui n&#8217;emploient pas de locaux, un territoire peu développé.</p>
<blockquote><p>Le porte-parole du président a pensé aussi à cet aspect du problème, en qualifiant aujourd&#8217;hui &laquo;&nbsp;le développement de la péninsule&nbsp;&raquo; de &laquo;&nbsp;priorité d&#8217;Etat&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p>Le Sinaï est aussi sujet à une répression sécuritaire armée, aggravée depuis les attentats du début des années 2000, qui n&#8217;a rien fait pour arranger les relations entre les locaux des tribus bédouines (même si la plupart des bédouins accusés ou arrêtés, et quelle que soit la véracité du chef d&#8217;inculpation, le sont en général pour des attaques à main armée qui ont plus à voir avec le banditisme que le jihadisme armé) et les forces de sécurité.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Tout le monde sait que les forces de sécurité ont pratiqué des arrestations massives et injustifiées, et &laquo;&nbsp;capturent&nbsp;&raquo; des membres de la famille (élargie) ou de la tribu des suspects pour inciter ces derniers à se rendre &laquo;&nbsp;, fait remarquer Tewik Aclimandos, chercheur associé à la chaire d&#8217;histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France et spécialiste de l&#8217;histoire de l&#8217;Egypte.</p></blockquote>
<p>Le gouverneur du Nord-Sinaï a d&#8217;ailleurs déclaré ce dimanche qu&#8217;il était en pourparlers avec des personnalités influentes du Sinaï pour essayer de convaincre les kidnappeurs de relâcher les prisonniers. Ces personnalités influentes sont bien mystérieuses, reste à savoir s&#8217;il s&#8217;agit des chefs de tribus &laquo;&nbsp;nommés&nbsp;&raquo; par Moubarak et qui n&#8217;ont pas vraiment d&#8217;influence sur le Sinaï ou s&#8217;il s&#8217;agit de Bédouins qui connaissent bien les kidnappeurs.</p>
<p>Le journal gouvernemental <a href="http://www.ahram.org.eg/News/825/25/210991/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%88%D9%84%D9%89/%D9%87%D8%AC%D9%88%D9%85-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B3%D9%84%D8%AD%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AB%D9%82%D9%8A%D9%84%D8%A9-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D9%85%D8%B9%D8%B3%D9%83%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AD%D8%B1%D8%A7%D8%B4-%D9%84%D9%84%D8%A3%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B1.aspx">AlAhram rapporte</a> qu&#8217;un camp de la sécurité centrale à El Arish (ville du Nord du Sinaï, sur la route vers Rafah et Gaza) a fait l&#8217;objet d&#8217;une attaque à main armée ce lundi matin.</p>
<p>Les policiers des poste-frontières ont fait grève et ont fermé la frontière pour protester contre l&#8217;enlèvement (et saisir cette occasion de râler contre les Frères musulmans) avec Gaza, à Rafah, depuis vendredi dernier, et avec Israël depuis dimanche. Le porte-parole de la présidence a indiqué ce lundi que la frontière avec Israël était rouverte et que celle de Rafah devrait rouvrir bientôt.<br />
Les policiers en grève de Rafah affirmaient apparemment dans leurs slogans leur soutien au ministère de la Défense (El Sisi). L&#8217;été dernier, l&#8217;attaque au poste-frontière qui avait fait seize morts parmi les soldats égyptiens avait permis à Morsi de mettre à la retraite le chef du Conseil suprême des forces armées (organe qui dirigeait le pays depuis la chute de Moubarak en février 2011) et ministre de la Défense.</p>
<p>Fermer les frontières peut paraître une réaction un peu saugrenue de la part de ces policiers, mais d&#8217;une part, s&#8217;ils font grève, la frontière ne peut pas être traversée, c&#8217;est logique, et d&#8217;autre part, cela a à voir avec les rumeurs de l&#8217;implication d&#8217;un tiers dans le problème. Le porte-parole de la présidence a même pris la peine de démentir la rumeur selon laquelle les ravisseurs auraient emmené leurs captifs <a href="http://www.masrawy.com/news/regions/2013/May/19/5621107.aspx">dans la bande de Gaza</a>, puisqu&#8217;ils seraient liés à l&#8217;&nbsp;&raquo;Armée de l&#8217;Islam&nbsp;&raquo; gazaouie. Récemment, les services de sécurité ont fait parvenir aux journaux (Al Masry Al Yom, journal indépendant mais qui a depuis peu à sa tête un ancien de la presse gouvernementale sous Moubarak) un enregistrement qui montrerait prétendûment l&#8217;implication du Hamas et des Frères musulmans  dans la libération des prisonniers pendant la révolution de 2011 et donc dans la manipulation du soulèvement par ces deux entités sœurs. La presse gouvernementale disait aussi récemment que les coupables de l&#8217;attentat de cet été contre le poste-frontière de Rafah se sont réfugiés et sont protégés dans la bande de Gaza. Une bonne partie de la presse égyptienne et &laquo;&nbsp;les sources des forces de sécurité&nbsp;&raquo; égyptiennes affectionnent les théories du complot et les accusations impossibles à prouver.<br />
Israël pourrait très bien chercher aussi à déstabiliser son voisin (même si objectivement parlant le pays a plutôt intérêt au calme à ses frontières) ou à lui faire durcir sa répression contre les groupes jihadistes du Sinaï, d&#8217;après le  café du commerce égyptien.<br />
Dimanche matin, le gouverneur du Nord-Sinaï, Harhour, disait d&#8217;ailleurs, spéculant sur l&#8217;identité des ravisseurs, qu&#8217;ils étaient peut-être &laquo;&nbsp;les familles de ceux accusés des attentats de Taba (station balnéaire à la frontière avec Israël) en 2005 ou des attaques à main armée d&#8217;El Arish en 2011, ou encore une entité qui veut menacer la stabilité du Sinaï et veut l&#8217;intervention de la communauté internationale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Depuis l&#8217;enlèvement de jeudi dernier, le président a cherché à réunir tous les avis possibles, soit parce qu&#8217;il est vraiment perdu, soit pour partager les responsabilités.<br />
Il a organisé une réunion de toute urgence avec les responsables de la Défense, de l&#8217;Intérieur et des Renseignements.<br />
Il avait aussi appelé les forces de l&#8217;opposition à une réunion mais la coalition du Front de Salut National, bien qu&#8217;exprimant son soutien aux efforts de libération des prisonniers, a décliné l&#8217;invitation. Le président a aussi recherché l&#8217;avis de l&#8217;institution sunnie musulmane d&#8217;Al-Azhar, de l&#8217;Eglise copte, et des ministres du tourisme et de l&#8217;information, en les invitant à une réunion hier.</p>
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		<title>Les jeunes peuvent sauver le Mali (encore une fois)</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 14:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ambroise Védrines</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoul Karim Camara]]></category>
		<category><![CDATA[Adema]]></category>
		<category><![CDATA[Aeem]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Largement majoritaires au Mali, les jeunes restent à peu près inaudibles depuis le début de la crise. Par le passé pourtant, ce sont eux qui ont influé sur les grandes transformations politiques du pays à plusieurs reprises.</strong></p>
<p>Demain ils seront très certainement sollicités après les scrutins présidentiel et législatif prévus au mois de juillet. Car il faut bien se le dire : on ne peut pas faire de politique au Mali sans les jeunes.</p>
<h3><span style="color: #993366;">Les jeunes du Mali : une masse désorganisée ?</span></h3>
<p>A l’image d’une grande partie du continent africain, la jeunesse constitue l’un des principaux moteurs du Mali.</p>
<p>Ainsi, plus de 47% de la population malienne a aujourd’hui moins de 15 ans <a href="http://unstats.un.org/unsd/demographic/products/socind/default.htm" target="_blank">(statistiques des Nations Unies)</a>. Un chiffre qui donne le tournis si on le compare aux données du continent européen, certes vieillissant. Prenons pour exemple la France, qui affiche pourtant le deuxième taux de natalité le plus fort du continent après l’Irlande : 18% seulement de sa population a aujourd’hui moins de 15 ans.</p>
<p>Et le constat ne s’arrête pas là : l’âge médian de la population malienne se situait autour de 16 ans en 2011, quand celui de la France tournait autour de 39 ans en 2010. Autant dire que le Mali est un pays où la jeunesse représente un enjeu politique majeur.</p>
<p>Cela n’apparaît toutefois pas évident dans l’équation politique actuelle. Car les jeunes sont presque inaudibles depuis le début de la crise malienne. Certains partis politiques essaient toutefois de les mettre en avant dans la campagne qui s’annonce : l’Adema (Alliance pour la démocratie au Mali), certainement la principale force politique du Mali, <a href="http://www.afribone.com/spip.php?article49005" target="_blank">a ainsi investi le «jeune» Dramane Dembélé</a> pour l’élection présidentielle. Agé de 46 ans, celui-ci s’est imposé au sein de l’Adema comme le candidat de la jeunesse malienne.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slateafrique.com/maligraphe/files/2013/05/dramane-dembélé.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2139" title="dramane dembélé" src="http://blog.slateafrique.com/maligraphe/files/2013/05/dramane-dembélé.jpg" alt="" width="462" height="346" /></a><em>Dramane Salif Dembélé, candidat de l&#8217;Adema aux élections présidentielles. <a href="http://maliactu.net/dramane-dembele-candidat-de-ladema-a-la-presidentielle-la-caution-voilee-des-ademistes-a-modibo-sidibe/" target="_blank">Source Maliactu.</a></em></p>
<p>Ce choix n’est pas anodin pour le parti qui gouverna le pays entre 1992 et 2002 : il s’agit à l’évidence de jouer la carte de la jeunesse pour toucher au plus près un électorat jusqu’ici éclaté, mais extrêmement prometteur.</p>
<p>Car l’un des principaux problèmes de la démocratie malienne réside dans les taux d’abstention records rencontrés depuis vingt ans. La participation aux scrutins nationaux n’a ainsi jamais dépassé les 40% de potentiels électeurs, posant évidemment la question de la légitimité des gouvernants maliens et de leur capacité de représentation.</p>
<blockquote><p>«<em>Ces vingt dernières années, le taux de participation aux élections s’est révélé de plus en plus faible et cela alimente naturellement le débat sur l’épineuse question de la légitimité des hommes et des institutions issus de ces scrutins</em>» <a href="http://www.tamoudre.org/touaregs/politique/elections-au-mali-comment-ameliorer-les-taux-de-participation.html" target="_blank">déclare ainsi au quotidien L’Essor</a> Salabary Doumbia, chargé de programmes à la fondation allemande Friedrich Ebert.</p></blockquote>
<p>Le problème est encore plus sensible pour les jeunes. <a href="http://www.afribone.com/spip.php?article36681" target="_blank">Le site Afribone estime à près de 10%</a> seulement le taux de participation des jeunes Maliens (comprenons moins de 35 ans, quand ils constituent 60% de la population totale) aux élections.</p>
<h3><span style="color: #993366;">Quand les jeunes luttaient contre la dictature militaire</span></h3>
<p>Et pourtant. Ce sont bien les jeunes, ou du moins une certaine jeunesse, qui écrivit les principaux chapitres de l’histoire récente du Mali.</p>
<p>Au-delà du Mali post-colonial, qui puisa dans sa jeunesse la force de mettre en place les grands chantiers socialistes du président Modibo Keïta, les jeunes se sont imposés à plusieurs reprises comme les moteurs du changement malien.</p>
<p>Organisés autour d’une méga structure de type syndical <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/National_Union_of_Students_and_Pupils_of_Mali" target="_blank">(l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali, Uneem)</a>, les jeunes étudiants de l’élite malienne constituèrent ainsi le fer de lance de la contestation contre la dictature militaire de Moussa Traoré dans les années 1970 et le début des années 1980.</p>
<p>Ils furent pour ainsi dire les seuls à oser braver l’autorité de l’Etat, alors que tous les autres corps sociaux avaient été mis à bas<a href="http://www.slateafrique.com/101281/mali-retour-dictateur-moussa-traore" target="_blank"> par le régime dictatorial</a>. De longues grèves étudiantes marquèrent les années 1977, 1979 et 1980, rythmées par une répression sordide aboutissant à des enrôlements forcés dans l’armée, des détentions arbitraires, des viols de masse, des disparitions et même un ou plusieurs assassinats en règle.</p>
<p>La figure du jeune leader de l’Uneem, Abdoul Karim Camara, surnommé «Cabral» en raison de son admiration pour le leader de l’indépendance capverdienne et bissau-guinéenne Amilcar Cabral, demeure aujourd’hui très présente au Mali. Torturé dans les geôles militaires de Moussa Traoré, il fut déclaré mort le 17 mars 1980, âgé de 24 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slateafrique.com/maligraphe/files/2013/05/Cabral600.jpg.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2149" title="Cabral600.jpg" src="http://blog.slateafrique.com/maligraphe/files/2013/05/Cabral600.jpg.jpg" alt="" width="600" height="338" /></a><em>Le &laquo;&nbsp;Monument Cabral&nbsp;&raquo; de Bamako. Ambroise Védrines, mars 2012</em></p>
<p>Des cérémonies officielles ont lieu tous les ans pour honorer la mémoire de celui qui est montré comme le principal martyr de la dictature, emblème de la lutte de la jeunesse pour son émancipation et pour la démocratie.</p>
<h3><span style="color: #993366;">Les jeunes ont apporté la démocratie au Mali</span></h3>
<p>De la même manière, il est important de rappeler que c’est du côté de la jeunesse que vint le changement démocratique au Mali. Les mouvements étudiants (encore eux) des années 1990-1991,<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_des_%C3%A9l%C3%A8ves_et_%C3%A9tudiants_du_Mali" target="_blank"> organisés par l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (Aeem)</a>, constituèrent l’élément déclencheur de la révolution démocratique qui mit un terme à la dictature de Moussa Traoré le 26 mars 1991.</p>
<p><a href="http://lecombat.info/politique/54-politique/2744-elections-presidentielles-le-dr-oumar-mariko-se-declare-deja-vainqueur" target="_blank">Oumar Mariko, candidat déclaré à l’élection présidentielle de juillet</a> pour le parti Sadi (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance), fut l’un des membres fondateurs de l’Aeem.</p>
<p>Ici aussi, de longues et dures grèves étudiantes menées par l’association se soldèrent par une répression aveugle de la part des autorités à l’hiver 1990-1991. Avant qu’un coup d’Etat «démocratique» ne vienne enterrer les vingt-trois années de dictature militaire au mois de mars.</p>
<p>De l’avis de tous, ce sont donc les jeunes qui permirent au Mali d’accéder à la démocratie. L’ironie de la situation résidant dans le fait que la jeunesse n’est, aujourd’hui, aucunement représentée dans les scrutins majeurs et dans les réformes politiques.</p>
<p>Si certaines formations décident aujourd’hui de s’intéresser à leur parole, à leurs attentes, les démocrates ne peuvent que s’en féliciter. Mais il sera très difficile de rompre en si peu de temps avec 20 ans de dénigrement et de mise à l’écart de ceux qui constituent la majorité de la population.</p>
<p><em><strong>Ambroise Védrines</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Abdillahi Adaweh Mireh trucide la dictature djiboutienne</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 02:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abdourahman Waberi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Entretien M. Abdillahi Adaweh Mireh, secrétaire général de Model Doctorant et titulaire d’un DEA de philosophie, il a été professeur de philosophie. Abdillahi Adaweh un homme discret, connu et apprécié de tous a acquis une vaste expérience dans le secteur de la formation et de l’Education nationale, respectivement comme enseignant du primaire puis du secondaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/cahier-nomade/files/2013/05/AAdaweh-Mireh.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4861" style="margin: 10px;" title="AAdaweh Mireh" src="http://blog.slateafrique.com/cahier-nomade/files/2013/05/AAdaweh-Mireh-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Entretien M. Abdillahi Adaweh Mireh, secrétaire général de Model</strong></p>
<p><em>Doctorant et titulaire d’un DEA de philosophie, il a été professeur de philosophie. Abdillahi Adaweh un homme discret, connu et apprécié de tous a acquis une vaste expérience dans le secteur de la formation et de l’Education nationale, respectivement comme enseignant du primaire puis du secondaire et enfin comme inspecteur. Directeur de l’Institut National d’Administration publique&#8230; il avait décidé de s’engager en politique en contribuant à la création du parti Model non légalisé mais membre de la coalition de l’opposition USN. Nous l’avons interrogé en sa qualité de secrétaire général de ce jeune et dynamique parti qui suscite beaucoup de questionnements.</em></p>
<p><strong>Le Temps : En quoi la crise actuelle que traverse notre pays rappelle-t-elle précisément celle au début des années 90 après la chute du mur de Berlin ?</strong></p>
<p><strong>Abdillahi  Adaweh  Mireh (AAM</strong>) : Il me semble que beaucoup de choses ont changé ces dernières années, la démocratie et l’Etat de droit gagne du terrain, je pense que nous sommes  à un tournant dans l’histoire de notre pays. Notre pays doit changer, et doit changer dans le sens de plus de démocratie, plus de transparence et plus de respect des partis politique d’opposition. Il faut comprendre que les opposants sont utiles au pays, contrairement à ce que l’on dit, ce sont avant tout des citoyens qui désirent servir leur pays avec loyauté et abnégation, je pense qu’ils méritent un meilleur traitement.</p>
<p><strong>Le Temps : Pourquoi un parti aussi structuré que le Model et jouissant au moins d’une base populaire n’a pas été légalisé ?</strong></p>
<p><strong>AAM :</strong> MoDel est un parti comme vous le dites si bien,  structuré avec une base solide, le 30 novembre 2012 nous avons déposé le dossier de légalisation. Ce dossier a été rejeté par le ministère sur la base en gros d’une enquête diligentée par la police et le refus de reconnaitre unilatéralement aux personnalités qui ont parrainé le parti la qualité de caution morale.  Après ce rejet nous avons fait appel devant  la cour suprême, qui à son tour a rejeté notre demande pour un motif lié dit-on à une question de dépôt de mémoire ampliatif à l’appui de la requête. Nous ne sommes naturellement pas satisfaits de ces rejets et nous continuerons à épuiser toutes les voies légales de recours pour faire valoir notre droit constitutionnel de fonder librement un parti politique. La liberté d’association étant un droit garanti par la constitution nous laissons l’histoire et le peuple  djiboutien juger ce refus qui n’est pas justifié et justifiable.</p>
<p><strong>Le Temps : Pour expliquer son refus de légalisation le gouvernement a laissé courir des rumeurs selon lesquelles le Model compose avec la donne salafiste régionale voire même internationale, qu’est ce qui explique une telle diabolisation ?</strong></p>
<p><strong>AAM</strong> : (Rire) Sincèrement est-ce que j’ai « une gueule » de salafiste ou de terroriste ?</p>
<p><strong>Le Temps : Non on sait qu’il faut juste trouver un argument pour rejeter votre demande. </strong></p>
<p><strong>AAM :</strong> Bon dans ce cas pourquoi créer un problème qui n’existe pas pour justifier cet abus d’autorité ? C’est pourquoi l’idéal serait de poser cette question au gouvernement, mais model n’a jamais composé avec aucune force extérieur qu’elle soit régional ou international, model désire servir avec loyauté et justice les citoyens  Djiboutiens quel que soit leur religion et leur appartenance politique, pour notre parti l’intérêt du peuple djiboutien passe avant toute autre chose.</p>
<p><strong>Le Temps : Aujourd’hui, on dirait que le Model est tiraillé entre son adhésion au processus démocratique et la rumeur de son attachement à ses dogmes, est ce que vous pouvez nous dire davantage sur ce que le philosophe croit et quels sont  les fondamentaux auxquels le Model est cramponnés ?</strong></p>
<p>AAM : Vous savez, il y’a ce que vous êtes réellement et ce que les autres croient que vous êtes, le parti model n’a jamais dit qu’il était un parti islamiste, dans aucun de nos documents il n’est mentionné que nous allons instaurer la charia, d’ailleurs, la Constitution l’interdit, on ne peut pas crée un parti qui représente une confession, qu’il s’agissent de l’islam ou des autres religions, donc nous n’avons jamais compris pourquoi cette étiquette d’islam nous colle à la peau.   Il est vrai que des religieux connus et respectés dans le pays font partie des  fondateurs du parti, mais je pense que les religieux sont des citoyens comme nous tous, ils ont le droit d’adhérer à un parti comme nous tous, pourquoi n’auraient-ils  pas ce droit ? Est-ce que cela veut dire que si un religieux ou deux sont membres d’un parti, alors tout le parti est islamiste.  Si par islamiste, on entend que la grande majorité des membres fondateurs du parti sont musulmans, c’est tout à fait vrai, nous sommes musulmans et nous le revendiquons, nous n’avons pas honte de notre religion, mais en revanche si par islamiste on entend mouvement radical, ce n’est pas vrai nous n’avons jamais été des radicaux, et nous ne le serons jamais. Je comprends pourquoi les gens ont une certaine crainte, vu tout ce qui se passe dans le monde et à coté de nous en somali, il y a une forte crainte des mouvements radicaux, mais notre parti n’a rien à voir avec ces mouvements radicaux.  Nous pensons que les  3 oulémas, considérés comme des extrémistes, font partie des religieux qui ont toujours combattus l’intégrisme et le radicalisme islamiste.  Nous pensons même que si notre pays a échappé au radicalisme de tout bord, c’est grâce à eux, d’ailleurs nous leur rendons hommage pour leur engagement en faveur de la modération et le refus de tomber dans l’extrémisme.  Il me semble que si  l’on désire comprendre réellement la philosophie d’un parti politique, il faut s’intéresser à ces documents fondamentaux comme le statut, c’est sur ce document qu’il faut juger un parti et non sur ce que l’on dit.  Et pour finir, je crois devoir rappeler que ce n’est pas le Model mais l’UMP qui a rajouté à l’article premier de la Constitution que l&#8217;Islam est la Religion de l&#8217;État. Est-ce que pour autant on dit de l’UMP que c’est une coalition islamiste, salafiste ou de je ne sais quelle autre idéologie radicale. Non alors que tout le monde sait que ce rajout visait à aguicher les voies des citoyens sensibles aux questions religieuses.  Pour fermer cette petite parenthèse, je pense qu’il faut que ceux qui ont vocation à faire de la politique acceptent que l’engagement politique mérite sincérité et honnête intellectuelle.</p>
<p><strong>Le Temps : Est-ce que votre mouvement se revendique de l’islam politique en comparaison à ceux de la démocratie chrétienne dans l’Europe de la fin du XIXe et début du XXe siècle et à ceux de la Turquie, d’Indonésie, du Maroc&#8230; et à ce titre vous souhaiteriez vous soumettre à la dialectique électorale de la victoire et de l’échec ?</strong></p>
<p>AAM : La population Djiboutienne se revendique dans sa grande majorité de la religion islamique, nous faisons parti de cette grande majorité, qui appartient à l’islam et notre appartenance à cette grande religion qu’est l’islam est profonde. Cependant, nous sommes avant tout,  un parti politique qui se veut républicain et laïque, nous n’avons aucunement l’intention d’instaurer la Charia, ni de couper la main aux voleurs, et d’ailleurs la diversité des membres fondateurs en témoigne, dans notre parti vous trouver   des personnes cultivés formé en occident, les  cadres de la fonction publique et établissements publics et privés, mais aussi, des simples agents, des mères de famille, des jeunes et des plus âgés. Tout cette diversité est réuni pour une seule et unique raison, défendre la justice, la liberté et maintenir la stabilité de ce merveilleux pays envié par tous les habitants de notre sous-région.  Les membres fondateurs de notre parti est composé, de citoyens épris de justice, de liberté et de patriotisme.  Nous voulons instaurer une République démocratique, laïque  et respectueuse des droits humains et des valeurs profondes de notre société. Une République qui permet à tous ses enfants de s’épanouir, quel que soit sa religion, et son appartenance politique.</p>
<p><strong>Le Temps : En vous posant la même question autrement, est-ce que vous pouvez succinctement nous dire le plus clairement possible ce qui peut être compris comme une divergence idéologique du Model avec la pensée traduisant les fondements basiques des Frères musulmans ?</strong></p>
<p><strong>AAM</strong> : Les frères musulmans ont fait un choix clair, celui d’un parti dont la mission première est d’instaurer un système politique basé sur l’islam, nous respectons ce choix. Mais nous ce que nous désirons c’est une république, une, indivisible, solidaire et respectueuse des droits fondamentaux de chacun.</p>
<p><strong>Le Temps : En analysant les traits saillants de la crise post-électorale force est de constater qu’au sortir des élections le régime a fait du démantèlement du Model la première de ses priorités, qu’est-ce que le Model a bien pu faire de plus que les autres partis de la coalition USN ?</strong></p>
<p><strong>AAM</strong> : Nous nous posons tous cette question, mais nous n’avons malheureusement pas la réponse. Nous pensons avoir  cependant quelques idées sur cet acharnement contre le model :   Est-ce l’assise populaire, l’intégrité de ses membres, son rôle dans l’unification de l’USN ou la nouvelle vision politique véhiculé par le MoDeL à Djibouti qui est prit en menace par le régime. Autant d’interrogations, mais nous n’avons malheureusement pas la réponse.</p>
<p><strong>Le Temps : Si la crise perdure et qu’aucune sortie n’est trouvée, la question est de savoir jusqu’où l’USN va-t-elle aller et peut-t-elle aller ?</strong></p>
<p><strong>AAM</strong> : Je suis un homme  optimiste par nature, je crois qu’une solution va être trouvé, nous avons confiance à l’intelligence de nos dirigeants quel que soit leur appartenance politique. Il faut comprendre qu’un pays ne peut pas fonctionner si les béligérants ne font pas preuve d’un minimum du sens du compromis. En politique, il faut savoir négocier, la négociation est un moyen de sortir de l’impasse politique, de redonner de l’espoir au peuple djiboutien, loin de dégrader l’ouverture d’un dialogue grandi. Nul n’a intérêt à une dégradation de la situation.</p>
<p><strong>Le Temps : Pensez-vous que le traitement violent du gouvernement de l’impasse succédant aux élections soit susceptible de changer le rapport de force en faveur de l’UMP ?</strong></p>
<p><strong>AAM </strong>: Les élections dans presque tous les pays en voie de développement sont des périodes à haut risque, il y’ a souvent beaucoup de violence. Ces élections à Djibouti n’ont pas fait exception, les forces de l’ordre justifiait les multiples répressions qui ont eu lieu par le maintien de la sécurité et la stabilité, est-ce vraiment pour cette raison ou est ce qu’il y a des raisons politiques ? Je pose la question, je n’ai pas la réponse.</p>
<p><strong>Le Temps : Aujourd’hui ou demain, il y aura inévitablement un courant politique, pas force lié au Model, qui ira vers la pensée salafiste et un autre de religieux qui choisira de s’inscrire dans la démocratie et le modernisme, comme cela s’est passé en Turquie entre Erdogan et Erbakan, le Model quant à lui ira vers quelle direction ? </strong></p>
<p><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/cahier-nomade/files/2013/05/901268_374427359340410_1706538065_o2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4865" title="901268_374427359340410_1706538065_o" src="http://blog.slateafrique.com/cahier-nomade/files/2013/05/901268_374427359340410_1706538065_o2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>AAM</strong> : Model refuse par principe tout ce qui est extrémisme, notre parti désire servir les intérêts du peuple djiboutien. Nous sommes profondément démocrates et républicain et le peuple djiboutien l’a très bien compris, ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le peuple de Djibouti a beaucoup d’estime pour notre parti ; nous sommes l’avenir, nous représentons une autre façon de faire de la politique, nous représentons une nouvelle génération d’homme politique, loyaux et des grands serviteurs de la république. Nous pensons  que désormais il faut aborder la politique avec une nouvelle approche, une conception  qui place le citoyen au cœur des décisions de l’Etat.</p>
<p><strong>Le Temps : Quelle est selon vous le but de la stratégie du gouvernement qui consiste à marginaliser les religieux de votre parti, c’est un clin d’œil aux non religieux pour les appeler à quitter le mouvement ?</strong></p>
<p><strong>AAM</strong> : Personnellement, je pense que model  a été créé à une période qui n’était pas la bonne, une période électorale, une période de tension, une période où les passions étaient    à leur comble. Je pense que si model était née, une année auparavant, la situation serait différente et le sort  qui a été réservé à notre parti serait aussi différent. Je pense que c’est plus la période plutôt que les idées véhiculés par le Model qui est en cause.</p>
<p><em>Entretien précédemment publié dans les pages du bimensuel Djiboutien  « Le Temps » n° 27 du 16 mai 2013, Djibouti. Avec l’aimable autorisation de la rédaction.</em></p>
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		<title>La maladie de Bouteflika sème le trouble en Algérie</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 16:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fellabouredji</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que le Président Bouteflika est porté disparu depuis plus de trois semaines, suite à une hospitalisation au Val-de-Grâce en France. A Alger les polémiques enflent, la censure frappe et pour couronner le tout, la justice s&#8217;en mêle avec des menaces de condamnation! Depuis le 27 avril 2013, date à laquelle le Président Algérien, 76 ans, a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Alors que le Président Bouteflika est porté disparu depuis plus de trois semaines, suite à une hospitalisation au Val-de-Grâce en France. A Alger les polémiques enflent, la censure frappe et pour couronner le tout, la justice s&#8217;en mêle avec des menaces de condamnation!<span id="more-14019"></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le 27 avril 2013, date à laquelle le Président Algérien, 76 ans, a été transféré en urgence pour des soins en France, <a href="http://www.slateafrique.com/228001/algerie-le-flou-officiel-sur-letat-de-sante-de-bouteflika-favorise-lalarmisme">le silence des autorités</a> Algériennes sur l&#8217;état de santé du chef de l&#8217;Etat donne lieu à toutes sortes de <a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/">dérives</a> et d&#8217;incertitudes.</p>
<div id="attachment_2683" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Bouteflika.jpg"><img class="size-medium wp-image-2683" title="Bouteflika" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Bouteflika-300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Abdelaziz Bouteflika, président de la République Algérienne. Reuters 10/04/2013</p></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Il serait déjà mort&nbsp;&raquo; tranchent certains, pendant que d&#8217;autres spéculent sur sa maladie et le temps qu&#8217;il lui reste à vivre. La presse nationale tente de remplir le vide laissé par les services de communication de la Présidence. Dernière tentative en date, un nouveau venu dans la presse écrite, le quotidien francophone <a href="http://www.monjournaldz.com/"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon Journal&nbsp;&raquo;</strong></em> </a>qui consacrait pour son édition du 19 mai (dans ses deux versions arabe et française) un dossier révélant que le Président Bouteflika serait dans un &laquo;&nbsp;état comateux&nbsp;&raquo;. Il aurait du être dans les kiosques ce dimanche, il n&#8217;en sera rien. Le journal ne quittera pas l&#8217;imprimerie, il est censuré sur ordre du ministère de la communication, selon Hichem Aboud, directeur des deux journaux censurés.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Retour à la <span style="color: #ff0000;">CENSURE</span> assumée</h3>
<p style="text-align: justify;">Les numéros de dimanche 19 mai du quotidien <em><strong>Mon Journa</strong><strong>l </strong></em>et sa version arabophone <em><strong>Djaridati</strong></em>, ont été saisis dans la soirée de samedi à l&#8217;imprimerie (étatique).</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Hichem Aboud, directeur des deux journaux censurés, qui s&#8217;est confié tout de suite après les faits au quotidien algérien <a href="http://www.elwatan.com/actualite/en-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-monjournal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php">El Watan</a>, &laquo;&nbsp;c’est l’imprimeur qui a alerté le ministère, lorsqu’il a découvert le dossier traitant de l’état de santé du président Bouteflika&nbsp;&raquo;.</p>
<blockquote><p>Il explique que &laquo;&nbsp;ce dossier repose sur des informations vérifiées, faisant état de la détérioration de l&#8217;état de santé du président qui serait dans « un coma profond qui pourrait durer des semaines&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le ministère de la communication aurait demandé à Hicham Aboud de retirer les deux pages, pour que son journal soit imprimé, ce qu’il a refusé.</p>
<p>Le ministère n&#8217;a pas manqué de réagir via l&#8217;agence de presse nationale (APS). &laquo;&nbsp;Aucun ordre de censure n&#8217;a été donné&nbsp;&raquo; précise la dépêche:</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est le directeur de ces publications qui a initialement accepté de  renoncer à leur impression après les observations qui lui ont été faites sur le non-respect de l&#8217;article 92 de la loi organique relative à l&#8217;information qui stipule que le journaliste &laquo;&nbsp;doit notamment respecter les attributs et les symboles de l&#8217;Etat, avoir le constant souci d&#8217;une information complète et objective, rapporter avec honnêteté et objectivité les faits et  événements et rectifier toute information qui se révèle inexacte&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Depuis l&#8217;affaire prend une tournure plus grave.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Atteinte à la sûreté de l&#8217;Etat</h3>
<p style="text-align: justify;">Le parquet général près la cour d&#8217;Alger a ordonné  des poursuites judiciaires à l&#8217;encontre de Hichem Aboud pour <span style="color: #ff0000;">&laquo;&nbsp;atteinte à la sécurité de  l&#8217;Etat, à l&#8217;unité nationale et à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions&nbsp;&raquo;</span>. L&#8217;information est tombée comme un couperet dans l&#8217;après-midi de dimanche 19 mai 2013.</p>
<div id="attachment_2685" class="wp-caption alignright" style="width: 190px"><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Hichem-Aboud.jpg"><img class="size-medium wp-image-2685 " title="Hichem Aboud" src="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/files/2013/05/Hichem-Aboud-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a><p class="wp-caption-text">Hichem Aboud. Directeur des deux journaux censurés </p></div>
<div style="text-align: justify;">
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Suite aux propos tendancieux tenus sur certaines chaînes d&#8217;information  étrangères, dont France 24, par le dénommé Aboud Hichem, sur l&#8217;état de santé  du président de la République selon lesquels il se serait dégradé allant jusqu&#8217;à  déclarer que le chef de l&#8217;Etat serait dans un état comateux, et compte tenu de l&#8217;impact négatif direct de ces rumeurs sur l&#8217;opinion publique nationale et internationale et eu égard au caractère pénal de ces propos infondés&nbsp;&raquo; est-il précisé dans un communiqué du Parquet.</p></blockquote>
<h3>Indignation des journalistes</h3>
<p>Le syndicat national des journalistes n&#8217;a pas tardé à exprimer son indignation.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le Syndicat national des journalistes qui exprime son entière solidarité avec les confrères censurés, tient à dénoncer cet acte liberticide que rien ne peut justifier. Plus que tout, le Syndicat met en garde contre toute tentation de retour aux vieilles méthodes faites de chantages, sous toutes ses formes. Que tous sachent que la liberté de la presse et d’expression est un acquis irréversible, en Algérie particulièrement ou, depuis 1988, la corporation n’a jamais cédé, ni aux pressions du pouvoir, ni même à la barbarie terroriste&nbsp;&raquo; indique un communiqué signé du Secrétaire général, Kamal Amarni.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est le premier cas de censure du genre depuis plus de 15 ans en Algérie. Un coup dur pour la presse indépendante Algérienne.</p>
<p><em><strong>Fella Bouredji </strong></em></p>
<p><em><strong>A lire aussi : </strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/2013/05/05/val-de-grace-pour-tous-les-algeriens/">Val-de-Grâce pour tous les Algériens</a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://www.slateafrique.com/227773/algerie-censure-des-journaux-evoquant-la-sante-de-bouteflika">Algérie : censure de journaux évoquant la santé de Bouteflika</a></strong></em></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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