Bomb attack: targets northern Nigerian Church

A suspected suicide bomber on the 28th of October drove his car into the St. Rita’s Catholic Church in Malali area of Kaduna, killing at least nine persons and over a hundred injured.

The bomber rammed his explosive laden Honda CRV into the church building at about 8.45am while worshippers were assembled for the Sunday service. It exploded its load, ripping a hole in the wall and roof. The bomber and nine other people are reported to have died after the incident,triggering reprisal attacks that have killed at least two more, according to officials.

The attack took place in the Malali neighbourhood of Kaduna. The settlement is dominated by Muslims where religious riots have killed hundreds in recent years. Kaduna is said to have been marked by Islamist militant group, Boko Haram in the recent past. Al Jazeera says:

« No claims of responsibility has taken place, we are waiting for the police and military to comment on their take, however many would feel that Boko Haram are behind the attack».

President Goodluck Jonathan condemned the act and pledged to redouble his government’s efforts to tackle terrorism and violence. He said in a statement that Al Jazeera reports:

“Our efforts to deal with all acts of terror and violence would only be redoubled even as the security agencies continue to receive all the support they need from the government to reverse this unfortunate and unacceptable trend that threatens the peace and stability of our nation”.

The Nigerian Emergency Management Agency (NEMA), confirms 8 dead, 100 injured in suicide bomb attack .The agency also remarked that Christian youths attacked a vehicle that had come to rescue survivors after the attack, smashing one of the windows.

According to an eyewitness:

“The vehicle had been stopped at the security gate outside the church. The driver initially reversed, but then careered straight through the church wall and detonated the bomb”.

Members of the choir are thought to be among the dead and injured. Boko Haram is fighting to overthrow the government and impose the Islamic law. In June, The group was said to have carried out previous attacks on three churches in Kaduna stateincluding one in the city. Approximately, 50 people were killed in the bombings and the reprisals that followed.

BBC says:

“No group has said it carried out the bombing”.

 

Afolake Oyinloye

 

Bénin – Patrice Talon répond au président Boni Yayi

On s’y attendait depuis que le 22 octobre dernier, le richissime d’affaires béninois, Patrice Talon, a été accusé de tentative d’assassinat du président Boni Yayi. Il ne pouvait continuer pour longtemps à observer une sorte d’obligation de réserve sur cette affaire et notamment ses relations avec le chef de l’Etat béninois. Avec à la clé, un mandat d’arrêt international au dos. Et ça y est, Patrice Talon a ouvert la boîte de Pandore.

Dans un entretien avec Radio France Internationale (RFI), le magnat du coton a réfuté en bloc les accusations de tentative d’assassinant par empoisonnement qu’il a qualifié de canular:

«Canular. C’est un canular qui n’est pas le premier et qui n’est peut-être pas le dernier. Vous savez, le ridicule ne tue pas au Bénin. Je suis l’ennemi n°1 du président et au lieu de construire les choses les plus grotesques pour mettre un Monsieur Talon sous cloche, Dieu fasse que le président retrouve ses esprits et qu’il sache qu’après le pouvoir la vie continue, et qu’il retrouve le calme».

A propos de son soutien à Boni Yayi, il a été clair et précis:

«Je ne vais pas le cacher, c’est réel. J’ai été un sponsor du président Yayi Boni. Comme tant d’autres, je l’ai conseillé et introduit là où j’ai pu pour sa conquête du pouvoir, en 2006 puis en 2011».

C’était un secret de polichinelle au Bénin, mais Patrice Talon en a apporté la confirmation, concernant le fond de leur querelle. Il a refusé de cautionner la révision de la Constitution que le gouvernement Boni Yayi a dû retirer de l’Assemblée nationale, sous la pression conjuguée de la société civile et d’une partie de l’opposition. Après sa réélection contestée, du reste, le souci du président Boni Yayi était de réviser la Constitution. A la question de savoir si c’est pour se maintenir au pouvoir, Patrice Talon répond:

«Oui. Pour pouvoir rester au pouvoir, se représenter. Donc, le président m’a sollicité pour que j’accompagne son nouveau projet politique en utilisant mes relations, mes moyens pour obtenir auprès de l’Assemblée le nombre de députés qu’il faut pour voter ce genre de modifications qui nécessitent une majorité qualifiée. Mais j’ai résisté. Comme nous sommes des amis, j’ai pu quand même lui faire comprendre que ce n’était pas indiqué, que ce n’était pas faisable, que ce n’était pas bien. Et même si j’avais voulu, ça n’aurait pas marché. Le peuple béninois est attaché à sa démocratie, donc j’ai refusé».

L’intervention de Patrice Talon sur RFI a l’avantage de situer les débats, au moment même où de nombreuses délégations défilent au palais de la présidence de la République pour soutenir le chef de l’Etat de l’avoir échappé belle.

Marcus Boni Teiga

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Tentative d’assassinat du président du Bénin – Des doutes après la grande stupeur

L’affaire de la tentative d’assassinat du président Boni Yayi imputée au richissime homme d’affaires béninois Patrice Talon n’a certainement pas fini de faire couler de l’encre et de la salive. Loin s’en faut. Après les révélations du procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou, Justin Gbènamèto, et du commissaire central de Cotonou, Louis Philippe Houndégnon, c’est toutes les couches sociales du Bénin qui en font un débat contradictoire. En lieu et place même de la justice.

Au commissaire central à qui certains acteurs de la classe politique et de la société civile reprochent quasiment de condamner Patrice Talon et consorts avant même le procès, il persiste et signe dans ses affirmations. Le 24 octobre, dans le journal du 20 heures sur les chaînes de la télévision nationale, il a encore affirmé:

«…Je ne ferai pas plus de commentaire , c’est pour vous dire en conclusion que les faits sont bel et bien avérés et Monsieur Talon et Monsieur Boko donnent de l’argent aux journalistes pour dire de dire que les produits ne sont pas radioactifs , qu’ils ne sont pas venus par Air France…»

En effet, les produits dits radioactifs destinés à empoisonner le président Boni Yayi seraient venus par un vol d’Air France en passant par les aéroports de Paris et de Cotonou. Comment diantre ! Qu’en est-il de la sécurité des passagers avec de tels produits qui voyagent à bord ? Des questions auxquelles la coalition de l’opposition, l’Union fait la Nation (Un), répond à travers une sortie remarquée le 24 octobre, en déclarant notamment:

«Si la grossière mise en scène à laquelle nous assistons depuis le week-end dernier et particulièrement, le spectacle que nous ont livré le Commissaire Central  de Cotonou et le Procureur de la République  ne manquaient pas de professionnalisme, on pourrait s’inquiéter que notre jeunesse se laisse prendre au jeu et accorder du crédit à ce montage anachronique. Mais le commun des Béninois rassuré: Yayi Boni ne va pas seulement puiser dans les vieilles recettes des dictatures des républiques bananières, il s’est entouré d’exécutants dont on peut douter de la compétence et du sens de responsabilité. Sinon, comment comprendre par exemple, que soit aussi légèrement accréditées des thèses faisant de la compagnie Air France et des aéroports de Paris et de Cotonou de vrais passoires où peuvent circuler des produits de forte radio-activité »?

Autant dire que dans cette affaire de tentative d’assassinat du président Boni Yayi, la justice béninoise joue en grande partie sa crédibilité. Car les uns et les autres semblent s’arroger la responsabilité de dire le droit à sa place. Et cela, sur la place publique, sans aucune autre forme de procès.

Marcus Boni Teiga

 

Bénin – Qui veut empoisonner le président Boni Yayi ?

Les Béninois n’en reviennent pas encore de leur étonnement depuis que l’affaire de la tentative d’empoisonnement du président Boni Yayi a été révélée. Dans sa livraison du lundi 22 octobre, La Nouvelle Tribune écrivait à ce sujet:

«Les arrestations pleuvent dans la République. Après Somassè et Todjinou, c’est le tour de Moudjaïdou Soumanou d’être arrêté en fin de semaine. Et contrairement aux autres, l’ancien ministre du commerce du président Boni Yayi est accusé d’une faute assez burlesque: atteinte à la vie du chef de l’Etat».

En effet, Moudjaïdou Soumanou, ancien ministre du président Boni Yayi et directeur général de la Société de développement du coton (Sodeco) du richissime homme d’affaires Patrice Talon, a été interpellé par les services de renseignements à son domicile. Après un séjour à Paris où il aurait rencontré Patrice Talon, il serait ainsi au centre d’un complot visant à empoisonner Boni Yayi. On se souvient que Patrice Talon a dû quitter le Bénin à cause des conflits qui l’opposent au chef de l’Etat au sujet de ses affaires dans la filière coton et au port de Cotonou ainsi que des accusations qui en découlent de la part du régime au pouvoir.

Cette affaire de tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat n’est donc qu’une affaire de plus sur la liste des reproches que le gouvernement Boni Yayi fait à Patrice Talon. Et cela depuis que les relations entre Boni Yayi et celui qui avait principalement soutenu sa campagne électorale en 2006 se sont distendues. Le Matinal s’est fait l’écho de l’intégralité de la déclaration de la conférence de presse conjointe donnée le 22 octobre au Palais de justice de Cotonou par le commissaire central de Cotonou, Louis Philippe Houdégnon, et le Procureur de la République, Justin Gbènamèto. Ce dernier s’y est exprimé en ces termes:

«Le parquet de Cotonou vient de recevoir le Procès verbal par lequel le commissaire central de la ville de Cotonou nous a déféré certaines personnes à savoir Moudjaïdou Soumanou, Kora Zoubérath, Mama Ibrahim Cissé. Les intéressés ont été interpellés en fonction des faits suivants. Le 17 octobre dernier d’après les déclarations faites par les uns et les autres, lors du séjour de Yayi Boni à Bruxelles, la nièce qui l’accompagnait aurait été contactée et invitée dans l’hôtel où logeait Patrice Talon. Ce dernier a réussi à convaincre Zoubérath pour qu’elle administre à Yayi des produits qui lui seront remis par le médecin personnel de Yayi, le docteur Ibrahim. Elle devrait accomplir cette mission cotre 1 milliard de francs. A son retour à l’hôtel où logeait la délégation présidentielle, elle aurait informé le docteur Cissé du projet de Talon qui n’a pas hésité à inviter Cissé qui a rejoint Talon à l’hôtel. La même proposition lui a été faite. C’est-à-dire réussir à administrer à Yayi certains produits qu’ils doivent lui administrer à la place des produits qu’il avait l’habitude de prendre. Promesse faite 1 milliard Fcfa. Revenu à l’hôtel aucun des deux n’a informé Yayi jusqu’à son retour à Cotonou. A leur retour à Cotonou le 19 octobre Soumanou Moudjaïdou a récupéré les produits à l’aéroport et les a remis au docteur. Heureusement, le résultat n’a pas été atteint parce qu’entre temps, Kora a commencé à en parler à certaines personnes, à sa sœur notamment. Ce sont ces personnes concernées qui ont contacté le chef de l’Etat. Le docteur a reconnu tout ceci. Moudjaïdou l’a également reconnu. Après avoir écouté les déclarations qu’ils ont faites au commissariat central, on a décidé d’ouvrir une information et à l’heure où on est, ils sont devant le juge d’instruction. C’est lui qui décidera de la suite. dans tous les cas, le Parquet a requis leur inculpation pour association de malfaiteurs et tentative d’assassinat. Le dernier mot revient au juge d’instruction. Les produits remis au docteur Cissé, le médecin personnel du chef de l’Etat par le ministre Moudjaïdou sont mis sous scellés. Les produits sont là. Il s’agit de produits que Yayi prenait. Mais cette fois-ci, ils ont  fait fabriquer les mêmes produits. Il semblerait que ce serait des produits toxiques qu’on a mis à la place des produits réels. Donc, quand vous voyez l’emballage, vous n’allez vous rendre compte de rien, sauf celui qui est averti à l’avance».

Les faits reprochés aux prévenus sont tellement graves que les Béninois attendent dorénavant un procès qui leur apportera des preuves irréfutables de ce complot supposé ou réel visant à assassiner le président Boni Yayi.

Mais en attendant, beaucoup de Béninois se posent bien des questions sur cette énième affaire qui implique Patrice Talon et la multiplication des arrestations au Bénin. Pour Me Joseph Djogbenou:

«On ne peut pas dire dans quelles conditions les déclarations ont été obtenues et quel est le contenu des déclarations. Je n’ai même pas pu consulter les procès verbaux d’enquête préliminaire… l’essentiel de cette affaire n’est pas encore révélé. Il y a encore beaucoup plus d’opacité de que lumière. Déjà, alors que l’on est soumis au secret de l’instruction, on a divulgué l’essentiel…»

Quid donc de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction. Une situation qui promet de chaudes empoignades entre parties civiles et avocats de la défense le moment opportun. Et Me Joseph Djogbenou d’ajouter:

«…il y a suffisamment d’éléments qui laissent penser que peut-être le complot existe-t-il mais de quel côté, on ne peut le dire pour le moment».

 

Marcus Boni Teiga

 

Africans adore Rihanna too!

Rihanna’s popularity knows no bounds. She is well celebrated not only in Europe but in Africa as well. Africans adoreher, especially the women; they imitate her hair styles and her way of dressing. Even the famous Nigerian actress, Tonto Dike, wears the type of Rihanna’s tattoo on the neck.

Rihanna

In Africa one can easily watch Rihanna’s video or listen to any of her tracks on musical channels.  The young and the young at heart are always eager to have news concerning her.

Recently, the young 24 years old singer bemoaned her lack of a love in her life. She wishes for a guy who would have the courage to ask her out. No one hasdared to ask. She also revealed that confidence and a sense of humour are the major qualities she expects from a man.

She said:

« I would love to go on a date. You don’t think that? I’m a woman. A young woman, vibrant, and I love to have fun”.

Despite her discontent about her love life, there was a rumour that Rihanna reconciled with her ex-boyfriend Chris Brown, after he broke up with Karrueche Tran. They intend to go public after the new album release “Unapologetic”

She disclosed to the American magazine VOGUE:

“Seriously, all I want is a guy to take me out and make me laugh for a good hour and take my ass back home. He doesn’t even have to come up. All I want is a conversation for an hour”.

The R & B superstar awaits her ideal man, she is not settling for anything less.

Afolake Oyinloye

Nigeria – Are students in Nigeria safe?

The period of the 52nd celebration of Nigerian independence has not been favorable for some students in Nigeria,with the recent attacks in the schools. First, it was the massacre of 46 students in the Federal Polytechnic of Adamawa and two other institutions in the northern part of Nigeria, which took place on the day of independence, 01 October.

Thereafter, on the 5th of October four students accused of theft were lynched at Umuokiri-Aluu in Port Harcourt. One would wonder why the police were not there, apparently, the killers had enough time to carry out the killings. It would have been a different story if the police were on hand.

According to a public affairs analyst, Tony Uranta, it was confirmed that the area where the incident took place was within five different outposts of police and JTF and that in fact, two different patrol teams were around where the boys were killed. Earlier this year,on the 29th of October, there was an attack at the Bayero University in Kano, it was said to have led to the dead of many students and a professor.

Unfortunately, no one has been called for trial for the atrocious crime, except the usual police refrain of “investigation continues.” Until the authorities act decisively to wage war against gangsterism and terrorism, the lamentations of Nigerians may continue to recur. Recently, the University of Port Harcourt was shot down, but is it enough measure to solve the problem?

Afolake Oyinloye

Benin – Why I prefer to stay in Cotonou

I have lived in the petit town of Badagry since my childhood. It is situated between Metropolitan Lagos, and the border with Benin at Sèmè. The Nigerian French Language Village (NFLV) is situated there. So, on one the vacations, I decided to go there to learn French. Taking trips to neighboring francophone countries was included in the school curriculum, so I took part.

Steinmetz avenue in Cotonou

Of all the trips I made, my preferred was the one to Cotonou. First, It’s closer to my home. So after my first degree, I decided to move to there to improve on my spoken French.

From Badagry to Cotonou is like an hour thirty minutes’ drive. The route is always busy because a lot of smugglers pass through it, but as soon as one crosses the border, the air is always different. One can almost immediately feel the serenity that reigns in this country.

I don’t know, probably it’s just me; I am in love with this place! Well, after studies, I had a choice. I could have moved up town in Lagos and had to face the hectic traffic and most likely end up being exhausted by the time I’m home.

I chose to live in an environment where the traffic is fair. This reminds me of when certain people complain about the traffic in Cotonou. I simply marvel each time. A trip to the Lagos Island is always like taking a trip outside the country. It’s funny someone who has likely taken a flight from Accra-Ghana to Lagos would have gotten to his or her destination, while the person in Lagos traffic is still stuck in there.

Maybe an experience on “Barrack-Volks” road (Lagos) will make them appreciate what they have in Cotonou, just like I do. It’s crazy! One could spend 4-5 hours on the road and sometimes even more. The bitter truth is that, it has been like this for years.

A Nigerian friend of mine who lives in Ghana once joked about it, she said:

 «one probably need not worry about going to do the market after work, in Lagos traffic you can get everything you need».

This is because so much time is spent in traffic, that there is time as well to buy from people who hawk food stuffs  and other household supplies.

As a matter of fact; almost every house has a generator in Lagos because of the black out which is the habitual thing. In the evenings, when people are back from work, generators are put on. You can’t imagine how unpleasant it is, in most cases, in the evenings I stay indoors.

Away from noise and air pollution, away from the hustle and bustle, back in Cotonou, the yellow street lights are always smiling at me. I am rest assured that each time I put on my TV it comes on, without the use of “gen”. It’s always good to get away from generator noise you know. The place is calm. It’s freedom, who wouldn’t say yes to freedom!

As time when by, I always found a new reason to like the city the more, or maybe be I’m yet to discover the reason why I ‘m in Iove with the City. 

Afolake Oyinloye

Bénin – Comment améliorer la qualité de l’enseignement

Avec la pénurie d’enseignants qualifiés, l’homme politique sans faire attention à toutes les propositions faites par les spécialistes qui ont sillonné la sous région pendant plus d’une décennie pour tirer profit des expériences de nos voisins, s’est livré au jeu le plus profitable pour sa survie : le recrutement tous azimuts des sans emplois en ignorant royalement l’ouverture des écoles normales.

Pourquoi pardieu ne recrutent-ils pas ces diplômés pour servir d’infirmiers dans nos hôpitaux ? Ils devaient comprendre que le système éducatif, mieux que le système de la  santé requiert un doigté parfait pour mener un enfant à bon port. Les dégâts causés par un système éducatif politisé comme le nôtre, ne sont pas immédiats mais s’observent à moyen ou long terme et s’étendent à une échelle nationale et sur plusieurs générations. Ces résultats sont donc pires qu’une peste nationale.  C’est la première  raison qui devait pousser les hommes politiques à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut sans se soucier de son appartenance politique. Comment pourrions-nous échouer là où nos voisins réussissent ?

Ainsi des bacheliers ont été recrutés pour servir d’enseignants au secondaire sans  aucune formation en éducation, des brevetés sachant à peine écrire le français, encore moins leur langue maternelle recrutés pour tenir nos enfants au primaire sans la moindre notion en pédagogie, sans aucune formation et sans suivi continue sérieux. Mieux, ces enseignants recrutés pour la plupart dans leurs villages d’origine, versent dans l’absentéisme, l’alcoolisme, et pire dans la politique. Ainsi, ils menacent leurs directeurs qui ne sont souvent pas de la localité, disparaissent pour deux, voire trois mois au motif qu’ils sont en campagne pour tel ou tel politicien ou bien retenus comme membres d’une prétendue commission électorale.

Comment peut-on obtenir de bons résultats pendant que l’élève est laissé à lui-même pendant une bonne partie de l’année ? La toute nouvelle trouvaille fondée sur des raisons jamais élucidées, c’est le reversement définitif de tout ce beau monde inculte à la profession dans le système. Nous ne saurions passer sous silence la mise à l’écart, la punition de certains cadres du système au motif qu’ils ne sont pas de la même famille que le tout puissant politicien de la localité.

Aujourd’hui, nous parents d’élèves avons fui nos responsabilités. Mettre un enfant à l’école n’est pas une fin en soi. Encore faut-il le suivre à l’école aussi bien qu’à la maison, l’aider à régler ses problèmes quotidiens, lui venir au secours dans ses devoirs, répondre à ses questionnements sur les diverses préoccupations de la vie, lui apprendre la morale, le civisme et toute notion aussi bien sociale que religieuse.

Si la plupart des parents ne fait presque rien de tout cela, rares sont ceux qui ont levé le petit doigt pour décrier le phénomène de la tricherie qui s’observe dans nos salles d’examens jusqu’au Certificat d’études primaires (Cep). Comment peut-on éduquer une population à l’éthique, à la morale, au civisme et à l’excellence pendant que les enfants apprennent à copier soit du tableau soit chez le voisin ? Ne dit-on pas que l’élève est à l’image de son maître ? Ce phénomène qui s’observe chaque année avec la vilaine complicité de certains enseignants égarés, doit constituer un motif de lutte collective afin de l’enrayer définitivement pendant qu’il est encore temps.

 Yefonri A. N’Koué

Bénin – Pour une revalorisation de l’éducation

Les Chinois n’ont pas eu besoin d’un prêt ou d’un don de ressources extérieures  avant de construire la muraille de Chine. Tout se passe dans la tête et les Béninois devaient se donner comme vision un Bénin prospère dénué de toute malversation avec en son sein des hommes qui ont confiance en eux. Lesquels doivent aussi avoir confiance les uns aux autres et s’unissent comme un seul être pour le développement de leur patrie. Et cela, en luttant contre tous les maux du système éducatif, en faisant des ressources mises à leur disposition, des moyens pour un développement efficient de notre pays et non une source d’enrichissement égoïste.

L’utilisation de ces ressources doit passer par une gestion efficace et efficiente et non par «la consommation de crédits» comme s’exercent à le dire nos gestionnaires de crédits pour exprimer les performances de leurs départements, voire le développement du pays tout entier. La curiosité béninoise réside dans le nombre de partis politiques au total plus de deux cent rivalisant étroitement avec  celui des syndicats. Cette situation qui s’empire au jour le jour confirme le caractère égoïste qu’une certaine couche de béninois véhicule dans le seul souci de s’enrichir sur le dos du peuple. Ces groupuscules de syndicats hétéroclites organisés en parti par les politiques viennent aggraver la situation déjà préoccupante du système éducatif à des moments les moins indiqués à travers des mouvements souvent intempestifs.

Au total, une grave dérive s’observe à tous les niveaux de notre société et elle mérite comme par les temps anciens où toute la société s’occupait de l’éducation des enfants, que nous nous mettions tous ensemble pour conjurer le mauvais sort. La première suggestion est la réalisation d’un audit pointu sur le système éducatif de la base au sommet et la présentation de cet audit à la société béninoise toute entière. L’ouverture immédiate de vraies écoles normales à tous les niveaux publics et privés, devrait contribuer à l’amélioration de la qualité du système. L’appui au secteur privé organisé est une piste non négligeable que nos autorités devraient explorer afin de trouver une issue aux maux qui minent notre système.

Dans cet imbroglio, nul ne saurait se soustraire. Nous devons prendre conscience de la situation et œuvrer tous ensemble à travers la proposition d’idées novatrices et à travers notre participation personnelle à la mise en œuvre d’un plan de redressement du système éducatif de la base au sommet, afin de le rendre non seulement plus compétitif mais aussi pour qu’il contribue réellement à la croissance de notre pays. Cessons donc nos manœuvres machiavéliques, laissons tomber toutes les querelles qui freinent notre élan et unissons-nous pour le développement de notre pays. 

 Yefonri A. N’Koué

Bénin – Et si on repensait l’éducation autrement

Depuis quelques semaines, les résultats des divers examens font l’objet d’une attention particulière au sein de la société béninoise. Si certains ne comprennent rien au mauvais sort qui condamne chaque année leurs progénitures à l’échec, d’autres par contre passent leur temps à crier « haro sur le baudet », croyant avoir trouvé la source des malheurs qui frappent le système éducatif tout entier et fait décroitre les résultats d’année en année.

Même si certains spécialistes du système croient tenir les vrais raisons des échecs successifs et massifs de nos élèves sans en avoir la certitude, il est curieux qu’un état qui se veut responsable ne pense jamais à recourir aux moyens modernes pour s’assurer de la fiabilité de la politique mise en œuvre ici et là afin de trouver les raisons profondes qui bloquent le développement du pays. En effet, le développement d’un pays passe par la santé de son système éducatif. Un système éducatif malade ne peut pas fournir au pays, des têtes bien formées et en nombre suffisant pour induire son développement.

En 2006, avec l’arrivée au pouvoir de l’actuelle équipe, le peuple béninois avait salué avec force la nouvelle vision du président, qui consistait à auditer tous les ministères pour faire un état des lieux avant la mise en œuvre des réformes nécessaires au bon fonctionnement de chaque département.

Mais force à été de constater que ces audits, les premiers jamais observés dans notre pays, et qui ont connu une attention particulière des cadres soumis à ses contraintes, n’ont jamais été tirés des oubliettes où ils ont été classés. Un adage ne dit-il pas que « lorsqu’on ne sait où on va, il faut savoir d’où on vient » ? Pourtant tous les maux avaient été ciblés dans l’audit mené au ministère de l’Enseignement primaire et secondaire d’alors : politisation à outrance du système, pénurie de plus en plus criante des enseignants, mauvaise gestion des ressources mis à disposition des cadres, morale défaillante, etc.

Tout avait été dit par cette équipe qui avait travaillé au-delà du délai fixé par les pouvoirs pour sortir un document non périssable tout en oubliant qu’au Bénin, les audits, loin de constituer une boussole exploitable pour son développement, étaient plutôt des munitions politiques dont des extraits pouvaient contribuer à affaiblir tel ou tel ancien politicien. Depuis l’ouverture des écoles, en passant par le recrutement des enseignants, l’organisation des examens pour aboutir à la gestion du système éducatif, la politique est la principale boussole en lieu et place d’une intelligence saine et constructive.

 En effet, les masses paysannes savent que désormais, il est plus facile de passer par les politiciens de leurs localités respectives pour ouvrir leur école, leur collège ou leur université. Ainsi, en l’absence de textes règlementaires à savoir un décret portant création de ces différentes structures, ce sont les politiciens qui se substituent à ce dernier pour imposer dans le village où ils espèrent engranger quelques suffrages, l’ouverture de l’une de ces infrastructures, sans salles de classe, sans enseignants, et sans matériels didactiques.

Ainsi, certaines écoles, certains collèges connaissent des effectifs insuffisants (20, 30, 40 élèves) pour ouvrir un seul groupe pédagogique, pendant qu’ils réclament des enseignants pour couvrir les taux horaires exigés. Ces politiciens savent-ils que l’ouverture d’un seul groupe pédagogique, quel que soit le nombre d’élèves requiert un minimum de sept enseignants au secondaire ?

Yefonri A. N’Koué