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Béninois, Chine, Chinois, partis politiques, privés, publics, redressement, système éducatif
Les Chinois n’ont pas eu besoin d’un prêt ou d’un don de ressources extérieures avant de construire la muraille de Chine. Tout se passe dans la tête et les Béninois devaient se donner comme vision un Bénin prospère dénué de toute malversation avec en son sein des hommes qui ont confiance en eux. Lesquels doivent aussi avoir confiance les uns aux autres et s’unissent comme un seul être pour le développement de leur patrie. Et cela, en luttant contre tous les maux du système éducatif, en faisant des ressources mises à leur disposition, des moyens pour un développement efficient de notre pays et non une source d’enrichissement égoïste.
L’utilisation de ces ressources doit passer par une gestion efficace et efficiente et non par «la consommation de crédits» comme s’exercent à le dire nos gestionnaires de crédits pour exprimer les performances de leurs départements, voire le développement du pays tout entier. La curiosité béninoise réside dans le nombre de partis politiques au total plus de deux cent rivalisant étroitement avec celui des syndicats. Cette situation qui s’empire au jour le jour confirme le caractère égoïste qu’une certaine couche de béninois véhicule dans le seul souci de s’enrichir sur le dos du peuple. Ces groupuscules de syndicats hétéroclites organisés en parti par les politiques viennent aggraver la situation déjà préoccupante du système éducatif à des moments les moins indiqués à travers des mouvements souvent intempestifs.
Au total, une grave dérive s’observe à tous les niveaux de notre société et elle mérite comme par les temps anciens où toute la société s’occupait de l’éducation des enfants, que nous nous mettions tous ensemble pour conjurer le mauvais sort. La première suggestion est la réalisation d’un audit pointu sur le système éducatif de la base au sommet et la présentation de cet audit à la société béninoise toute entière. L’ouverture immédiate de vraies écoles normales à tous les niveaux publics et privés, devrait contribuer à l’amélioration de la qualité du système. L’appui au secteur privé organisé est une piste non négligeable que nos autorités devraient explorer afin de trouver une issue aux maux qui minent notre système.
Dans cet imbroglio, nul ne saurait se soustraire. Nous devons prendre conscience de la situation et œuvrer tous ensemble à travers la proposition d’idées novatrices et à travers notre participation personnelle à la mise en œuvre d’un plan de redressement du système éducatif de la base au sommet, afin de le rendre non seulement plus compétitif mais aussi pour qu’il contribue réellement à la croissance de notre pays. Cessons donc nos manœuvres machiavéliques, laissons tomber toutes les querelles qui freinent notre élan et unissons-nous pour le développement de notre pays.
Yefonri A. N’Koué
