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agriculture, Bénin, communes, Constant Houndénou, écoles, Eugène Hountondji, inondation, ministère de l'Intérieur, Nations Unies, personnes sinistrées, Pnud
De plus en plus, la petite saison de pluie qui va de la période du mois de septembre à octobre, est redoutée par rapport aux risques d’inondation au sud du Bénin. Cette période coïncide en effet avec celle de crue et les aux emmagasinées durant la grande saison du nord pays descendent dans le bassin du sud. Pour faire face aux risques d’inondation, des dispositions sont prises avec l’appui du système des Nations Unies.
Les prévisions du Centre d’application météorologique lié au Développement, la zone guinéenne à laquelle le Bénin appartient présagent une saison qui va de la normale à l’anormale. En d’autres termes, à certains endroits, il y aura des inondations mais l’ampleur et les dimensions temporelles et spatiales que peuvent prendre les inondations ne pourront être perçues qu’au fur et à mesure que les prévisions nationales seraient faites à une échelle beaucoup plus fine dans chaque région du pays. Ce qui est certain le risque d’inondation existe et la question préoccupe.
En effet ces inondations constituent des contraintes qui ralentissent, empêchent la croissance économique et la réduction de la pauvreté au Bénin. Prenant certainement la mesure des choses l’Agence pour la protection civile du ministère de l’Intérieur a pu , grâce à l’appui du système des Nations Unies, plus précisément le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) aider les maires, à élaborer des plans de contingence dans les 21 communes à haut risque d’inondation.
Eugène Hountondji, expert en gestion de crise et catastrophe à l‘Agence de la protection civile, explique que:
«Mieux vaut planifier quand ce n’est pas nécessaire plutôt que de ne l’avoir pas fait quand il le fallait….C’est là tout le fondement du plan de contingence par ce que ce n’est pas lorsque les inondations sont là qu’il faut commencer par courir. Il faut apprendre à anticiper»
Suivant les dispositions de la loi 97-029 du 15 Janvier 1999 portant organisation des communes sur au Bénin, le plan de contingence s’impose d’abord aux élus locaux en vertu de l’ article 76 alinéa 6 de cette loi qui stipule que le maire a le soin de prévenir toutes les situations calamiteuses sur son territoire et doit donc veiller à ce que les vies humaines, les biens et l’environnement soient préservés. Le Pnud a successivement formé les maires, les responsables des structures déconcentrées à la manière d’anticiper les crises d’inondation et les gérer. Le Pnud a aussi appuyé le gouvernement béninois à élaborer le premier plan de contingence nationale, et chaque année ce plan est actualisé.
A en croire Constant Houndénou Chargé des questions de réduction de risque de catastrophes naturelles:
«La plupart des communes qui ont été sinistrées lors des inondations de 2009 et 2010 sont en train d’être appuyées à actualiser leur plan de contingence ….En matière de gestion, le Pnud a contribué à la mobilisation des ressources, fait par le biais des autres agences des évaluations rapides des situations d’urgence et propose des mesures d’efficacité en matière de reforme institutionnelle».
Sur le 77 communes que compte le pays, près de 55 ont déjà leur plan de contingence et les experts défilent pour voir l’état de mise en œuvre de ces différents plans en matière d’actualisation des données ; de pré-positionnement et de sensibilisation. Le Pnud a aidé aussi le gouvernement béninois à mettre sur pied le programme d’alertes pécores, la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, à transformer la direction de la protection civile en agence de protection civile pour une meilleur gestion des situations de crise, à animer le projet d’adaptation national sur les changements climatiques encours dans plusieurs communes. A tout cela il faut ajouter le renforcement de capacité des journalistes et professionnels des medias en matière de gestion de l’information en période de crise et de catastrophe. Un appui holistique en somme.
Aujourd’hui pour le Bénin le véritable défi est visiblement comment aider les maires des communs surtout à risque à s’approprier les plans de contingence. La chose n’est pas évidente. Il s’agit d’éviter que ces maires se contentent seulement de l’existence de ce document mais soient prêts à appliquer les stratégies, les plans de réponse sectoriel énoncés. Ce qui pourra atténuer les conséquences d’éventuelles inondations. Il faut le rappeler, lors de l’inondation d’août 2010, les ressources humaines, les infrastructures, l’agriculture, les moyens de subsistance, et les activités génératrices de revenus ont été sérieusement affectés. Pour preuve, il eut 680 000 personnes sinistrées, 128 000 hectares de cultures vivrières détruits, 55 000 habitations se sont écroulées soit 150 000 sans abris ; 278 écoles et 92 centres de santé complètement ou partiellement touchés.
Euloge Aïdasso


1 réaction
Un des enjeux de l’adaptation de la gestion des inondations, est d’assurer le passage d’une logique de réaction à court-terme à une gestion adaptative et préventive des risques sur le long terme. Les stratégies hydrauliques actuelles, les politiques, les infrastructures d’assainissement ou la gestion des inondations reposent sur un postulat de stationnarité des conditions hydrologiques.
Il faut assurer la gestion des inondations par bassins tout en considérant les eaux des inondations comme des écosystèmes (où peuvent se développer des vies, qui peuvent servir ou nuire, …).
Procéder à une gestion communautaire des inondations suivant le modèle processus ou au pire des cas suivant le modèle expert.Mon pays, le Bénin semble emprunter la voie de planifier pour anticiper avec le système des nations unies. tant mieux . Olivier A.