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babouins, Birdlife, élans, Entebbe, grue couronnée, impalas, lac Victoria, Lake Mburu National Park, Mamba Bay Wetland, Massaka, Mbarara, Ouganda, phacochères, zèbres
(Neuvième partie du voyage en Ouganda)
De Mbarara, nous nous rendons à Lake Mburo National Park. Ici comme un peu partout les papyrus règnent en maîtres au bord du lac. Les animaux viennent jusqu’au Lodge. Et il faut être prudent quand on se hasarde à pied. Les animaux n’hésitent pas à rendre visite à leurs visiteurs, surtout les phacochères et les babouins, qui viennent quasiment jusqu’à vos pieds.
Comme d’habitude, tôt le matin, nous partons en safari. Une multitude de singes blancs nous offrent un spectacle délirant de comédie dans les arbres. C’est à Lake Mburo que nous découvrons des zèbres. C’est aussi là que nous tombons sur des élans, des impalas ou encore l’oiseau qui est le symbole de l’Ouganda et que l’on retrouve sur le drapeau du pays : la grue couronnée.
De Lake Mburo National Park, nous entamons notre retour vers Entebbe. Comme à l’aller, nous nous arrêtons à Massaka pour la nuit.
De Masaka, nous prenons la route pour Mabamba Bay Wetland System Ramsar Site. Le site n’est pas loin du Lac Victoria et par conséquent d’Entebbe. Comme l’Ouganda en regorge, c’est une vaste étendue de marais qui renferme beaucoup d’oiseaux. Pour la visite, les riverains du marais disposent de pirogues traditionnelles. Il faut slalomer entre des papyrus et surfer sur des nénuphars pour aller à la rencontre des oiseaux de diverses espèces. Dans ce marais se trouve l’un des oiseaux les plus rares : le balaeniceps rex ou Abu-Markub (père du soulier en arabe) ou encore plus communément : le bec en sabot du Nil. Il est l’unique espèce du genre. Il faut avoir de la chance pour le voir. Tous les spécialistes reconnaissent que c’est un oiseau difficile à observer dans son milieu naturel.
A mesure que nous naviguons sur les eaux calmes de ces marais, l’un de nos guides nous montre une forme diffuse d’oiseau au loin. Si on aperçoit la forme vague, on n’est cependant pas convaincu qu’il s’agit d’un oiseau a fortiori le fameux bec en sabot. Lentement et calmement, notre pirogue glisse sur l’eau, avance et la forme de l’oiseau se dessine progressivement. A une centaine de mètres, il n’y a plus de doute. C’est bel et bien le bec en sabot. Nous nous arrêtons pour ne pas le faire fuir.
Cet oiseau impressionne par son impassibilité. Il ne bouge pas quand il adopte une position. Et il peut la garder pendant plus de 30 minutes. Comme une statuette. Alors que nous l’observons, nous le voyons plonger son gros bec dans l’eau et en retirer un poisson. Il n’en faut pas longtemps pour qu’il disparaisse dans son bec. Puis, il reprend une autre position.
Nous passons environ une heure à l’admirer. Soudain, il lève les ailles, et nous comprenons qu’il va s’envoler. Effectivement, en l’espace que quelques minutes, on le voit s’élever dans le ciel. Qu’est-ce qu’il est beau son envol !
Le bec en sabot n’est pas en revanche un bel oiseau, loin s’en faut. Il a aussi l’air bien triste contrairement aux autres oiseaux. Mais il fait courir beaucoup de visiteurs. Car il est rare et protégé aussi. D’après Birdlife, il n’y en avait qu’entre 5000 et 8000 espèces seulement au monde en 2002.
Sur le chemin du retour, nous croisons des pirogues avec d’autres touristes occidentaux qui l’observent là où il est venu se poser après s’être envolé de l’endroit où nous étions.
Marcus Boni Teiga
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