L’Equateur: entre l’hémisphère Sud et l’hémisphère Nord

L'Auteur

bonimarcus


Topics

(Troisième partie du voyage en Ouganda)

Je choisis de visiter des reptiles. Une enseigne située au bord de la voie qui mène à Kampala indique la direction à suivre. C’est une piste. Elle s’enfonce sous de grands arbres et à travers une végétation luxuriante. Mais la piste est défoncée et il faut tanguer sur plusieurs kilomètres, traverser des quartiers isolés, et parfois demander sa route. Au bout d’une demi-heure, me voilà enfin devant un modeste bâtiment dont l’entrée en paillotte indique que je suis au lieu-dit : Uganda reptiles Village.

Un serpent Cobra au village des reptiles d'Ouganda

Passé la porte, la case aux serpents s’offre à mes yeux. Dans chaque case, des serpents : vipères, pythons, cobras, etc. Mais il n’y a pas que des serpents. Il y a aussi des tortues, des caméléons, des varans. Le centre donne sur un bas-fonds qui communique avec une rivière où sont plantés des palmiers. Après la visite, je m’installe au bar pour me désaltérer avant de repartir.

  Le reste du groupe qui doit aller voir les gorilles de montagne arrive de Paris vers 14 heures à l’aéroport international d’Entebbe. Pour visiter les gorilles de montagne, il faut s’y prendre longtemps à l’avance et obtenir une autorisation spéciale, tant ils font l’objet d’une protection rigoureuse. Cela nécessite une organisation.

Je quitte donc Entebbe avec l’équipe de visiteurs dans l’après-midi et nous prenons la route en direction des montagnes aux confins des frontières du Rwanda, de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda. En raison des embouteillages à Kampala, le chauffeur, David Baluku, décide de contourner la capitale en empruntant une piste qui se trouve être un raccourci aussi. Après Kampala, nous reprenons la voie bitumée mais pour quelques kilomètres seulement.

Sur la ligne de démarcation de l'Equateur

La voie dégradée est en travaux comme nous pouvons le constater. Des engins des travaux publics qui bordent la voie sont en marche. Nous découvrons une route de terre rouge particulièrement poussiéreuse et bordée de part et d’autre par une forêt de papyrus sur une bonne distance. Il y a beaucoup de marais en effet.

Par moments, le chauffeur est contraint de rouler sur le bas côté. Tellement la voie est dégradée à cet endroit. Notre première halte, nous la marquons sur la ligne de démarcation entre l’hémisphère Sud et l’hémisphère Nord : l’Equateur. Puis, nous poursuivons notre voyage jusqu’à Massaka. Nous y arrivons bien après que le soleil ait décliné. C’est l’hôtel Brovad qui nous accueille pour la nuit.

Marcus Boni Teiga

A lire aussi: la première et la deuxième parties du voyage en Ouganda

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>