Bénin, Bourgogne-sur-Natitingou

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bonimarcus


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(Vingtième partie du voyage Paris-Cotonou)

 A partir de Koalou, la Pendjari, Porga, tous les paysages et les villages qui défilent sous mes yeux ne me sont que trop familiers. De même que les noms des villages qui se succèdent au fur et à mesure que nous avançons vers notre destination finale. Entrés au Bénin par la commune de Matéri, nous traversons ensuite la commune de Tanguiéta en passant par la ville chef-lieu : Tanguiéta.

la ville-carrefour et touristique de Tanguiéta, au Bénin

C’est là que je naquis – sur la route entre la maison et l’hôpital – il y a un peu plus de 45 ans quand mon père, ancien Tirailleurs sénégalais redevenu Garde-Cercle avant l’indépendance du Bénin (ex-Dahomey), fait valoir ses droit à la retraite en 1962.

Je sais d’avance qu’on nous y attend, mais nous gagnerons l’hôtel Bourgogne pour la nuit à Natitingou. Passé la porte mystérieuse de la ville de Tanguiéta, les beaux paysages tout verdoyants de la chaîne des montagnes de l’Atacora nous souhaitent la bienvenue au bercail : dans nos montagnes comme on aime à le dire. Tanguiéta est, en effet, la commune la plus touristique du Bénin. Outre ses beaux paysages, elle abrite à elle seule deux des sites majeurs du tourisme béninois. Il s’agit du Parc national de la Pendjari et de la cascade de Tanougou.

 En attendant, bien évidemment, l’ouverture future aux touristes de nouveaux sites encore méconnus du grand public, notamment ceux de la résistance de Kaba et des peuples des montagnes de l’Atacora aux troupes coloniales françaises, de la route des caravaniers pour ne citer que ceux-là. Au sortir de la commune de Tanguiéta, nous passons par la commune de Toucountouna en descendant la voie en pente que l’on appelle ici communément le 1/10ème.

L'arrivée à l'hôtel Bourgone à Natitingou, au Bénin

Dans cette commune, se situe à quelques kilomètres du village de Tandafa, le site de la dernière et mémorable bataille de Datawory entre les guerriers de Kaba (héros national) et les troupes coloniales françaises en 1917. Et cela, après trois ans de guérilla ayant nécessité des renforts en provenance de Dakar, alors capitale de l’Afrique occidentale française (AOF). C’est un véritable musée à ciel ouvert : muraille défensive tout en pierre, hauts fourneaux presque centenaires, vestiges de tatas en pierre, poterie ancienne.

 Au-delà de la charge à la fois tragique et historique que porte cet endroit, il est à reconnaître qu’il est magnifique vu du précipice au pied duquel coule la rivière Sarka. Et enfin, nous voici aux portes de Natitingou, toujours au fond des cuvettes que forment les collines autour d’elle. Nati, comme beaucoup aiment à l’appeler affectueusement de par son diminutif, nous accueille. Sans tambours ni trompettes. Nous ne sommes plus en Bourgogne, mais à Bourgogne, un bout de terre de la Bourgogne sur le Bénin. C’est ici notre destination finale à l’hôtel Bourgogne de Natitingou, Thérèse Oudot et moi. Et nous allons nous faire le devoir d’accompagner à Cotonou, Alexandre Camp (le neveu de Thérèse Oudot), ce grand passionné de courses auto-moto qui a conduit notre véhicule 4 X 4 jusqu’ici.

Marcus Boni Teiga

A lire aussi: la première, la deuxième, la troisième, la quatrième, la cinquième, la sixième, la septième, la huitième, la neuvième, la dixième, la onzième, la douzième, la treizième, la quatorzième, la quinzième, la seizième, la dix septième, la dix huitième et la dix neuvième parties du voyage Paris-Cotonou.

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