Les flamants roses et la cave magique

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bonimarcus


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(Septième partie du voyage Paris-Cotonou)

Le village de Moulay-Bouslham, avec sa nouvelle plage où viennent s’échouer d’énormes vagues est un bon endroit pour surfer. La présence de nombreux Européens propriétaires de villas en bordure de mer, n’y passe d’ailleurs pas inaperçue.

 « Si vous voyez un gardien devant une villa ici, elle appartient à un Européen dans la plupart des cas »,

 me confie un restaurateur. Et d’ajouter :

 « il y a ceux qui résident à Moulay et ceux qui y viennent juste pour les vacances ».

Le village, en effet, dispose aussi d’un superbe lagon au bord duquel l’on peut emprunter l’une de ces nombreuses petites pirogues très colorées pour aller sur l’île aux flamants roses. Dès que vous êtes remarqué comme étranger, des gens vous accostent pour vous proposer un tour en pirogue. Il en est de même quand vous longer la route jusqu’à la mer au bord de laquelle tous les restaurants du village sont accolés les uns aux autres. Car tous les serveurs du coin sont rompus à l’art de la pêche des clients. Etrangers, qui plus est.

Le lagon de Moulay-Bouslham

Je savais déjà que la consommation d’alcool était interdite aux Marocains, mais qu’elle n’en demeurait pas moins tolérée aux étrangers. Contrairement à la Mauritanie. Comme j’avais appris que le Maroc produit son propre vin, j’ai demandé si l’on pouvait avoir du vin et de la bière à table quand nous sommes arrivés au Café-Resto Zagora. Quelle ne fut pas ma surprise de m’entendre répondre par l’affirmative, après tenté plusieurs, en vain.

Comble de surprise, le serveur nous a abandonnés et je l’ai vu partir comme une flèche vers la plage, et revenir quelques longues minutes plus tard avec deux bouteilles de bière et une bouteille de vin. Si la bouteille de vin était soigneusement emballée dans un sachet en plastique et posée sur la table, par contre les bouteilles étaient plutôt exposées. Mais avec cette consigne de les vider dans nos verres pour qu’il les débarrasse de la table, loin des yeux indiscrets. J’en ai par voie de conséquence conclu qu’il devrait bien avoir quelque part, vers cette plage, une cave magique. Qui ne s’ouvre qu’à ceux qu’à ceux qui en détiennent le secret.

Marcus Boni Teiga

A lire aussi: la première, la deuxième, la troisième, la quatrième, la cinquième et la sixième parties du voyage Paris-Cotonou.

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