Archives mensuelles : janvier 2013

Des hommes libres et solidaires

Dans Les hommes libres, le dernier film du Franco-Marocain Ismaël Ferroukhi (notre photo), il y a une scène qui m’a mis le cœur à l’envers. Rien d’extraordinaire, techniquement. Aucun exploit technique, aucune prouesse cinématographique. Je vais tenter de décrire le plus sobrement possible cette scène qui se passe dans l’enceinte de la Mosquée de Paris sous l’Occupation. [...]

Abdellatif Laâbi : oui à la Vie

‘C’est chose tendre qu’est la vie, et aisée à troubler…’ Montaigne Avouons-le tout de suite : j’aime beaucoup Abdellatif Laâbi. Depuis notre première rencontre à l’Ecole normale de Caen, en 1987, cet homme reste pour moi un mentor et un grand frère; et j’aime son oeuvre puissante et généreuse. Ils se tiennent ensemble – bloc [...]

L’exception haïtienne

Il y a trois ans, le 12 janvier 2012, un violent séisme a ravagé Haïti, dévastant la capitale Port-au-Prince et l’arrière-pays malmené déjà par la pauvreté et la gabegie. Si le pays réel d’Ayti n’est pas encore sorti de son cycle infernal, les artistes haïtiens savent hisser, eux, la grande voile de l’imagination. Artistiquement, Haïti est sans [...]

Faites silence pour les sans papiers !

User du silence comme d’une arme stratégique, il fallait y penser. Des militants l’ont fait. Alain Richard, un prêtre franciscain, est le premier à avoir lancer cette nouvelle forme de manifestation, non violente et spirituelle. Les cercles de silence se multiplie en France et ailleurs. Benjamin Seze, plume du journal historique Témoignage Chrétien, a mené l’enquête [...]

La sobriété heureuse de Pierre Rabhi

«Rencontrer un homme, c’est être tenu en éveil par une énigme.» (Emmanuel Levinas) A présent que la ‘fin du monde’ est derrière nous, que la prétendue prophétie maya est renvoyée aux calendes grecques, il ne nous est pas interdit de sortir de la torpeur et de réfléchir à notre condition ici-bas. Mieux, il nous faut prêter [...]

Bonne année avec Henri Calet

« J’observe que, de plus en plus, les fins d’année – tout de même que les commencements – me portent à la mélancolie, pour des raisons bien faciles à comprendre. Il semble que, d’une façon générale, je n’aime pas les bouts. S’il m’était permis de choisir, je crois que c’est dans le milieu qu’il me plairait [...]