Depardieu choisit la démocratie Russe

L’affaire Depardieu n’en finit pas. Tout ce qui concerne «Gégé» tire parfois en longueur, comme si chaque acte était scénarisé, chacune de ses sorties et déclarations décryptées. Lorsque j’apprends ce samedi 5 janvier que Gérard Depardieu a obtenu son passeport Russe, j’avais de quoi être triste. Parce que j’aurais aimé qu’il choisisse la République démocratique du Congo.

En tant que citoyen du monde, il a fait son choix pour «la Russie qui était une grande démocratie, et que ce n’était pas un pays où un Premier ministre traitait un citoyen de minable». Rassurant de voir qu’en RD Congo, la démocratie est brandie en toute lettre dans la dénomination du pays. Il reste donc dans la grande famille démocratique. En lire plus »

Roger Lumbala: L’opposant Congolais redevenu rebelle

Il n’y a pas mieux pour marquer un début d’année que d’avoir un gros poisson dans ses filets. Pour 2013, les rebelles du M23 vont compter sur le soutien de Roger Lumbala, opposant Congolais et leader du RCD-N (Rassemblement congolais pour la démocratie-national).

Roger Lumbala, député national élu lors des dernières législatives, vice-président du groupe parlementaire Union pour la démocratie et le progrès social/Forces acquises au changement (UDPS/FAC) à l’Assemblée nationale, a officialisé son soutien aux rebelles du M23. Rebelles qui combattent les troupes de l’armée nationale Congolaise dans la province du Nord-Kivu depuis mai 2012.

 

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Ce qu’il faut retenir de 2012

Dans quelques heures, ce sera fini avec l’année 2012 et sa psychose de la fin du monde qui n’a pas eu lieu. Cette fin d’année permet tout de même d’avoir l’espoir que 2013 sera meilleur que l’année 2012.

En République démocratique du Congo, même si les cœurs de certaines personnes ne sont pas tournés vers les fêtes de fin d’année, quelques irréductibles ne se font pas prier pour prendre d’assaut les débits de boissons, les lieux de concerts et les boîtes de nuit de la capitale Kinshasa. Il y a aussi les croyants qui vont dans différents lieux de culte pour rendre grâce à Dieu de les avoir protégés courant 2012. Il y a de quoi.

2012 a été marquée par une situation politique peu reluisante en Rd Congo. La rébellion du M23 déclenchée en mai dernier fait toujours parler d’elle. Les négociations engagées entre engagées entre le gouvernement Congolais et les mutins à Kampala sont suspendues en cette fin d’année 2012. Elles reprennent en début janvier 2013. Un fardeau que beaucoup de Congolais auraient souhaité abandonner en 2012. Cela n’est pas le cas.

La rébellion du M23 est pourtant l’épineux sujet qui va encore alimenter les débats en 2013. Dans ce registre, l’on retiendra aussi l’émotion suscitée lorsque ces rebelles du M23 ont pris le contrôle de la ville Goma, province du Nord-Kivu, en novembre dernier. A Bukavu, province du Sud-Kivu, le docteur Denis Mukwenge, l’homme qui répare les vagins de femmes victimes de viols, a échappé à une tentative d’assassinat en octobre.

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Vivement la fin du monde au Congo

C’est pour quand la fin du monde? Selon les dernières informations, des plus fantaisistes aux plus réalistes, c’est pour le 21 décembre 2012, d’après le calendrier des Mayas, semble-t-il.

Les spéculations vont bon train. Les affabulateurs ont trouvé un créneau pour se faire de l’argent. Préparation à la purification, séances de spiritisme, ventes des bunkers, etc. Toutes ces solutions pour se préparer à la fin du monde ou se mettre à l’abri des catastrophes finales en cas d’apocalypse.

En ce jour de prédiction de fin du monde, certains croyants en République démocratique du Congo estiment que personne ne connaît ni le jour, l’heure, ni la date, encore moins le moment de la fin du monde. Pas de panique donc. D’autres disent que ce qui arriva au temps de Noé, arrivera de même pour la fin du monde. Les gens mangeaient, buvaient, dansaient, se mariaient, etc. Bref, la vie continue son cours. Des personnes se moquaient même de Noé selon les récits de la Bible.

J’aimerais bien que cette fin du monde frappe en premier la République Démocratique du Congo. Cela mettrait fin à la guerre qui sévit actuellement dans l’est de ce pays et à toutes les atrocités qui vont avec. La fin du monde au Congo serait synonyme de la fin du viol des femmes, des déplacements de la population, et du calvaire des populations. En lire plus »

Pourquoi pas un départ de Depardieu au Congo

C’est le départ de dieu? Non. Plutôt celui Gérard Depardieu, l’un des monuments du cinéma français, qui quitte la France et s’installe à Néchim en Belgique, juste à côté. Un départ qui suscite la polémique autour de l’exil fiscal de l’acteur dans un pays où parler d’argent est parfois tabou. Avant lui d’autres stars françaises sont parties sans tambour ni trompette. Comme si son départ prenait des grandes proportions pour convenir à sa stature.

Sa lettre en réaction aux propos du premier ministre Jean-Marc Ayrault, m’a donné une idée. Je vois dans ce départ une opportunité que d’autres pays comme la République démocratique du Congo peuvent saisir. La RD Congo, ancienne colonie Belge garde encore des bonnes relations avec la Belgique. Pourquoi ne pas profiter de l’installation de Depardieu en Belgique pour lui proposer un passeport Congolais? Certains peuvent trouver l’idée assez minable. Une chose est sûre, il n’aura même pas besoin de rendre le Français. Il en fera ce qu’il veut. En lire plus »

Joseph Kabila désigne son agresseur le Rwanda

Pour la première fois, Joseph Kabila menace le Rwanda et le désigne nommément comme pays agresseur de la République démocratique du Congo. Il y a longtemps que les Congolais attendaient un tel discours du chef de l’Etat. Il a fallu attendre plus de dix ans depuis que cela dure et près de sept mois depuis le déclenchement de la rébellion du M23.

Ce n’est que samedi 15 décembre dernier que Joseph Kabila a franchi le pas, devant les députés et sénateurs Congolais.

«Une fois de plus, une guerre injuste nous est imposée. Tout a été dit sur cette guerre d’agression de la part du Rwanda», a-t-il déclaré devant les élus du peuple réunis en congrès au Parlement.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le Chef de l’Etat Congolais pointe le doigt sur son ancien allié? Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour faire une telle déclaration? Probablement que le soutien (présumé) du Rwanda aux rebelles du M23 est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Même si c’est la première que le Président Congolais désigne le Rwanda, d’autres rapports avant lui et des experts des Nations Unies se sont déjà exprimés là-dessus. Curieusement, le Rwanda n’est pas le seul pays cité dans la déstabilisation de l’est de la RD Congo. Il y a aussi l’Ouganda, qui abrite en ce moment les discussions entre le gouvernement Congolais et les rebelles du M23. En plus, ce même Rwanda proposait ses bons et loyaux services comme facilitateur pour résoudre la crise dans l’est du Congo.

Qu’attendre des négociations

Comment la RD Congo va-t-elle s’en sortir lorsque le pays où se tiennent les négociations avec les rebelles entretient des bonnes relations avec le pays censé être son agresseur? Pour accepter de venir à la table des négociations, la réunion décisive a été celle du 20 novembre dernier, le jour où Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, tombait entre les mains des rebelles. Ce jour là, Joseph Kabila s’envolait pour Kampala et discutait avec son agresseur désigné avec le président Ougandais.

Qu’attendre de bons de ces négociations qui tardent encore à passer à la vitesse supérieure pour traiter des questions de fond afin de venir à bout de la rébellion du M23. Visiblement, l’option militaire est prônée par Joseph Kabila qui a demandé à la jeunesse congolaise de se mobiliser pour défendre la patrie, jusqu’au sacrifice suprême.

En citant le Rwanda, Joseph Kabila a-t-il lancé un signal fort qui peut conduire à la rupture des relations diplomatiques entre ces deux pays? La question n’est pas encore à l’ordre du jour. Même pas celle de déclarer l’état de guerre alors que le Chef de l’Etat Congolais reconnait une agression d’un pays tiers.

Cette déclaration va-t-elle mettre fin à la guerre qui sévit actuellement à Goma? Pas évident. Déjà que le M23 garde la ville de Goma à portée de mains. Des informations font état de la psychose d’une éventuelle reprise de Goma par les rebelles si les négociations ne parviennent pas à satisfaire leurs attentes.

Une autre source, avance que des troupes d’une armée étrangère seraient déjà dans les environs de Goma. Information non confirmée par d’autres sources. Une chose est sûre, le durcissement du ton de Joseph Kabila marque un pas dans ses relations avec les soutiens du M23, le Rwanda.

Jacques Matand’

 

Les musiciens Congolais chantent contre la guerre dans l’est

Prise de conscience collective ou opération séduction des musiciens Congolais? Ils chantent tous pour dénoncer la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo. Patriotisme musical collectif des artistes pour exprimer leur solidarité aux souffrances des populations de l’est de la RD Congo. A l’étranger, ces musiciens sont accusés par d’autres Congolais d’être des Collabos du régime en place.

Depuis plus deux ans, la plupart d’entre eux, surtout les stars les plus en vue (Papa Wemba, Koffi Olomide, JB Mpiana, Werrason, etc.) sont interdits de concerts dans les grandes capitales européennes et américaines. Décision des Combattants, mouvement des Congolais proche de l’opposition, pour sanctionner les choix politiques des musiciens lors des dernières élections de novembre 2011 en faveur du candidat au pouvoir. Pour les Combattants ce qui arrive en RD Congo est à mettre sur le dos des mauvais choix des acteurs politiques. Et lors des dernières élections congolaises, la plupart des musiciens avaient choisi de composer des chansons pour vanter les mérites de Joseph Kabila, président réélu, selon les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante. En lire plus »

Pathétiques négociations congolaises

 

 

 

 

Les négociations entre le M23 et le gouvernement Congolais peuvent passer pour une chance du retour de paix dans la province du Nord-Kivu. Après une accalmie observée suite aux accords du 23 mars 2009 entre le gouvernement Congolais et les rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), il s’en est fallu de peu pour que le brasier s’allume à nouveau des cendres de cette ancienne rébellion, la guerre du M23.

Depuis le retrait des rebelles du M23 à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, le calme n’est qu’apparent. Et la machine des négociations risque de se gripper à tout moment. Sur le plan militaire le M23 a freiné ses avancées sur le terrain. Sur le plan politique il perce en gardant la ville de Goma à sa portée. La pression reste grande sur les autorités congolaises même à la table des négociations. En lire plus »

Retour sans éclat des FARDC à Goma

Depuis le lundi 3 décembre dernier, les militaires des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) sont de retour à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Ville tombée entre les mains des rebelles du M23 le 20 novembre dernier.

Après avoir posé leurs conditions et obtenu des avancées, les rebelles du M23 ont enfin décidé de se retirer de Goma. Pas selon le calendrier des Présidents réunis à Kampala pour résoudre la crise dans la région des Grands lacs, ou selon les pressions internationales (Union Africaine, Onu, etc), mais selon leur propre calendrier. Ils se retirent de la ville quand ils l’ont décidé en laissant la place aux militaires loyalistes qui n’ont rien d’autre à faire qu’un retour timide, sans éclat et sans bravoure. La honte dans l’âme après l’humiliation vécue lors de la prise de Goma. Bon retour aux «héros». L’humour aidant, certains souhaitent un bon retour aux zéros.

Fort de leurs succès sur le terrain, les rebelles ont de quoi avoir le verbe haut et estimer qu’ils auront toujours leur mot à dire dans l’administration de cette ville de Goma qu’ils ont laissé par pitié. Même sans pressions internationales, le fait d’obtenir les autorités congolaises à la table de négociation est une autre victoire en plus des victoires militaires. En lire plus »

Lettre à Joseph Kabila

Monsieur le Président, Joseph Kabila, je sais que votre temps est précieux, vu les problèmes auxquels vous faites face en la République démocratique du Congo.

C’est au nom de la valeur démocratique affichée dans le nom de ce pays que j’ose vous écrire.

Ce pays est scandaleusement riche, comme on dit. Mais, sa population est horriblement pauvre, comme vécu. A part quelques individus bien introduits qui sont eux aussi scandaleusement riches.

Monsieur le Président, j’ai rencontré un Congolais qui demande sa part de bonheur dans l’immense richesse de son pays. Il m’a dit ceci: «selon l’article 58 de la Constitution de la RDC: Tous les Congolais ont le droit de jouir des richesses nationales. L’Etat a le devoir de les redistribuer équitablement et de garantir le droit au développement». Partant de cet article de la Constitution, il voudrait avoir sa part de richesse et de développement. Qu’en pensez-vous? Il a visiblement raison parce qu’il en a marre de la pauvreté.

En plus de la pauvreté, les Congolais, en tout cas, pour ceux qui sont dans l’est du pays, n’ont pas connu de richesse, encore moins la paix depuis plus de 15 ans que cela dure. Guerre de libération, guerre des milices, guerre des différentes rébellions avec aujourd’hui encore une autre guerre, celle des rebelles du M23. Parfois, ils s’appellent aussi libérateurs.

Voilà maintenant que vous devez négocier avec eux, avec une épine sous le pied, la ville de Goma qui est tombée entre leurs mains le 20 novembre dernier. C’est le moment que vous aviez choisi pour changer de position et accepter de les écouter pour ne pas dire poser les premiers pas pour des négociations.

Poste vacant

Après la débâcle des Fardc à Goma, province du Nord-Kivu, Monsieur le Président, j’apprends même qu’il y a une offre particulière au Congo. La RDC recherche un Président de la république compétent et capable de rassurer son peuple lorsqu’elle se sent en danger! Critère de recrutement :
- Etre de nationalité Congolaise
- Etre en mesure de former une armée forte pour combattre à la guerre et non contre les civiles
- Avoir le courage de citer les noms des agresseurs

En voyant cette offre, j’ai été surpris parce que je ne savais pas que votre poste était vacant. Je crois que c’est un signe. Visiblement, les congolais attendent plus de vous, la sécurité, la protection, surtout que vous puissiez veiller à leurs frontières et à neutraliser les groupes armés qui se baladent facilement en RDC.

Si votre poste est vacant, vous savez qu’ils sont toujours nombreux à vouloir le prendre.

Même le M23 rêve de venir à Kinshasa. Vous allez les laisser vous dégommer, alors qu’il y a seulement une année que vous êtes réélu? Comme ils se sont pris des valeurs démocratiques, les rebelles parlent aussi des conditions de vie du président autoproclamé, Etienne Tshisekedi. Même s’il est cloîtré chez lui, par obligation que par choix, il peut toujours revenir au devant de la scène malgré les forces de l’ordre placées autour de sa résidence. Pourquoi ne pas déployer ces hommes en arme au front? Ils pourront apporter du surnombre. Même les chars qui sortent pour interdire aux étudiants de manifester à Kinshasa par exemple, pourquoi ne pas les envoyer au front? Ils y seront plus utiles.

Monsieur le Président, avec un œil sur les négociations, je me demande sur quoi allez-vous négocier avec vos anciens alliés devenus depuis rebelles dans le M23.

Même si le cœur n’y est pas forcément, mieux vaut négocier quand même. Mais, pourquoi et pour quel résultat? Si c’est pour mettre un trait définitivement à ces guerres, ce serait une bonne chose. Si c’est pour une trêve et la reprise des hostilités avec les populations pour principales victimes, veuillez y penser à deux fois, voire plus. Au risque de voir les rebelles donner encore des claques à l’armée nationale congolaise qui détale à chaque fois que le M23 avance.

Jacques Matand’