Pourquoi pas un départ de Depardieu au Congo

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jacquesmatand


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C’est le départ de dieu? Non. Plutôt celui Gérard Depardieu, l’un des monuments du cinéma français, qui quitte la France et s’installe à Néchim en Belgique, juste à côté. Un départ qui suscite la polémique autour de l’exil fiscal de l’acteur dans un pays où parler d’argent est parfois tabou. Avant lui d’autres stars françaises sont parties sans tambour ni trompette. Comme si son départ prenait des grandes proportions pour convenir à sa stature.

Sa lettre en réaction aux propos du premier ministre Jean-Marc Ayrault, m’a donné une idée. Je vois dans ce départ une opportunité que d’autres pays comme la République démocratique du Congo peuvent saisir. La RD Congo, ancienne colonie Belge garde encore des bonnes relations avec la Belgique. Pourquoi ne pas profiter de l’installation de Depardieu en Belgique pour lui proposer un passeport Congolais? Certains peuvent trouver l’idée assez minable. Une chose est sûre, il n’aura même pas besoin de rendre le Français. Il en fera ce qu’il veut.

Je pense aussi à ses pouvoirs d’Obelix et ses potions magiques qui peuvent encore être utiles. Dans l’armée nationale par exemple. Le Gaulois aux pouvoirs magiques, pourra donner sa formule d’Obélix à l’armée Congolaise dont les formules magiques de Mulele mayi (incantation dite pour transformer les balles des ennemis en eau) ne marchent plus aux fronts. Du coup, cette armée sera reboostée et gagnera probablement du terrain et vaincra des batailles, comme les Gaulois avec l’Obélix Depardieu face aux Romains.

Impôts, connaît pas

Au niveau fiscal, Gérard Dépardieu pourra trouver des arrangements avec les autorités Congolaises, dans un pays où la plupart des habitants ne connaissent pas ce qu’est le mot impôt. La raison est simple: ils ne la paient jamais. Un manque à gagner pour les caisses de l’Etat Congolais qui ne s’en plaint pas et ne taxe pas les grosses fortunes. L’acteur français affirme avoir «toujours payé ses taxes et impôts quel qu’en soit le taux sous tous les gouvernements en place». En RD Congo, il n’aura pas ce problème, lui qui s’en va «après avoir payé, en 2012, 85% d’impôt sur mes revenus». 85% a-t-il dit? Les analystes sortent leurs calculettes pour nuancer les chiffres et les proportions, même si le président français François Hollande avait envisagé de taxer à 75% les (plus) riches. Au Congo, Gérard Dépardieu n’en aura pas besoin.

En vrai citoyen Européen, le voilà en Belgique. En vrai citoyen du monde, la République démocratique du Congo, ancienne colonie Belge, est une bonne destination où il pourra encore faire travailler plus de 80 personnes dans ses entreprises et payer moins de 145 millions d’euros d’impôts en autant d’années.

Il y a tout à gagner en plus du fait qu’il n’entendra pas le mot qui l’a révulsé, assez minable. Ou encore c’est une forme de déchéance personnelle. La ministre de la culture en France l’appelle à retourner  au cinéma muet. En République démocratique du Congo, il aura le choix entre le muet et le parlant. C’est une garantie. Au Congo, Gérard Dépardieu ne ne trouvera que plus d’avantages.

Ce départ ressemble plus à des adieux de Dépardieu.

Jacques Matand’

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3 réactions

  1. Le 19 décembre 2012 à 14 h 28 min

    Intéressante idée. Mais comme l’argent a horreur des bruits de bottes, ce n’est pas ici qu’il viendra le cacher. Il y a quand même des gens ici, comme moi qui payent leurs impôts, notamment sur le revenu. Il est coupé à la source, en général. Mais, est-ce que Dépardieu sait sur quelle partie de la carte se situe notre pays? A présent qu’il est en Belgique, il aura sûrement l’occasion d’entendre parler de ce pays qui a contribué à la grandeur de la petite Belgique.

  2. aristote
    Le 20 décembre 2012 à 9 h 07 min

    il y a un adage africain qui dit « celui qui n’a pas encore traversé l’autre rive ne doit pas se moquer de celui qui se noie ». merci. mais mon pays qui subit l’injustice internationale. un jour viendra pour le congo

  3. Le 20 décembre 2012 à 11 h 05 min

    Nous ne sommes pas hostiles a lui, a condition qu’il contribue au developpement durable de la RDC