Encore la guerre au Nord-Kivu

La vie reprend son cours normal ce vendredi 24 mai à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est de la République démocratique du Congo. Cela après une semaine de tension où des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendu dans cette ville.

Des combats ont repris entre les rebelles du M23 et les Fardc (Forces armées de la RD Congo). Hier alors que je parlais avec Séverine, jeune femme dans la trentaine, des détonations étaient encore audible au téléphone. « Je ne sais pas vous dire exactement d’où proviennent les détonations. Mais, la ville est dans la peur d’une éventuelle attaque des rebelles qui menacent de revenir. Une façon pour eux de faire pression sur les autorités Congolaises afin de reprendre les négociations de Kampala », croit-elle savoir.

En début de cette semaine, un obus tombé a fait quatre morts et une quinzaine de blessés, confie une autre source sur place. Un bilan qui risque de s’alourdir parce que les victimes ne sont pas facilement identifiables pendant les combats.

François qui vit cloître chez lui affirme avoir un sac apprêté avec les nécessaires. “Je suis prêt à déguerpir si la situation devient pire. On ne sait pas exactement ce qui pourrait arriver avec la reprise des combats“. En lire plus »

Omerta sur la situation en RD Congo

C’est un récidiviste. Charles Onana, journaliste d’investigation d’origine camerounaise n’arrête pas de creuser la situation que connait la République démocratique du Congo et ce qui sévit dans l’est de ce pays.

Compassion ou besoin de vérité ? L’auteur de « Ces tueurs Tutsi. Au cœur de la tragédie Congolaise », penche pour la nécessité de rétablir la vérité et apporter à la connaissance du grand public les éléments d’informations pour mieux comprendre ce qui se passe dans la région des Grands Lacs. Dans Ces tueurs Tutsi, Charles Onana décryptait les mécanismes de déstabilisation de la RD Congo par le Rwanda voisin et l’implication de l’Ouganda dans la tragédie des populations congolaises. Bien plus, il y relatait l’implication des certaines grandes puissances.

Malgré les attaques suscitées par cette précédente publication, le journaliste d’investigation récidive  avec « Europe, crimes et censure au Congo, Les documents qui accusent », livre paru aux éditions Duboiris. Charles Onana y dénonce le silence coupable de l’Union Européenne, l’attitude ambigüe de la Belgique, le silence de la France  et le double jeu des grandes puissances dans les crises successives que traverse la RDC. Le journaliste d’investigation évoque aussi le soutien inconditionnel des Etats-Unis au Rwanda, pays qui selon lui joue un rôle important dans les crises qui sévissent dans l’est du Congo. En lire plus »

Les bonnes routes de Kigali

A Kigali, capitale du Rwanda, tout semble bien organisé. En tout cas en apparence. L’état des routes ne laissent pas indifférent, comparé à l’état des routes en République démocratique du Congo, son voisin.

Dans la capitale du Rwanda, les routes sont propres, bien asphaltées, pas de nid de poules et pas d’eau stagnante. La signalisation est correcte et les chauffeurs font de leurs mieux pour respecter le code de la route. Ce sont des images qui frappent lorsqu’on circule à Kigali.

Ma surprise est plus grande lorsque je me rends à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est de la République démocratique du Congo. Pendant un peu plus de trois heures que dure le trajet, le bus que j’ai pris serpente et se faufile entre les collines, monte et descend sur le bitume en bon état. Lorsqu’on prend place à bord, ce n’est pas l’épreuve de force où on doit se donner des coups de coudes pour monter. Pas besoin de courir non plus pour rattraper ces véhicules de transport en commun. En lire plus »

Mariage pour tous: A quand le travail pour tous?

Mariage pour tous. Le Parlement Français a voté la loi qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe. Une avancée de la civilisation qui ouvre des droits à ces personnes qui se sentent désormais mieux protégées, au même niveau que les couples mixtes.

Ce serait-là une des lois phares qui va marquer le mandat de François Hollande, le président normal.

Cette loi aura l’avantage d’avoir cristallisé les opinions en France avec son lot des marches des sympathisants de chaque camp. Ceux qui étaient pour se sentent vraiment valorisés aux yeux des autres et ne devront plus vivre avec moins des droits que les couples hétéros. En lire plus »

L’opposition radicale s’est-elle résignée?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Verbe haut, nerfs à vif, revendications à tout va, dénonciation de fraudes électorales, etc. La mobilisation des opposants RD Congolais étaient grande au sortir de la dernière présidentielle (novembre 2011). Opposition radicale tous azimuts autour d’Etienne Tshisekedi, leader charismatique et président de l’Udps (Union pour la démocratie et le progrès social), principal parti de l’opposition.

Le temps est passé. Et depuis, plus rien. Les choses se sont tassées et la motivation avec. Etienne Tshisekedi, président autoproclamé en République démocratique du Congo reste toujours inactif malgré sa prestation de serment en sa résidence. Sa voix est inaudible sur les questions brulantes de la RD Congo. Serait-il devenu aphone?

En lire plus »

Cahuzac ne se casse pas au Congo

Il n’aura pas eu droit aux titres du genre : « casse-toi pauvre con », ou casse-toi pauvre menteur… Mais, il s’est cassé tout de même.

Jerôme Cahuzac se retire de la vie politique. L’ex ministre du budget renonce à maintenir son siège à l’assemblée nationale et à ses indemnités. En lire plus »

CAN 2013: Danse surprenante de Kidiaba

Marquer un but dans un match de football est important et souvent accompagné d’une explosion de joie des joueurs.

Pendant ce bref instant de plaisir, certains joueurs courent en criant. D’autres enlèvent leur maillon ou esquissent des pas de danse, etc. Chacun a sa manière de s’exprimer. Robert Muteba Kidiaba, gardien des Léopards de la République démocratique du Congo a une façon bien surprenante de célébrer les buts de son équipe.

Kidiaba, sautille sur ses fesses comme une machine à damer. Depuis le match de dimanche 20 janvier dernier contre le Ghana, la danse de Kidiaba fait le buzz.

Certains parents sont même surpris de voir leurs enfants reproduire le même geste avec la technicité en moins.

Sur une vidéo, l’on voit que certains Brésiliens s’adonnent à imiter le gardien Congolais Kidiaba et une chanson lui serait même dédiée.

Malgré les imitations, le résultat n’est pas si évident. D’autant plus que lorsque le gardien Congolais pose ses fesses, il prend visiblement appui sur ses talons pour se relever et avancer du même coup pour reposer encore ses postérieurs en avant, ainsi de suite. Le balancement de ses bras lui donne plus de force pour qu’il se relève et ses mains reproduisent un mouvement comme des ondulations, des vagues, ou encore une main descend en direction de la poitrine.

C’est avec cette danse que Kidiaba a toujours ainsi salué les buts même dans son club du TP Mazembe. En plus de sa danse particulière plus remarquée à la CAN 2013 en Afrique du Sud, le gardien de l’équipe nationale de la RD Congo fait parler de lui par ses arrêts reflexes déterminants.

Jacques Matand’

Ces Léopards Congolais qui défient le classement Fifa

Avant le début de la 29e CAN (Coupe d’Afrique des nations) en Sud-Africaine, samedi 19 janvier, personne ne vendait cher la peau des Léopards de la République démocratique du Congo.

Le dimanche 20 janvier, ces Léopards de la RD Congo rencontraient les Blacks stars du Ghana, classés 30e selon la Fifa. Face aux Léopards, 107e dans le classement Fifa, le match était plié d’avance. Sur papier seulement. C’était sans compter sur la prestation des Léopards qui ont livré un premier match digne de ce nom. Dans le dernier classement, ces Léopards font un bond qualitatif et se trouvent à la 101e place sur 207 pays de la planète football et les Ghanéens sont à la 26e place.. En lire plus »

Prime de la discorde au sein des Léopards de la RDC

A 24 heures du début de la 29e édition de la CAN (Coupe d’Afrique des nations) qui commence le samedi 19 janvier en Afrique du Sud, l’équipe nationale de la République démocratique du Congo risque de ne plus avoir d’entraîneur. Claude Le Roy, sélectionneur des Léopards aurait rendu sa démission la veille (jeudi 17 janvier). La nouvelle s’est très vite répandue et les spéculations vont bon train autour du sujet.

Sur le site du club du TP Mazembe, parmi les premiers à publier cette information le jeudi 17 janvier, la démission du sélectionneur des Léopards ne fait pas l’ombre d’un doute. Il a démissionné. D’après le site du club, Claude Le Roy se plaint de n’avoir pas eu assez de temps pour se consacrer à son travail de sélecteur et d’entraîneur. Il aurait perdu plus de temps dans les démarches administratives des passeports, etc. Quoi de plus normal avec une fédération de football où à la veille de chaque grande compétition les problèmes de logistiques se posent et un manque chronique d’organisation. Radio Okapi qui a parlé de cette démission a fait marche arrière pour parler de la grogne au sein de la sélection de la RDC. Le site de la radio des Nations Unies en RDC précise que Claude Le Roy déplore «les nombreux épisodes de désorganisation qui ont précédé l’arrivée de l’équipe en Afrique du Sud et qui l’ont obligé à passer davantage de temps à régler des problèmes d’intendance ou de visas qu’à la préparation de l’équipe sur le terrain». Un classique. Une source affirme avoir assisté au dépôt de la démission du sélectionneur de la RD Congo, même si les officiels Congolais parlent eux d’une rumeur. En lire plus »

Assassinat de Laurent-Désiré Kabila: Calvaire d’un condamné à mort!

Douze ans après la mort du président Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001 par son garde du corps dans son bureau à Kinshasa, République démocratique du Congo, des zones d’ombres persistent sur cette affaire d’état qui n’a pas encore révélé tout ses secrets. Les années s’écoulent et le mystère reste entier sur les vrais initiateurs de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila et qui en tire profit.

Juste après cet assassinat, une vague d’arrestations et rafles s’en est suivie. Militaires, agents de renseignement et civils se sont retrouvés dans le grand filet sécuritaire déployé pour traquer les complices. Au total, il y aura plus d’une centaine de prévenus, parmi eux, près de 80 condamnés et une cinquantaine des condamnés à mort. Certains sont toujours au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Marc Antoine Vumilia était parmi les condamnés à mort, incarcéré dix jours après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, soit le 26 janvier 2001.

Depuis son exil, il nous a accordé une interview poignante sur ses conditions de détention et les tortures subies. Il n’a rien perdu des souvenirs de cette parenthèse douloureuse de sa vie. Dix ans d’emprisonnement. En lire plus »