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	<title>Abidjan… sur le pouce &#187; Bons plans</title>
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	<description>Défis, travers, succès ou bons plans à l&#039;ivoirienne</description>
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		<title>Cascades de Man : Même les ruines attirent toujours</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Sep 2012 06:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Leur nom colle désormais à celui de Man. Les cascades naturelles de Zadepleu volent la vedette à tous les sites touristiques de la région du Tonkpi. Cette chute d’eau de montagne a attiré par le passé de nombreux touristes nationaux et étrangers. Aujourd’hui, bien que délabré du fait de la crise politico-militaire du pays, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/08/Man.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1499" title="Man" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/08/Man-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Leur nom colle désormais à celui de Man. Les cascades naturelles de Zadepleu volent la vedette à tous les sites touristiques de la région du Tonkpi. <span id="more-1497"></span></em></p>
<p>Cette chute d’eau de montagne a attiré par le passé de nombreux touristes nationaux et étrangers. Aujourd’hui, bien que délabré du fait de la crise politico-militaire du pays, le site continue de faire le bonheur de nombreux visiteurs. Qui, cette fois-ci, sont pour la plupart de la ville. Aux cascades, le plaisir des visiteurs commence par une curiosité propre à la région. Le pont de lianes. Un pont qui selon la tradition se construit en une seule nuit. Il est l’œuvre des initiés qui gardent jalousement le secret. D’ailleurs, ces ingénieurs spéciaux sont dans l’obligation de demeurer dans le village toute leur vie.</p>
<p>La chute d’eau est en elle-même un autre élément attrayant pour les populations. A ses un bassin qui accueille eau. La fraîcheur qui se dégage des lieux aussi. Le climat est très particulier avec l’eau qui jaillit des montagnes et la forêt dans laquelle est situé le site.</p>
<p>Ce site aussi important est malheureusement abandonné. Le pont des cascades est en lambeaux. Le bassin n’est plus nettoyé. Le passage d’eau de la chute est bouché par endroits, faute de dragage. Le restaurant et les hangars sont en ruines. L’électricité n’existe plus aux cascades. Les câbles ont été emportés. Les visites se terminent donc avec la durée de vie journalière du soleil. Désormais, les cascades de Man présentent un visage triste.</p>
<p>« La guerre n’a pas fait que des dégâts en ville. Même ici, elle a désorganisé tout », explique un guide bénévole qui gère le site avec des jeunes de Zadepleu. Pourtant, le lieu ne désemplit jamais. Les jours ordinaires comme les week-ends, ils des centaines de jeunes à s’y rendre. « C’est le seul endroit dont nous disposons pour nous récréer. Nous y venons malgré son état », soutient Maïmouna Konaté, élève. Elle déplore que les gérants occasionnels n’entretiennent pas les lieux avec les recettes qu’ils font.</p>
<p>Ils sont plus de 300 personnes qui y passent deux ou trois heures chaque semaine. Tous les jours. Le grand flux est noté les week-ends avec notamment les mariages, les baptêmes et autres cérémonies de réjouissance comme les anniversaires qui y sont organisés. Des activités annexes se développent sur le site. Photographes, vendeurs de denrées alimentaires, chauffeurs de taxis sont parmi les inconditionnels des cascades de Man. Parce qu’ils y gagnent leur vie. Et tout ce beau monde n’a qu’un seul souhait. Que des investisseurs s’intéressent à leur site pour en faire une véritable vitrine du tourisme à l’ouest du pays.</p>
<p><strong>Et si&#8230;</strong></p>
<p>Le gouvernement veut faire du tourisme un élément essentiel de l’économie nationale. Faire venir des touristes en Côte d’Ivoire suppose qu’il y a des sites, des curiosités à leur faire découvrir. Effectivement les sites existent en grand nombre dans ce pays. Mais la plupart du temps le  problème qui se pose concerne leur gestion. Aujourd’hui, c’est la reprise dans tous les secteurs économiques du pays. Pourquoi ne pas classer « Patrimoines de l’Etat » placé sous la tutelle d’une structure qui gèrera les sites comme les cascades de Man par le biais du secteur privé ?</p>
<p><strong>S. Doua Gouly</strong></p>
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		<title>Coupé-décalé : 10 après, des décibels toujours au top</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Aug 2012 22:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au vu des succès populaires, médiatiques et même pécuniaires de Dj Arafat, Molare, Abou Nidal, JJK, Rico, Abdel Montiny à Logobi ou Claire Bahi, en passant par Charlie Watta, les duos togolais Toofan et nigérian P. Square…, il ne serait pas surfait de déclarer qu’en 10 ans d’existence, le coupé-décalé a conquis la planète. Des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/08/Coupé.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1493" title="Coupé-décalé" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/08/Coupé.jpg" alt="" width="280" height="280" /></a>Au vu des succès populaires, médiatiques et même pécuniaires de Dj Arafat, Molare, Abou Nidal, JJK, Rico, Abdel Montiny à Logobi ou Claire Bahi, en passant par Charlie Watta, les duos togolais Toofan et nigérian P. Square…, il ne serait pas surfait de déclarer qu’en 10 ans d’existence, le coupé-décalé a conquis la planète.<span id="more-1491"></span></em></p>
<p>Des scènes hebdomadaires de la célèbre émission de Rti 1, Tempo, aux hit-parades des chaînes internationales telles que Trace TV ou de Rfi et Mtv, les déhanchements et psalmodies des faiseurs de ce rythme intègrent le quotidien et l’imagerie populaire contemporaine. A chaque sortie, à Abidjan, Paris, Bamako, Ouaga, Libreville, d’une star du coupé-décalé, c’est l’hystérie. Sans exagération. «Voir Kédjévara, Debordo, Serges Beynaud, Dj Mix 1er, Bébi Philip, Shaggy Sharoof, Dj Léo ou Arafat et vivre» semble être, désormais, le leitmotiv de jeunes d’ici et d’ailleurs.</p>
<p>Si, face au r’nb, à la soul et au hip-hop, on ne peut pas affirmer que le coupé-décalé est assis sur le toit du monde de la musique urbaine, il faut, toutefois, lui accorder une… reconnaissance universelle. En outre, une question se fait tout aussi jour: doit-on encore parler de coupé-décalé ? A cette question, bien des critiques musicaux préfèrent parler d’ «African électro dance». Tant la reconnaissance d’un genre musical, à proprement parler, ne pèse pas dans la balance, face au partage par cette nouvelle génération de musiciens d’une musique métissée sur fond d’ambiance héritée du rap, zaïko, ragga et de biens d’autres rythmes urbains des capitales africaines dont le zouglou et le gnaman-gnaman (ainsi que ses dérivés tels que le ziguéhi). Au point que même le mythique groupe Magic System, fer de lance du zouglou, n’a pas pu résister à la déferlante du coupé-décalé.</p>
<p><strong>Un moule de (re) création</strong></p>
<p>En fait, tout le monde y a succombé. Un peu comme si c’était le creuset de (re) création artistique qui convenait aux socio-styles émergents. «Ne m’appelez plus atalaku», «Demain t’appartient», «Belle ambiance», respectivement de Meiway, Alpha Blondy et Koffi Olomidé, s’appropriant ce genre, en sont des illustrations de poids parmi tant d’autres.</p>
<p>Comme quoi, le défunt «président» des «coupeurs décaleurs», Douk Saga, et ses ouailles, sans, dès le départ, avoir apporté une musique élaborée, sont des pionniers qui méritent le respect des uns et des autres. Bien plus, ils ont su se défaire d’un certain narcissisme et de l’étiquette de «petits voyous insouciants» pour arborer celle d’artiste au sens plein du terme. En y comptant les frasques, bien sûr.</p>
<p><strong>Dans le rétroviseur…</strong></p>
<p>Le coupé-décalé est une danse apparue en 2002, en Côte d’Ivoire et dans la communauté ivoirienne vivant en France, notamment dans les milieux ivoiriens de Paris (la Jet set). Il s’inscrit dans le mouvement culturel (ou le concept) plus global qu’est la Sagacité. La danse mimant les pas de guerrier dans les fêtes de génération en pays attié, le mot «coupé» provient du nom d’une ville de cette région dénommée Akoupé, dans le sud-est forestier ivoirien. En nouchi, l’argot ivoirien, «couper» signifie tricher, voler ou arnaquer et «décaler», partir ou s’enfuir, donc couper-décaler peut se comprendre comme arnaquer quelqu’un et s’enfuir. La personne trompée est généralement originaire de l’Occident. À ses débuts, les paroles mettaient souvent en valeur ceux qui ont utilisé la ruse pour faire fortune.</p>
<p>Le coupé-décalé est apparu à Paris, vers 2000/2001. Au fil du temps, la danse se popularise sous l’impulsion de groupes de Dj ivoiriens tels que Dj Jacob et l’on nomme la danse «Décalé-coupé», puis «Coupé-décalé», pour des raisons esthétiques. Grâce à son aîné, le show-maker Joss Men Joss, en l’occurrence.</p>
<p>Certains techniciens et arrangeurs sont des pionniers de ce mouvement musical tels que : David Tayorault, Max Héro, Freddy Assogba, Koudou Athanase. Plus tard, ces derniers inspireront la 2e génération d’arrangeurs que sont Bébi Phillip, Champy Kilo, Patché, Elvis Segon et Serges Beynaud. Des figures qui deviendront emblématiques émergent. Il s’agit d’abord des créateurs: La Jet set, composée de Douk Saga, Molare, Boro Sangui, Solo Béton, Chacoolé, Lino Versace, Kuyo Junior et Serge Defalet. DJ Jacob soutiendra le mouvement. Conscient de la popularité grandissante du coupé-décalé, David Monsoh, producteur ivoirien reconnu en Europe, (notamment de Koffi Olomidé, Fally Ipupa, Ophélie Winter) insiste pour créer un mouvement musical. Ainsi, Douk Saga sort le premier morceau dénommé «Sagacité» (promo de son album) en 2003. Le clip vidéo «Sagacité» promeut la danse, mais aussi les concepts qui accompagnent le coupé-décalé: «Farot farot» (faire le malin), «Boucantier» (homme qui fait parler de soi, qui fait son «boucan»), «Travailler» (distribuer des billets de banques). Mais force est de constater que depuis la disparition de Douk Saga, en 2007, ses héritiers ont mis beaucoup d’eau dans leur vin. Au sens propre comme au figuré. Faisant moins le « m’as-tu vu » et moins narcissiques, soit ils sont devenus de vrais artistes, soit ils ont quitté la scène.</p>
<p>Depuis 2009, le coupé-décalé a intégré la deuxième phase de son évolution avec un succès incontestable. Une variété de mélodies et concepts, une gamme de pas de danse encore plus élaborés et complexes. Qui en donnent une jouvence permanente.</p>
<p><strong>Rémi Coulibaly</strong></p>
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		<title>Viande de brousse : la recherche d’authenticité peut virer au cauchemar</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jul 2012 09:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Viande de brousse&#160;&#187;! En Afrique subsaharienne, de manière générale et en Côte d’Ivoire, en particulier, c’est le terme générique que l’on donne au gibier, à la chair d&#8217;animaux sauvages tant appréciée par des populations rurales et urbaines. Mais, comme pour confirmer le dicton selon lequel, «du goût et des couleurs on ne discute pas», il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/07/Brousse.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1411" title="Brousse" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/07/Brousse-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>&laquo;&nbsp;Viande de brousse&nbsp;&raquo;! En Afrique subsaharienne, de manière générale et en Côte d’Ivoire, en particulier, c’est le terme générique que l’on donne au gibier, à la chair d&#8217;animaux sauvages tant appréciée par des populations rurales et urbaines.<span id="more-1407"></span></p>
<p>Mais, comme pour confirmer le dicton selon lequel, «<em>du goût et des couleurs on ne discute pas</em>», il se trouve des catégories de personnes, dont certains affirment ne pas être du tout friandes de la &laquo;&nbsp;viande de brousse&nbsp;&raquo; ; quand d’autres encore, tout en affirmant être tentées par les qualités gustatives du gibier, affirment s’interdire la consommation de ces produits de la chasse dont de nombreux opérateurs économiques ont choisi d’en faire un business florissant. Qu’est-ce qui explique cette répugnance, ou encore cette méfiance ? Des spécialistes des questions de santé, des nutritionnistes d’alimentation, ont bien voulu donner, qui un éclairage scientifique, qui un avis sur la question.</p>
<p>Un dimanche comme les autres, à Yopougon, au quartier dit « <em>Maroc </em>».. Nous sommes au « Zoo », sauf qu’ici, les animaux attendent les visiteurs … dans les assiettes ! Singe, pangolin, écureuil, chat de brousse, civette, crocodile, python ou encore vipère, ce sont plus d’une trentaine d’espèces d’animaux sauvages qui vous souhaitent la bienvenue dans ce restaurant à l’ambiance champêtre, par ailleurs temple du gibier bien connu des abidjanais. Trois dimanches sur quatre, Robert Gueu, jeune cadre dans une entreprise informatique, s’y retrouve en compagnie de ses amis, afin de déguster de la viande de brousse. « C’est le retour aux sources ! » s’exclame-t-il gaiement. Avant d’expliquer :</p>
<blockquote><p>« nos parents au village ne connaissaient pas vos steaks et autres choses de blancs. Ils mangeaient ce qui venait de la forêt ou de la savane ».</p></blockquote>
<p><strong>Le mode de capture y est pour quelque chose…</strong></p>
<p>Vous vous régalez plusieurs fois par semaine d’un bon kédjénou de vipère ou encore de succulents morceaux de singe braisé ? Il n’en faut pas plus pour susciter une vive réaction du côté des spécialistes en hygiène alimentaire de l’Unité de formation et de recherche (UFR) des sciences pharmaceutiques de l’université d’Abidjan Cocody. En effet, même s’il affirme ne pas vouloir jouer les paranoïaques, le Pr. Koua Amian Pascal, microbiologiste et hygiéniste dans ledit département estime que l’on court d’importants risques à consommer la viande brousse, telle qu’elle est capturée habituellement, c&#8217;est-à-dire au fusil, par piège ou au pesticide.</p>
<p>La chasse au fusil demeure aujourd’hui l’une des plus utilisées dans la course au gibier. Pan ! Une balle de plomb traverse le corps d’un jeune singe bien dodu. La fuite de l’animal est stoppée net, il s’écroule aussitôt. Et hop, dans la gibecière ! La plaie béante saigne. Elle s’infecte au contact de la gibecière à l’hygiène très souvent douteuse. Ce qui achève de convoyer sur la carcasse, des hordes entières de microbes tous aussi nuisibles les uns que les autres. Au court de la cuisson, certaines bactéries peuvent être détruites. Mais il y a d’autres bactéries qui feignent d’être inoffensives et développent une forme de résistance « silencieuse » appelée spore, lorsque la viande est mal cuite… Mais elles se réveillent à l’intérieur du tube digestif une fois la viande ingérée. C’est alors qu’elles secrètent des toxines qui mettent à mal le tube digestif et provoquent l’intoxication.</p>
<p>Il y a ensuite la capture par piège. Le chasseur découvre sa proie déjà morte de s’être trop longtemps débattue. Et pourtant, malheur aux consommateurs d’une telle viande ! avertit le Pr. Koua Amian Pascal. A la vérité, explique-t-il, l’animal en se démenant comme un beau diable libère de l’acide urique qui se répand dans les tissus.</p>
<p>L’ingestion de cette viande ainsi contaminée cause des dégâts dans le tube digestif, mais aussi et surtout peut provoquer la goutte. En effet, cette maladie est due à un taux élevé d&#8217;acide urique dans le sang (supérieur à 70 mg/litre) matérialisé sous la forme de cristaux qui se déposent au niveau des articulations. Le consommateur friand de gibier commencera ainsi à ressentir une douleur lancinante à la base du gros orteil, surtout la nuit. Ces élancements douloureux et persistants peuvent également atteindre l&#8217;articulation du pied, le genou, les doigts de la main, le coude, les oreilles&#8230;</p>
<p>Enfin, la viande de gibier issue de la chasse à l’aide de pesticides demeure la plus dangereuse pour l’homme. C’est que pour ratisser large, le chasseur a entrepris « <em>d’asperger ses appâts avec des pesticides</em> », explique le Dr Koua. Le lendemain, il n’a qu’à procéder au ramassage des carcasses d’animaux empoisonnés avant de les convoyer vers le marché. « <em>Ces pesticides sont très fréquemment utilisés pour chasser les rongeurs tels que l’agouti, le rat palmiste, le hérisson ou d’autres espèces similaires </em>», révèle pour sa part M. Ndia Koffi Hubert, ancien ingénieur des eaux et forêts aujourd’hui à la retraite. Cette fois, c’est non seulement tout le tube digestif qui est « <em>assaisonné </em>», mais aussi et surtout les muscles, lorsque l’on consomme le gibier tué au pesticide, prévient le docteur Koua. Avant d’indiquer :</p>
<blockquote><p>« C’est un poison lent dont les effets, parmi lesquels l’insuffisance rénale, se ressentent sur le long terme ».</p></blockquote>
<p>La plupart du temps, témoigne le personnel du « <em>Zoo </em>», les animaux arrivent déjà tués. Et le tenancier ne sait pas toujours par quel moyen… Les modes de capture sont divers, mais le résultat est le même : le tube digestif reste la grande victime des méfaits de la viande de brousse dans l’organisme. D’où l’appel de l’ensemble des spécialistes en alimentation à la mesure.</p>
<blockquote><p>« Un maximum de deux à trois repas par mois afin éviter les maladies telles que la goutte» conseille le Dr Koné Gnenan Antoine, bio nutritionniste et naturothérapeute.</p></blockquote>
<p><strong>Ne pas se faire de bile</strong></p>
<p>Mais pour ce dernier, pas besoin de se faire trop de bile : malgré ces inconvénients il n’y a pas trop grand risque à consommer du gibier. Et pour cause, la viande de brousse contient plus de protéine (22%) que la viande de bœuf usuelle (20%) ou encore celle de mouton (17%). Aussi, « une personne ayant un besoin en protéine gagnerait à consommer la viande de brousse, selon le spécialiste. Qui ajoute : « On peut manger de tout, à condition de respecter quelques consignes d’usage, comme par exemple, toujours accompagner son plat de gibier par une grande quantité de légumes ». Le nutritionniste justifie également ses propos par le fait que la viande de brousse contient moins de gras que celle dite de boucherie. En effet, explique-t-il, « l’animal qui est en brousse se dépense plus en énergie que celui qui est domestiqué ». Avant de révéler que la moyenne donne 4% de lipides au niveau du gibier contre 10 à15% pour les animaux d’élevage tels que le mouton. Fraîche ou fumée ? La viande de gibier se consommera, affirme le Dr Koné, en fonction des besoins exprimés. Ainsi, pour les personnes présentant des carences en fer, par exemple, il sera préférable de la cuisiner sans la fumer au préalable. Car, le fumage altère la teneur en vitamines de la viande. Fraîche, cette dernière est plus importante en fer, puisqu’à l’instar de la viande bœuf maigre, ce sont environ 6 milligrammes de fer qui sont apportés à l’organisme, pour 150 milligrammes de viande consommée.</p>
<p><strong>Toute viande de brousse est-elle bonne à manger ?</strong></p>
<p>Nos spécialistes à ce niveau parlent d’une même voix : aucune viande ne peut être universellement considérée comme impropre à la consommation humaine. Comme l’indique le Pr. Luc Kouadio, professeur de Santé publique, filière Hygiène alimentaire à l’UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques de l’université de Cocody:</p>
<blockquote><p>« les habitudes alimentaires ont une grande place dans la culture (…) et varient d’un peuple à un autre. Aussi, la viande consommée dans une région, peut ne pas l’être dans une autre, et ce, pour des raisons propres à chaque peuple. »</p></blockquote>
<p>Le véritable combat, estime-t-il réside dans la sécurisation du processus d’obtention de la viande de brousse, notamment depuis la capture jusqu’au consommateur final.</p>
<p>Pour l’heure, Félix Boussin, le propriétaire du « <em>Zoo </em>», se frotte les mains, lui qui continue de recevoir chaque jour fins gourmets, curieux et amateurs de sensations (culinaires) fortes. Les écologistes grincent des dents, car c’est bien la faune, grâce à l’action des braconniers, qui disparaît petit à petit. Mais là encore, le combat ne fait que commencer…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ghislaine ATTA</strong></p>
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		<title>Cannes : Réservé aux acteurs africains célèbres dans leurs pays mais inconnus ailleurs</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/2012/05/24/festival-de-cannes-memento-pour-les-futurs-stars-venant-dafrique/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 15:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Culturivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[8 Petits conseils de dernière minute à l&#8217;usage des célébrités africaines qui ont prévu ou simplement rêvent de se retrouver un jour au mythique Palais des Festivals de Cannes pour célébrer le Cinéma. Réservé aux acteurs célèbres dans leurs pays mais inconnus dans le reste du monde. On ne sait jamais&#8230; Règle N°1: Tout est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/05/Festival.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1335" title="Festival" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/05/Festival-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>8 Petits conseils de dernière minute à l&#8217;usage des célébrités africaines qui ont prévu ou simplement rêvent de se retrouver un jour au mythique Palais des Festivals de Cannes pour célébrer le Cinéma. Réservé aux acteurs célèbres dans leurs pays mais inconnus dans le reste du monde. On ne sait jamais&#8230;<span id="more-1333"></span><strong></strong></p>
<p><strong>Règle N°1: Tout est dans la montée des marches. Après, plus personne ne fait attention à personne. Aussi, c&#8217;est l&#8217;étape à ne pas rater!</strong></p>
<p><strong>2/</strong> Même si vous êtes impressionnés par le dispositif, n&#8217;en laissez rien paraître. Pas la peine de faire la toupie&#8230;</p>
<p><strong>3</strong>/ Monter les marches en groupe? Péché capital! Vous risquez de vous noyer dans la masse.</p>
<p><strong>4/</strong> Rappelez-vous, vous êtes INCONNU(E), aussi, ne suivez pas de trop près un personnage célèbre pendant la montée.</p>
<p><strong>5/</strong> Montez en prenant le soin de distribuer des sourires aux photographes  de gauche a droite. Ayez l&#8217;air sûrs de vous!</p>
<p><strong>6/</strong> S.O.U.R.I.E.Z à la bonne mesure. Le sourire béat n&#8217;est pas accepté, même si vous êtes trop content (e) d&#8217;être là</p>
<p><strong>7/</strong> Sans verser dans le folklore, ayez dans vos vêtements ou votre coiffure un petit élément distinctif qui attire instantanément l&#8217;oeil. Les Japonnais appellent ça &laquo;&nbsp;Le Point&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>8/</strong> Enfin, Il vous faudra également faire attention à la voiture officielle qui vous conduira au bas des marches (eh oui!).<br />
Si vous respectez ces règles, vous avez des chances d&#8217;avoir au moins  quelques Pic&#8217;s pour  retourner dans vos pays respectifs. Bonne chance &#8230; pour l&#8217;année prochaine!</p>
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		<title>Évasion: Une lagune, six îles et des vestiges à découvrir en pays Éhotilé</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/2012/05/19/croisiere-une-lagune-six-iles-et-des-vestiges-a-decouvrir-en-pays-ehotile/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 22:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Évasion 225]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Assocomonobaha]]></category>
		<category><![CDATA[Balouaté]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Ehoussou]]></category>
		<category><![CDATA[Elouamin et I'île sacrée Bosson Assoun]]></category>
		<category><![CDATA[Étuéboué]]></category>
		<category><![CDATA[Îles Éhotilé]]></category>
		<category><![CDATA[Lagune Aby]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Meha]]></category>
		<category><![CDATA[Nyamouan]]></category>
		<category><![CDATA[Parc national des îles Ehotilé (PNIE)]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon coup de coeur du week-end. Le titre dit tout&#8230; Le décor naturel qui a inspiré le célèbre écrivain ivoirien, Amadou Koné, dans l’un des passages du roman &#171;&#160;Les frasques d’Ebinto&#160;&#187; est la lagune ABY. C’est le lieu où Monique, personnage principal et amie d’Ebinto Manzan, trouva la mort dans une noyade; en partance pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/05/ilesehotile11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1293" title="ilesehotile1" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/05/ilesehotile11-300x161.jpg" alt="" width="300" height="161" /></a>Mon coup de coeur du week-end. Le titre dit tout&#8230;<span id="more-1285"></span></p>
<blockquote><p>Le décor naturel qui a inspiré le célèbre écrivain ivoirien, Amadou Koné, dans l’un des passages du roman <strong>&laquo;&nbsp;Les frasques d’Ebinto&nbsp;&raquo;</strong> est la lagune ABY. C’est le lieu où Monique, personnage principal et  amie d’Ebinto Manzan, trouva la mort dans une noyade; en partance pour  Akounougbé, après une réconciliation entre les deux jeunes amoureux.</p>
<p>Du roman <strong><em>&laquo;&nbsp;Les frasques d’Ebinto&nbsp;&raquo;</em></strong> d’Amadou Koné, dont des passages relatent les parties de baignade dans  les eaux agitée de la lagune Aby, la mort pas noyade de Monique, l’amie  d’Ebinto, dans le fleuve alors qu’elle allait en congé à Akounougbé, ou  du décor enchanteur de la baie d’Ehoussou, dans la Sous-préfecture  d’Etuéboué), difficile de dire ce qui fait la réputation de ce vaste  plan d’eau. Au point d’attirer régulièrement des visiteurs en quête  d’évasion.</p>
<p>Toujours  est-il que la lagune Aby fascine plus d’un; par ses vagues à la fois  violentes, douces et calmes. Car, c’est ce lagon qui accueille les eaux  continentales de plusieurs fleuves, dont les plus importantes sont la  Bia au nord et à la Tanoé à l’est et les eaux marines qui pénètrent  profondément dans lagune. Ce qui en fait l’un des plus vastes plans  d’eau du pays; qui mérite d’être visité, pour vivre la réalité de la  sensation de ses paisibles vagues en milieu lagunaire et pour d’autres  raisons attrayantes les unes que les autres.</p>
<p>Au  nombre de celles-ci, le Parc national des îles Ehotilé (PNIE). Il est  entouré par une vaste étendue d’eau; qui est compartimentée, du fait des  hommes, en quatre: Aby-nord, Aby-sud, Tendo et Ehy. Dans ce parc, le  nature est largement bienveillante; avec un complexe lagunaire est  navigable par plusieurs endroits où règne un climat à la fois doux et  frais; pour le bonheur les visiteurs qui, à la faveur d’une petite  croisière à bord de l’une de ces nombreuses embarcations (simple  pirogue, pirogues à moteur, bateaux de plaisance) peuvent côtoyer les  barques de pêcheurs en pleine activité.</p>
<p>A partir de ce magnifique plan d’eau, à l’approche d’Etuéboué, le  visiteur ne peut pas rater la vue de tout ce pan de l’histoire coloniale  de la &laquo;&nbsp;Côte des bonnes gens&nbsp;&raquo;;  ainsi que les premiers navigateurs  désignaient  cette partie du terroir qu’est aujourd’hui la Côte d’Ivoire, au regard  de l’hospitalité avec laquelle les populations locales leur ont accordée  alors qu’ils cherchaient à installer les premiers comptoirs. Ce pan de  l’histoire de ce pays, ce sont les vestiges de la première école de ce  pays et la résidence d’Arthur Verdier, celui-là même qui créa la  première plantation sur cette terre café en &laquo;&nbsp;Terre d’Ebunie&nbsp;&raquo;, autre appellation de la Côte d’Ivoire, à partir de plants venus du Libéria.</p>
<p>C’est dans cet environnement lagunaire que surgissent les <strong><em>&laquo;&nbsp;Îles Ehotilé&nbsp;&raquo;, </em></strong>dont  les berges sont léchées par des eaux, dont le degré de salinité est  décroissant depuis les bras d’eau les plus proches de la passe ou du  chenal. C’est là toute la spécificité de ces îles qui ont été érigées en  Parc National par décret le 25 avril 1974, sur l&#8217;initiative des  communautés locales; les populations Ehotilé, ayant manifesté leurs  soucis de préserver leur histoire, leur culture, les vestiges et richesses naturelles de leurs îles.</p>
<p>De fait, le Parc National des <strong><em>&laquo;&nbsp;Îles Ehotilé&nbsp;&raquo; </em></strong>est  non seulement constitué de six (6) îles (Assocomonobaha, Balouaté,  Meha, Nyamouan, Elouamin et I&#8217;île sacrée Bosson Assoun), mais est  également ceint d’eau. Mieux, ce parc renferme en son sein diverses  richesses floristiques, fauniques et archéologiques. Ainsi, au plan de  la flore, on indique qu’Assocomonobaha est célèbre pour ses trois  (3) types de végétations : mangrove, forêt de terre ferme et  plantations de cocotiers; qui s’étendent sur une surface de 327,5 ha.  Les études du Professeur Laurent AKE ASSI ont permis de recenser 323  taxons (groupe d&#8217;organismes vivants descendent d&#8217;un même ancêtre et  ayant certains caractères communs), répartis en 248 genres et 87  familles. On y trouve également une mangrove réduite, par ailleurs, à  quelques pieds de beaux palétuviers rouges.</p>
<p>Au  niveau de la faune, il y a été dénombré 128 espèces d&#8217;oiseaux réparties  en 35 familles. Ce sont, pour la plupart, des espèces aquatiques  auxquelles s&#8217;ajoutent, en saison sèche, des espèces migratrices. Le parc  abrite aussi des mammifères traditionnellement issus de la forêt  (céphalophes, potamochères, etc.); mais également deux espèces qui lui  confèrent son originalité : la chauve-souris avec une importante colonie  de roussettes des palmiers, qui logent sur l&#8217;île Balouaté. Les  populations riveraines considèrent ces animaux comme le signe de la  présence des parents disparus. Autre espèce animale, le lamantin, qui  est un mammifère aquatique représentatif des lagunes ivoiriennes. Mais  qui est menacé de disparition.</p>
<p>Dernières richesses qui finissent de faire des <strong><em>&laquo;&nbsp;Îles Ehotilé&nbsp;&raquo; </em></strong>une  véritable l’attraction, ses vestiges archéologiques. Des fouilles ont  permis de faire une découverte majeure : celle d&#8217;une importante  nécropole établie sur un énorme amas coquillier coiffant  presqu&#8217;entièrement un îlot faiblement émergé, l&#8217;île de Nyamouan. Selon  toujours ces fouilles, dans les tombes, l’on trouve des bijoux en cuivre  et une céramique funéraire façonnée à partir d’une argile blanchâtre  avec des décors élaborés.</p>
<p>Ces  objets datent du XVIIe siècle et les motifs décoratifs de cette  céramique sont semblables à ceux que l’on trouve sur les sites du Ghana  actuel. Et cela, alors même que les Ehotilés vivant dans 9 villages  d&#8217;Adiaké (Akounoungbé, Etuéboué, Epelmlan, N&#8217;Galwa, Abiaty, Etuessika,  Assomlan, Melekoukro, M&#8217;Braty et Vitré 1 et vitré 2 affirment que leurs  ancêtres seraient sortis de l&#8217;eau et se sont installés sur l&#8217;île  Monobaha (côté Ouest de l&#8217;île Assoko-monobaha).</p>
<p>Selon  la tradition orale, c’est après avoir été combattus par les Agni de  Krindjabo, qui les déportèrent sur la Bia, que les Ehotilés se sont  retrouvés par la suite à Etuéboué, chef-lieu actuel du canton Ehotilé,  tout autour de la lagune Aby; pour prévenir d&#8217;éventuelles invasions  ennemies et empêcher leur peuple déjà minoritaire d&#8217;être décimé.</p>
<p>Située  au nord d’Assocomonobaha, l’île Niamouin, d’une superficie de 47,5 ha  (avec pour particularité son silence absolue) est le cimetière des  ancêtres des Ehotilé. Voilà qui explique certainement la végétation  relativement assez bien conservée et floristiquement riche. Quant à  l’île Bosson Assohoun (32,5 ha), caractérisée pour son caractère sacré,  elle représente un mystère et une curiosité à découvrir. Tout comme les  îles les plus proches d’Assinie, c’est-à-dire Elouamin (22, 5 ha) et  Meha (45 ha). Qui ont toutes la particularité d’être les plus petites;  présentant des similitudes au niveau de leur végétation qui offre la vue  d’innombrables mangroves.</p>
<p>Séparée  de l’île Assocomonobaha par un petit chenal de 2 à 4 mètres de large,  l’île Balouaté est également originale, par sa végétation constituée de  mangroves mono spécifiques et sa faune dominée par d’innombrables  chauves- souris. C’est à juste titre que cette île est appelée l’île aux  chauves-souris. Car, c’est sur cet espace que l’on rencontre ces  chiroptères. Au total, les îles Ehotilé, c’est une superficie de 550 ha à  découvrir près d&#8217;Adiaké; par voie terrestre ou par la lagune Ebrié.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Une découverte proposée par </strong></p>
<p><strong>www.ivoiregion.net </strong></p>
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		<title>Mérou/Danger d’extinction: REQUIEM POUR LE THIEBOUDIENE SÉNÉGALAIS</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 03:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Escale culinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Il faut que ça change!]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Wade]]></category>
		<category><![CDATA[Centre de recherches océanographique de Dakar-Thiaroye (CRODT)]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dakar]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Hamet Diaw Diadhiou]]></category>
		<category><![CDATA[Pays de la Téranga]]></category>
		<category><![CDATA[Riz au poisson]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Thieboudiene]]></category>
		<category><![CDATA[Youssou Ndour]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le pays d&#8217;Abdoulaye Wade et de Youssou N&#8217;dour est en proie à une crise pré-électorale sans précédent, un personnage non moins important se meurt sans que les Sénégalais n&#8217;y prennent garde&#8230; En marge d&#8217;une visite que j&#8217;ai effectué au Sénégal il y a peu, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de le constater. Le mérou, ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/02/Thieboudiene.jpg"><img class="size-medium wp-image-779 aligncenter" style="margin-top: 6px; margin-bottom: 6px;" title="Thieboudiene" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/02/Thieboudiene-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Alors que le pays d&#8217;Abdoulaye Wade et de Youssou N&#8217;dour est en proie à une <a href="http://blog.slateafrique.com/nangadef-senegal/">crise pré-électorale sans précédent</a>, un personnage non moins important se meurt sans que les Sénégalais n&#8217;y prennent garde&#8230; En marge d&#8217;une visite que j&#8217;ai effectué au Sénégal il y a peu, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de le constater.<span id="more-777"></span></p>
<p>Le mérou, ou « Thiof »en Wolof, est le poisson par excellence utilisé pour la préparation du <a href="http://www.marmiton.org/recettes/recette_le-thieboudienne-senegal_50567.aspx">Thieboudiene</a>, plat national sénégalais. Mais il manque cruellement dans les eaux marines du pays de la Teranga.</p>
</div>
<p>Fin d’après-midi au port de débarquement de Hann à Dakar. Mame Astou Diagne se faufile entre les étals de poisson posés à même le sable mêlé d’écailles de poisson et de sardinelles immatures rejetéspar les pêcheurs lors des tris. La ménagère est venue acheter du poisson pour son <em>Thieboudiene</em> du lendemain. C’est, pourtant, devant un étal de maquereaux qu’elle finit par s’arrêter, avant de marchander, puis emporter un lot de poisson. Un <em>Thieboudiene </em>sans Thiof ? Mame Astou Diagne se justifie : « <em>Il y a longtemps que je n’utilise plus le Thiof dans mes recettes de Thieboudiene. On ne peut même plus en acheter, c’est trop cher !</em> ».</p>
<p>Comme chez cette maîtresse de maison, de nombreux foyers sénégalais ont presqu’oublié le goût du Thiof. C’est que le poisson national est tellement rare, qu’il est difficile de s’en procurer. Et même quand on y arrive, le prix proposé en décourage plus d’un. « <em>Lorsque la pêche est vraiment très bonne, ce qui n’est plus du tout courant, vous pouvez avoir le kilogramme de Thiof à 3000 francs CFA. Mais il arrive que le kilogramme atteigne 6000 francs CFA comme en ce moment</em> », explique Fatou Ndiaye, jeune dakaroise.</p>
<p><strong>Espèce noble</strong></p>
<p>Cette pénurie s’explique par le fait que « <em>l’on assiste à une surexploitation du mérou dans la mer sénégalaise</em> », révèle le Dr. Hamet Diaw Diadhiou, chef du Centre de recherches océanographique de Dakar-Thiaroye (CRODT).Et pourtant, les chercheurs du CRODT s’emploient chaque année à déterminer le stock disponible pour la pêche, fait remarquer le colonel Fall, chef de projet audit centre. « <em>La façade maritime du Sénégal est subdivisée en plusieurs parties à l’intérieur desquelles les agents prélèvent, chaque jour, des échantillons de de pêche, tout au long de la campagne. Dès la fin de la campagne, la cellule de calcul du centre effectue la synthèse des chiffres prélevés, et donnent des estimations de la ressource disponible pour la prochaine campagne de pêche</em> », explique-t-il. Avant d’indiquer que les résultats des données scientifiques collectées devraient servir à la bonne gestion et à l’aménagement durable des pêches. « <em>Les premiers utilisateurs de nos résultats doivent être normalement l’administration des pêches</em> », déclare le colonel Fall.</p>
<p>Mais de nombreuses recommandations émises par le CRODT ne sont pas toujours appliquées sur le terrain. En effet, considéré comme une espèce noble, le mérou est un poisson très rentable. Le prix moyen au kilogramme tourne autour de 4000 Francs CFA. A l’exportation, ce tarif est pratiquement triplé. D’où cette exploitation abusive. Or, fait savoir le colonel Fall, « <em>il s’agit d’une espèce à reproduction tardive, c’est-à-dire qu’elle doit attendre deux à trois ans avant d’avoir une maturité sexuelle et donc, de se reproduire</em> »&#8230;</p>
<p><strong>Au bord de l’extinction</strong></p>
<p>C’est ce qui a amené le CRODT à plaider auprès du gouvernement sénégalais l’arrêt immédiat de la pêche de mérou, dont les chercheurs affirment sans aucun doute qu’il est au bord de l’extinction.En effet, les statistiques relevées par les scientifiques, révèlent une baisse inquiétante du niveau des captures de Thiof. Ils constatent que des années 1960 à nos jours, la taille moyenne du poisson a décliné au fil des ans. Cela est dû au fait qu’au fil des ans, que de plus en plus de poissons capturés n’ont pas atteint la maturité sexuelle, et donc n’ont jamais eu l’occasion de se reproduire. D’où le danger d’extinction imminente.</p>
<p>Il existe six espèces en voie de disparition au Sénégal, pour lesquelles les océanologues ont proposé de réguler les tailles des mailles de filet, en accord avec les pêcheurs. Les scientifiques recommandent de ne prendre que les poissons parvenus au stade de maturité sexuelle.Car, ils auront eu, au moins une fois la possibilité de se reproduire (donc de perpétuer leurs espèces) avant d’être capturés. Cette maturité se mesure entre autres, par la taille du poisson. Pour le mérou par exemple, les pêcheurs sont invités à ne garder que les spécimens mesurant 46 centimètres au minimum. En deçà, ils doivent remettre à la mer ceux qui sont encore en vie.</p>
<p><strong>Tradition vs survie</strong></p>
<p>Mais, selon le Dr. Hamet Diaw Diadhiou,  une situation existe, qui pourrait expliquer le fait que le gouvernement sénégalais continue de laisser s’effectuer la pêche au Thiof, malgré les avertissements des scientifiques. Il y a, en effet, que le Sénégal est un pays de pêche par tradition. Les moyens de subsistance de peuples entiers viennent de la seule activité de pêche. Une anecdote dit,d’ailleurs, que le nom même du pays évoque la pirogue utilisée pour aller à la recherche au poisson : « <em>sunu gaal</em> » qui signifie « <em>notre pirogue</em> ».</p>
<p>Avec l’extinction imminente du Thiof, c’est un pan de l’identité sénégalaise qui risque de disparaître. Car, « <em>sans Thiof, un Thieboudiene n’en est plus vraiment un !</em> » s’affole Fatou Ndiaye.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De retour de Dakar,</strong></p>
<p><strong>Ghislaine ATTA</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/02/Sénégal_pêche.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-793" style="margin: 6px;" title="Sénégal_pêche" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/02/Sénégal_pêche-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<div>
<blockquote><p><strong>La pêche sénégalaise en chiffres: </strong></p>
<p><strong>9000 pirogues</strong> arrivent sur les ports de débarquement chaque année</p>
<p><strong>600 000 acteurs </strong>interviennent directement ou indirectement dans l’activité de pêche</p>
<p><strong>400 000 tonnes</strong>. C’est la quantité de poisson pêchée par an. Les trois quarts proviennent de la pêche artisanale.</p></blockquote>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ghislaine ATTA</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;La République du Golf&#160;&#187; dans ses nouveaux habits</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 14:07:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[Alassane Ouattara]]></category>
		<category><![CDATA[Cocody]]></category>
		<category><![CDATA[Crise ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel du Golf]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[République du golf]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Tadjo]]></category>

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		<description><![CDATA[L’hôtel du Golf. Plus qu&#8217;un hôtel, c&#8217;est tout un symbole de la résistance du nouvel exécutif ivoirien sur le précédent. Véritable siège de crise, l&#8217;endroit avait même été affublé du sobriquet de République. Lors de son récent séjour à Abidjan, l&#8217;écrivaine ivoirienne Véronique Tadjo y a effectué une visite récemment. Dans les lignes qui suivent elle décrit le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/02/Golf.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-765" title="Golf" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/02/Golf-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" /></a>L’hôtel du Golf. Plus qu&#8217;un hôtel, c&#8217;est tout un symbole de la résistance du nouvel exécutif ivoirien sur le précédent. Véritable siège de crise, l&#8217;endroit avait même été affublé du sobriquet de République. Lors de son récent séjour à Abidjan, l&#8217;écrivaine ivoirienne Véronique Tadjo y a effectué une visite récemment. Dans les lignes qui suivent elle décrit le Golf Hotel dans ses &laquo;&nbsp;nouveaux habits&nbsp;&raquo;. Témoignage.<span id="more-763"></span></em></p>
<p>La piscine du Golf Hôtel d’Abidjan est de nouveau ouverte au public. De 9h à 17h. L’eau est claire et rafraîchissante dans cette chaleur humide. Tout semble calme et tranquille. Cela me rappelle l’époque qui semble aujourd’hui lointaine où j’y amenais mes enfants pour jouer dans l’eau.</p>
<p>Et pourtant, c’est là que tout s’est passé, que le sort de la Côte d’Ivoire s’est joué en quelques mois. Quand les violences postélectorales après le second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010 ont éclaté, c’est au Golf Hôtel qu’Alassane Ouattara a été obligé de se retrancher avec quelques proches et les membres de son gouvernement. Le refus de Laurent Gbagbo, le chef d’Etat sortant, d’accepter la victoire électorale de son rival politique entama un bras de fer qui se transforma vite en une politique de la terre brûlée. Protégés par les Forces des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), les caméras du monde entier braquées sur eux, Alassane Ouattara, son Premier ministre, Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion de 2002 qui divisa le pays en deux et Premier ministre également sous Gbagbo, ne pouvaient quitter les lieux, menacés qu’ils étaient par les forces fidèles à Laurent Gbagbo.</p>
<p>Leur nourriture venait de l’extérieur et ils tenaient leurs conseils de gouvernement et de guerre entre les quatre murs de cet hôtel international, rebaptisé la « République du Golf ». C’est là également que le président élu et reconnu par la communauté internationale prêta serment pour la première fois. Dehors, la guerre faisait rage. Il fallut finalement, l’intervention des Forces françaises Licorne sous mandat de l’ONUCI pour que Laurent Gbagbo soit capturé, après un bombardement de roquettes sur la résidence présidentielle dans laquelle il s’était terré lorsque ses troupes commencèrent à battre en retraite.  Et c’est tout naturellement au Golf Hôtel qu’il fut amené. Accompagné de Simone, sa femme, et de Michel, son fils, ainsi que d’une horde de collaborateurs et parents, il fut enfermé dans l’une des chambres de l’hôtel. Il n’y resta pas longtemps, mais l’image de ce président déchu, assis sur le rebord d’un lit, l’air hirsute et en maillot de corps, a fait le tour du monde.</p>
<p>Après les cris et la fureur, que reste-t-il maintenant ? Rien. Le Golf Hôtel a repris son aspect d’avant. La peinture a été refaite, l’intérieur remis au propre. Quand on entre dans le lobby climatisé, chaque chose semble à sa place, le salon feutré, la décoration anonyme et la grande baie vitrée d’où l’on peut admirer la piscine et plus loin la lagune encadrée par la haute silhouette des immeubles du Plateau, le centre-ville d’Abidjan. On se croirait n’importe où. L’histoire a disparu, l’amnésie s’est installée. Peut-être. Sauf que Guillaume Soro est toujours logé à l’hôtel, même si c’est dans la plus grande discrétion. Un soldat en uniforme est de garde devant l’entrée du couloir qui mène à ses habitations.  Des sacs de sable vers la sortie de secours indiquent également une présence militaire.</p>
<p>Quant à Alassane Ouattara, il  ne vit pas très loin. Le hasard a voulu que sa maison soit située dans le même quartier, à quelques rues du Golf Hôtel. L’ancienne résidence présidentielle étant partiellement détruite et le Palais présidentiel où l’on a retrouvé d’énormes caches d’armes du camp Gbagbo étant situé en plein centre-ville, il préfère rester chez lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>*Véronique Tadjo est écrivaine et professeure à l’Université du Witwatersrand, Johannesburg, Afrique du Sud.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Gastronomie: &#171;&#160;l’Articulé&#160;&#187; concurrence l’agouti à Toumodi</title>
		<link>http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/2012/01/10/gastronomie-l%e2%80%99articule-concurrence-l%e2%80%99agouti-a-toumodi/</link>
		<comments>http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/2012/01/10/gastronomie-l%e2%80%99articule-concurrence-l%e2%80%99agouti-a-toumodi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 18:51:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ghislaine Atta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Surnommée &#171;&#160;la cité de l&#8217;Agouti&#160;&#187;, Toumodi est une ville située au centre de la Côte d&#8217;Ivoire. L&#8217;agouti s&#8217;y déguste sous les formes les plus variées et les plus succulentes. Mais voilà qu&#8217;un nouveau plat vient concurrencer depuis quelques temps le quasi indétrônable rongeur: il s&#8217;agit de &#171;&#160;l&#8217;Articulé&#160;&#187;.  D. Salif, un ami à moi, a bien voulu vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/01/Articulé.jpg"><img class="size-medium wp-image-589 aligncenter" title="Articulé" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/01/Articulé-300x273.jpg" alt="" width="300" height="273" /></a> Surnommée &laquo;&nbsp;la cité de l&#8217;Agouti&nbsp;&raquo;, Toumodi est une ville située au centre de la Côte d&#8217;Ivoire. <a href="http://bedim.org/guides/aulacodes.pdf">L&#8217;agouti </a> s&#8217;y déguste sous les formes les plus variées et les plus succulentes. Mais voilà qu&#8217;un nouveau plat vient concurrencer depuis quelques temps le quasi indétrônable rongeur: il s&#8217;agit de &laquo;&nbsp;l&#8217;Articulé&nbsp;&raquo;.  D. Salif, un ami à moi, a bien voulu vous le faire découvrir&#8230;.</p>
<p><span id="more-581"></span></p>
<p><em>«J<em>e cherche ce plat</em> depuis 2002, </em>», s’exclame un client, heureux, à l’annonce au menu de <em>« l’Articulé ». </em>Nous sommes chez Tantie Nathalie, un maquis (restaurant-buvette) de Toumodi, lors des fêtes de fin d’année.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;<em>C’est le meilleur plat qu’on puisse proposer à des visiteurs à Toumodi, bien sûr après le traditionnel agouti</em>&nbsp;&raquo; soutient Tantie Nathalie, l&#8217;une des tenancières de maquis proposant l&#8217; &laquo;&nbsp;Articulé&nbsp;&raquo; au menu .</p></blockquote>
<p>Mais au fait, c&#8217;est quoi l&#8217;Articulé? Il s&#8217;agit simplement d&#8217;un nom d&#8217;emprunt utilisé pour désigner les morceaux cuisinés de&#8230;python! Eh oui, de plus en plus d&#8217;amateurs de gibier de passage ou résidant à Toumodi en raffolent.</p>
<p>C&#8217;est que nombre de ces derniers attribuent à la viande de python des vertus thérapeutiques parmi lesquelles la guérison efficace de l’asthme.</p>
<div id="attachment_591" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/01/Articulé2.jpg"><img class="size-medium wp-image-591 " title="Articulé2" src="http://blog.slateafrique.com/abidjan-sur-le-pouce/files/2012/01/Articulé2-300x184.jpg" alt="" width="300" height="184" /></a><p class="wp-caption-text">Nombre de consommateurs attribuent à la viande de python des vertus thérapeutiques.</p></div>
<p>Mais tout le monde n&#8217;a pas encore &laquo;&nbsp;la chance&nbsp;&raquo; de déguster les goûteux morceaux de reptile, et ce pour diverses raisons. La principale tient du fait que l&#8217;animal n&#8217;est pas si facile à capturer, d&#8217;où sa rareté. La surenchère qui s&#8217;en suit constitue le deuxième obstacle à la consommation, puisque le plat (constitué d&#8217;un morceau) coûte 1000 francs CFA. A part les voyageurs, très peu d&#8217;habitants peuvent se l&#8217;offrir régulièrement.</p>
<p>Malgré ces contraintes, le nombre d&#8217;adepte va en s&#8217;accroissant. La chair de python est, en effet, presque semblable à celle du poisson. A ceux qui répugnent encore à en manger, monsieur Konan, un amoureux d&#8217; &laquo;&nbsp;Articulé&nbsp;&raquo; tente de rassurer:</p>
<blockquote><p><em>« Si on enlève la peau il n’y a pas de différence avec les autres viandes blanches ».</em></p></blockquote>
<p>Pour l&#8217;heure, les restauratrices sont d&#8217;avis que Toumodi va bientôt se refaire une nouvelle fraîcheur côté gastronomie, car leurs gargottes ne désemplissent pas. Vous avez dit &laquo;&nbsp;Python aux oeufs d&#8217;or&nbsp;&raquo;?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De retour de Toumodi, </strong></p>
<p><strong>D. Salif</strong></p>
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